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| 2009 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
La création artistique est-elle seulement l'expression d'une subjectivité?
notions : ART CONSCIENCE SUJET
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| 2009 | S | ANTILLES | NORMALE |
La maîtrise de la technique donne-t-elle le pouvoir de gouverner les hommes?
notions : ÉTAT SOCIÉTÉ TECHNIQUE
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| 2009 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Les progrès de la science n'ont-ils d'autre fin que la recherche de la vérité ?
notions : VÉRITÉ
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| 2009 | S | ANTILLES | NORMALE |
Peut-on douter d'une vérité démontrée?
notions : DÉMONSTRATION VÉRITÉ
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| 2009 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
(...) Radicale est la différence entre la conscience de l'animal, même le plus intelligent, et la conscience humaine. Car la conscience correspond exactement à la puissance de choix dont l'être vivant dispose ; elle est coextensive à la frange d'action possible qui entoure l'action réelle : conscience est synonyme d'i…
lire la suite(...) Radicale est la différence entre la conscience de l'animal, même le plus intelligent, et la conscience humaine. Car la conscience correspond exactement à la puissance de choix dont l'être vivant dispose ; elle est coextensive à la frange d'action possible qui entoure l'action réelle : conscience est synonyme d'invention et de liberté. Or, chez l'animal, l'invention n'est jamais qu'une variation sur le thème de la routine. Enfermé dans les habitudes de l'espèce, il arrive sans doute à les élargir par son initiative individuelle ; mais il n'échappe à l'automatisme que pour un instant, juste le temps de créer un automatisme nouveau : les portes de sa prison se referment aussitôt ouvertes ; en tirant sur sa chaîne il ne réussit qu'à l'allonger. Avec l'homme, la conscience brise la chaîne. Chez l'homme, et chez l'homme seulement, elle se libère.BERGSON, L'Évolution créatrice. notions : CONSCIENCE LIBERTÉ
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BERGSON |
| 2009 | S | ANTILLES | NORMALE |
Nous ne savons ce que c'est que bonheur ou malheur absolu. Tout est mêlé dans cette vie ; on n'y goûte aucun sentiment pur, on n'y reste pas deux moments dans le même état. Les affections de nos âmes, ainsi que les modifications de nos corps, sont dans un flux continuel. Le bien et le mal nous sont communs à tous, mai…
lire la suiteNous ne savons ce que c'est que bonheur ou malheur absolu. Tout est mêlé dans cette vie ; on n'y goûte aucun sentiment pur, on n'y reste pas deux moments dans le même état. Les affections de nos âmes, ainsi que les modifications de nos corps, sont dans un flux continuel. Le bien et le mal nous sont communs à tous, mais en différentes mesures. Le plus heureux est celui qui sent le moins de peines ; le plus misérable est celui qui sent le moins de plaisirs. Toujours plus de souffrances que de jouissances : Voilà la différence commune à tous. La félicité de l'homme ici-bas n'est donc qu'un état négatif ; on doit la mesurer par la moindre quantité de maux qu'il souffre.Tout sentiment de peine est inséparable du désir de s'en délivrer ; toute idée de plaisir est inséparable du désir d'en jouir ; tout désir suppose privation, et toutes les privations qu'on sent sont pénibles ; c'est donc dans la disproportion de nos désirs et de nos facultés que consiste notre misère. Un être sensible dont les facultés égaleraient les désirs serait un être absolument heureux. ROUSSEAU, Émile ou de l'Éducation. notions : BONHEUR DÉSIR EXISTENCE
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ROUSSEAU |
| 2009 | TECHN. | ANTILLES | NORMALE |
L'ignorant peut-il être libre ?
notions : LIBERTÉ
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| 2009 | TECHN. | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Est-ce toujours par ignorance que nous commettons des erreurs ?
notions : MORALE VÉRITÉ
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| 2009 | TECHN. | ANTILLES | NORMALE |
L'art nous éloigne-t-il de la réalité ?
notions : ART RÉEL
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| 2009 | TECHN. | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Puis-je être heureux sans être libre ?
notions : BONHEUR LIBERTÉ
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| 2009 | TECHN. | ANTILLES | NORMALE |
Tant qu'on désire, on peut se passer d'être heureux ; on s'attend à le devenir : si le bonheur ne vient point, l'espoir se prolonge, et le charme de l'illusion dure autant que la passion qui le cause. Ainsi cet état se suffit à lui-même, et l'inquiétude qu'il donne est une sorte de jouissance qui supplée à la réalité,…
lire la suiteTant qu'on désire, on peut se passer d'être heureux ; on s'attend à le devenir : si le bonheur ne vient point, l'espoir se prolonge, et le charme de l'illusion dure autant que la passion qui le cause. Ainsi cet état se suffit à lui-même, et l'inquiétude qu'il donne est une sorte de jouissance qui supplée à la réalité, qui vaut mieux peut-être. Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! il perd pour ainsi dire tout ce qu'il possède. On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux. En effet, l'homme, avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu'il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte et, pour lui rendre cette imaginaire propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion. Mais tout ce prestige (1) disparaît devant l'objet même ; rien n'embellit plus cet objet aux yeux du possesseur ; on ne se figure point ce qu'on voit ; l'imagination ne pare plus rien de ce qu'on possède, l'illusion cesse où commence la jouissance.ROUSSEAU (1) Prestige : ici, illusion. QUESTIONS : 1° Formulez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie. 2° a) En vous appuyant sur le texte, expliquez "l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux" ; b) montrez comment l'imagination "rend présent et sensible" à l'homme "tout ce qu'il désire" ; c) en vous appuyant sur le texte, expliquez "l'illusion cesse où commence la jouissance". 3° N'y a-t-il de bonheur que dans l'espoir d'être heureux ? notions : BONHEUR DÉSIR
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ROUSSEAU |
| 2009 | TECHN. | ANTILLES | REMPLACEMENT |
On comprend (...) bien qu'il n'y a pas de droits sans limites ; cela n'est pas possible, à moins que l'on ne se place dans l'état de liberté et de guerre, où l'on peut bien dire que l'on se donne tous les droits, mais où, aussi, l'on ne possède que ceux que l'on peut maintenir par sa propre force. Mais dès que l'on fa…
lire la suiteOn comprend (...) bien qu'il n'y a pas de droits sans limites ; cela n'est pas possible, à moins que l'on ne se place dans l'état de liberté et de guerre, où l'on peut bien dire que l'on se donne tous les droits, mais où, aussi, l'on ne possède que ceux que l'on peut maintenir par sa propre force. Mais dès que l'on fait société avec d'autres, les droits des uns et des autres forment un système équilibré ; il n'est pas dit que tous auront tous les droits possibles ; il est dit seulement que tous auront les mêmes droits ; et c'est cette égalité des droits qui est sans doute la forme de la justice ; car les circonstances ne permettent jamais d'établir un droit tout à fait sans restriction ; par exemple, il n'est pas dit qu'on ne barrera pas une rue dans l'intérêt commun ; la justice exige seulement que la rue soit barrée aux mêmes conditions pour tout le monde. Donc je conçois bien que l'on revendique comme citoyen, et avec toute l'énergie que l'on voudra y mettre, un droit dont on voit que les autres citoyens ont la jouissance. Mais vouloir un droit sans limites, cela sonne mal.ALAIN QUESTIONS : 1° Dégagez la thèse de ce texte et restituez le raisonnement par lequel elle est établie. 2° a) en vous appuyant sur le texte, expliquez pourquoi "il n'y a pas de droits sans limites" ; b) En quoi l'exemple de la rue barrée éclaire-t-il la thèse d'Alain ? 3° La justice consiste-t-elle dans l'égalité des droits ? notions : DROIT JUSTICE SOCIÉTÉ
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ALAIN |
| 2009 | ES | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Suffit-il d'être rationnel pour être raisonnable ?
notions : MORALE RAISON
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| 2009 | ES | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
L'État peut-il être impartial ?
notions : ÉTAT
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| 2009 | ES | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Parmi les choses qu'on ne rencontre pas dans la nature, mais seulement dans le monde fabriqué par l'homme, on distingue entre objets d'usage et oeuvres d'art ; tous deux possèdent une certaine permanence qui va de la durée ordinaire à une immortalité potentielle dans le cas de l'oeuvre d'art. En tant que tels, ils se d…
lire la suiteParmi les choses qu'on ne rencontre pas dans la nature, mais seulement dans le monde fabriqué par l'homme, on distingue entre objets d'usage et oeuvres d'art ; tous deux possèdent une certaine permanence qui va de la durée ordinaire à une immortalité potentielle dans le cas de l'oeuvre d'art. En tant que tels, ils se distinguent d'une part des produits de consommation, dont la durée au monde excède à peine le temps nécessaire à les préparer, et d'autre part, des produits de l'action, comme les événements, les actes et les mots, tous en eux-mêmes si transitoires qu'ils survivraient à peine à l'heure ou au jour où ils apparaissent au monde, s'ils n'étaient conservés d'abord par la mémoire de l'homme, qui les tisse en récits, et puis par ses facultés de fabrication. Du point de vue de la durée pure, les oeuvres d'art sont clairement supérieures à toutes les autres choses ; comme elles durent plus longtemps au monde que n'importe quoi d'autre, elles sont les plus mondaines des choses. Davantage, elles sont les seules choses à n'avoir aucune fonction dans le processus vital de la société ; à proprement parler, elles ne sont pas fabriquées pour les hommes, mais pour le monde, qui est destiné à survivre à la vie limitée des mortels, au va-et-vient des générations. Non seulement elles ne sont pas consommées comme des biens de consommation, ni usées comme des objets d'usage : mais elles sont délibérément écartées des procès de consommation et d'utilisation, et isolées loin de la sphère des nécessités de la vie humaine. Cette mise à distance peut se réaliser par une infinité de voies. Et c'est seulement quand elle est accomplie que la culture, au sens spécifique du terme, vient à l'être.ARENDT, La Crise de la culture notions : ART CULTURE TEMPS
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ARENDT |
| 2009 | L | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Choisissons-nous notre existence ?
notions : EXISTENCE LIBERTÉ SUJET
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| 2009 | L | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Y a-t-il une justice en dehors du droit ?
notions : DROIT JUSTICE
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| 2009 | L | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Les faits que l'expérience nous propose sont soumis par la science à une analyse dont on ne peut pas espérer qu'elle soit jamais achevée puisqu'il n'y a pas de limites à l'observation, qu'on peut toujours l'imaginer plus complète ou exacte qu'elle n'est à un moment donné. Le concret, le sensible assignent à la science…
lire la suiteLes faits que l'expérience nous propose sont soumis par la science à une analyse dont on ne peut pas espérer qu'elle soit jamais achevée puisqu'il n'y a pas de limites à l'observation, qu'on peut toujours l'imaginer plus complète ou exacte qu'elle n'est à un moment donné. Le concret, le sensible assignent à la science la tâche d'une élucidation interminable, et il résulte de là qu'on ne peut le considérer, à la manière classique, comme une simple apparence destinée à être surmontée par l'intelligence scientifique. Le fait perçu et d'une manière générale les événements de l'histoire du monde ne peuvent être déduits d'un certain nombre de lois qui composeraient le visage permanent de l'univers ; c'est, inversement, la loi qui est une expression approchée de l'événement physique et en laisse subsister l'opacité. Le savant d'aujourd'hui n'a plus, comme le savant de la période classique, l'illusion d'accéder au coeur des choses, à l'objet même. Sur ce point, la physique de la relativité confirme que l'objectivité absolue et dernière est un rêve, en nous montrant chaque observation strictement liée à la position de l'observateur, inséparable de sa situation, et en rejetant l'idée d'un observateur absolu. Nous ne pouvons pas nous flatter, dans la science, de parvenir par l'exercice d'une intelligence pure et non située à un objet pur de toute trace humaine et tel que Dieu le verrait. Ceci n'ôte rien à la nécessité de la recherche scientifique et ne combat que le dogmatisme d'une science qui se prendrait pour savoir absolu et total. Ceci rend simplement justice à tous les éléments de l'expérience humaine et en particulier à notre perception sensible.MERLEAU-PONTY, Causeries notions : EXPÉRIENCE PERCEPTION RÉEL THÉORIE
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MERLEAU-PONTY |
| 2009 | S | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Y a-t-il des limites aux interventions techniques sur le vivant ?
notions : TECHNIQUE VIVANT
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| 2009 | S | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
L'hypothèse de l'inconscient rend-elle vaine toute aspiration à la liberté ?
notions : INCONSCIENT LIBERTÉ
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| 2009 | S | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Il y a deux sortes de plaisirs : les uns qui appartiennent à l'esprit seul, et les autres qui appartiennent à l'homme, c'est-à-dire à l'esprit en tant qu'il est uni au corps ; et ces derniers, se présentant confusément à l'imagination, paraissent souvent beaucoup plus grands qu'ils ne sont, principalement avant qu'on …
lire la suiteIl y a deux sortes de plaisirs : les uns qui appartiennent à l'esprit seul, et les autres qui appartiennent à l'homme, c'est-à-dire à l'esprit en tant qu'il est uni au corps ; et ces derniers, se présentant confusément à l'imagination, paraissent souvent beaucoup plus grands qu'ils ne sont, principalement avant qu'on ne les possède, ce qui est la source de tous les maux et de toutes les erreurs de la vie. Car, selon la règle de la raison, chaque plaisir se devrait mesurer par la grandeur de la perfection qui le produit, et c'est ainsi que nous mesurons celui dont les causes nous sont clairement connues. Mais souvent la passion nous fait croire certaines choses beaucoup meilleures et plus désirables qu'elles ne sont ; puis, quand nous avons pris bien de la peine à les acquérir, et perdu cependant l'occasion de posséder d'autres biens plus véritables, la jouissance nous en fait connaître les défauts, et de là viennent les dédains, les regrets et les repentirs. C'est pourquoi le vrai office de la raison est d'examiner la juste valeur de tous les biens dont l'acquisition semble dépendre en quelque façon de notre conduite, afin que nous ne manquions jamais d'employer tous nos soins à tâcher de nous procurer ceux qui sont, en effet, les plus désirables.DESCARTES, Lettres à Elisabeth notions : DÉSIR ESPRIT MATIÈRE RAISON
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DESCARTES |
| 2009 | TECHN. | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Pourquoi échanger des idées ?
notions : ÉCHANGES ESPRIT LANGAGE
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| 2009 | TECHN. | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Apprécier une oeuvre d'art, cela s'apprend-t-il ?
notions : ART
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| 2009 | TECHN. | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
La vie en commun des hommes n'est rendue possible que si se trouve réunie une majorité qui est plus forte que chaque individu et qui garde sa cohésion face à chaque individu. La puissance de cette communauté s'oppose maintenant en tant que "droit" à la puissance de l'individu qui est condamnée en tant que "violence br…
lire la suiteLa vie en commun des hommes n'est rendue possible que si se trouve réunie une majorité qui est plus forte que chaque individu et qui garde sa cohésion face à chaque individu. La puissance de cette communauté s'oppose maintenant en tant que "droit" à la puissance de l'individu qui est condamnée en tant que "violence brute". Ce remplacement de la puissance de l'individu par celle de la communauté est le pas culturel décisif. Son essence consiste en ce que les membres de la communauté se limitent dans leurs possibilités de satisfaction, alors que l'individu isolé ne connaissait pas de limite de ce genre. L'exigence culturelle suivante est alors celle de la justice, c'est-à-dire l'assurance que l'ordre de droit, une fois donné, ne sera pas de nouveau battu en brèche (1) en faveur d'un individu.FREUD (1) battu en brèche : remis en cause. QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée principale et les étapes de l'argumentation du texte. 2° En vous appuyant sur le texte a) expliquez en quoi consiste "le pas culturel décisif" (ligne 6) pour la communauté humaine. Pourquoi ce pas est-il "culturel" ? Pourquoi est-il "décisif" ? b) expliquez à quelle condition "l'ordre de droit" (ligne 9) peut avoir valeur de "justice" dans la communauté humaine. 3° La vie en commun des hommes est-elle impossible sans la culture ? notions : DROIT SOCIÉTÉ
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FREUD |
| 2009 | ES | INDE | NORMALE |
Peut-on s'excuser en disant : "j'ai agi inconsciemment" ?
notions : CONSCIENCE INCONSCIENT MORALE
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| 2009 | ES | INDE | NORMALE |
L'artiste est-il un créateur ?
notions : ART
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| 2009 | ES | INDE | NORMALE |
Si richement doués que nous soyons, il nous manque toujours quelque chose, et les meilleurs d'entre nous ont le sentiment de leur insuffisance. C'est pourquoi nous cherchons chez nos amis les qualités qui nous font défaut, parce qu'en nous unissant à eux nous participons en quelque manière à leur nature, et que nous n…
lire la suiteSi richement doués que nous soyons, il nous manque toujours quelque chose, et les meilleurs d'entre nous ont le sentiment de leur insuffisance. C'est pourquoi nous cherchons chez nos amis les qualités qui nous font défaut, parce qu'en nous unissant à eux nous participons en quelque manière à leur nature, et que nous nous sentons alors moins incomplets. Il se forme ainsi de petites associations d'amis où chacun a son rôle conforme à son caractère, où il y a un véritable échange de services. L'un protège, l'autre console ; celui-ci conseille, celui-là exécute, et c'est ce partage des fonctions, ou, pour employer l'expression consacrée, cette division du travail qui détermine ces relations d'amitié.Nous sommes ainsi conduits à considérer la division du travail sous un nouvel aspect. Dans ce cas, en effet, les services économiques qu'elle peut rendre sont peu de chose à côté de l'effet moral qu'elle produit, et sa véritable fonction est de créer entre deux ou plusieurs personnes un sentiment de solidarité. De quelque manière que ce résultat soit obtenu, c'est elle qui suscite ces sociétés d'amis, et elle les marque de son empreinte. DURKHEIM, De la Division du travail social notions : ÉCHANGES SOCIÉTÉ TRAVAIL
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DURKHEIM |
| 2009 | L | INDE | NORMALE |
Le désir est-il aveugle ?
notions : DÉSIR
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| 2009 | L | INDE | NORMALE |
La consultation des citoyens suffit-elle à faire la démocratie ?
notions : POLITIQUE
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| 2009 | L | INDE | NORMALE |
Si l'étude des langues n'était que celle des mots, c'est-à-dire des figures ou des sons qui les expriment, cette étude pourrait convenir aux enfants, mais les langues ne modifient pas seulement les signes, elles modifient aussi les idées qu'ils représentent. Les têtes se forment sur les langages, les pensées prennent …
lire la suiteSi l'étude des langues n'était que celle des mots, c'est-à-dire des figures ou des sons qui les expriment, cette étude pourrait convenir aux enfants, mais les langues ne modifient pas seulement les signes, elles modifient aussi les idées qu'ils représentent. Les têtes se forment sur les langages, les pensées prennent la teinte des idiomes, la raison seule est commune, l'esprit dans chaque langue a sa forme particulière. De ces formes diverses l'habitude en donne une à l'enfant et c'est la seule qu'il garde jusqu'à l'âge de raison. Pour en avoir deux il faudrait qu'il sût comparer des idées, et comment les comparerait-il quand il est à peine en état de les concevoir ? Chaque chose peut avoir pour lui mille signes différents mais chaque idée ne peut avoir qu'une forme ; il ne peut donc apprendre et parler qu'une langue. Il en apprend cependant plusieurs, me dit-on. Je le nie. J'ai vu de ces petits prodiges qui croyaient parler cinq ou six langues. Je les ai entendus successivement parler allemand en termes latins, en termes français, en termes italiens. Ils se servaient à la vérité de cinq ou six dictionnaires, mais ils ne parlaient qu'allemand. En un mot, donnez aux enfants tant de synonymes que vous voudrez, ils pourront prononcer plusieurs mots mais ils n'apprendront jamais qu'une langue.ROUSSEAU, Émile notions : ESPRIT LANGAGE
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ROUSSEAU |
| 2009 | S | INDE | NORMALE |
L'artiste travaille-t-il ?
notions : ART TRAVAIL
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| 2009 | S | INDE | NORMALE |
L'État a-t-il tous les droits ?
notions : DROIT ÉTAT
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| 2009 | S | INDE | NORMALE |
On n'insistera jamais assez sur ce qu'il y a d'artificiel dans la forme mathématique d'une loi physique, et par conséquent dans notre connaissance scientifique des choses. Nos unités de mesure sont conventionnelles et, si l'on peut parler ainsi, étrangères aux intentions de la nature : comment supposer que celle-ci ai…
lire la suiteOn n'insistera jamais assez sur ce qu'il y a d'artificiel dans la forme mathématique d'une loi physique, et par conséquent dans notre connaissance scientifique des choses. Nos unités de mesure sont conventionnelles et, si l'on peut parler ainsi, étrangères aux intentions de la nature : comment supposer que celle-ci ait rapporté toutes les modalités de la chaleur aux dilatations d'une même masse de mercure ou aux changements de pression d'une même masse d'air maintenue à un volume constant ? Mais ce n'est pas assez dire. D'une manière générale, mesurer est une opération tout humaine, qui implique qu'on superpose réellement ou idéalement deux objets l'un à l'autre un certain nombre de fois. La nature n'a pas songé à cette superposition. Elle ne mesure pas, elle ne compte pas davantage. Pourtant la physique compte, mesure, rapporte les unes aux autres des variations "quantitatives" pour obtenir des lois et elle réussit.BERGSON, L'Évolution créatrice. notions : RÉEL THÉORIE
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BERGSON |
| 2009 | TECHN. | INDE | NORMALE |
Être certain, est-ce être dans le vrai ?
notions : CROYANCE VÉRITÉ
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| 2009 | TECHN. | INDE | NORMALE |
Peut-on n'obéir à aucune loi ?
notions : LOI
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| 2009 | TECHN. | INDE | NORMALE |
Que notre vie était heureuse, c'est ce dont nous ne nous apercevons qu'au moment où ces jours heureux ont fait place à des jours malheureux. Autant les jouissances augmentent, autant diminue l'aptitude à les goûter : le plaisir devenu habitude n'est plus éprouvé comme tel. Mais par là même grandit la faculté de ressen…
lire la suiteQue notre vie était heureuse, c'est ce dont nous ne nous apercevons qu'au moment où ces jours heureux ont fait place à des jours malheureux. Autant les jouissances augmentent, autant diminue l'aptitude à les goûter : le plaisir devenu habitude n'est plus éprouvé comme tel. Mais par là même grandit la faculté de ressentir la souffrance ; car la disparition d'un plaisir habituel cause une impression douloureuse. Ainsi la possession accroît la mesure de nos besoins, et du même coup la capacité de ressentir la douleur. - Le cours des heures est d'autant plus rapide qu'elles sont agréables, d'autant plus lent qu'elles sont plus pénibles ; car le chagrin, et non le plaisir, est l'élément positif, dont la présence se fait remarquer. De même nous avons conscience du temps dans les moments d'ennui, non dans les instants agréables. Ces deux faits prouvent que la partie la plus heureuse de notre existence est celle où nous la sentons le moins.SCHOPENHAUER QUESTIONS : 1° Dégagez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie. 2° Expliquez : a) "le plaisir devenu habitude n'est plus éprouvé comme tel" ; b) "la possession accroît la mesure de nos besoins" ; c) "nous avons conscience du temps dans les moments d'ennui". 3° N'avons-nous conscience de notre bonheur que lorsqu'il a disparu ? notions : BONHEUR EXISTENCE
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SCHOPENHAUER |
| 2009 | ES | JAPON | NORMALE |
Naissons-nous libres et égaux ?
notions : DROIT LIBERTÉ
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| 2009 | ES | JAPON | NORMALE |
La communication est-elle la fonction essentielle du langage humain ?
notions : ÉCHANGES LANGAGE
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| 2009 | ES | JAPON | NORMALE |
L'idée selon laquelle ce qui n'a pas réussi jusqu'à maintenant ne réussira jamais pour cette même raison, cette idée ne justifie en aucun cas de renoncer à un dessein pragmatique (1) ou technique (comme par exemple, le dessein de naviguer en ballon), encore moins de renoncer à un dessein moral qui est un devoir, dès l…
lire la suiteL'idée selon laquelle ce qui n'a pas réussi jusqu'à maintenant ne réussira jamais pour cette même raison, cette idée ne justifie en aucun cas de renoncer à un dessein pragmatique (1) ou technique (comme par exemple, le dessein de naviguer en ballon), encore moins de renoncer à un dessein moral qui est un devoir, dès lors qu'on n'a pas démontré que sa réalisation était impossible. Du reste, on peut prouver de mainte manière que le genre humain dans son ensemble a effectivement progressé d'une manière considérable au point de vue moral à notre époque, si on compare celle-ci à toutes les époques antérieures (des arrêts temporaires ne sauraient rien prouver là contre). On peut également prouver que tout le bruit qu'on fait à propos de la décadence irrésistiblement croissante du genre humain vient précisément du fait que, lorsque sa moralité franchit un degré supérieur, il voit encore plus loin devant lui. Dès lors, tout jugement sur ce qu'on est qui s'appuie sur une comparaison avec ce qu'on devrait être et, par conséquent, notre capacité à nous blâmer nous-même, deviennent d'autant plus sévères que nous avons déjà franchi davantage de marches dans la moralité de l'ensemble du cours du monde qui nous est connu.KANT, Théorie et pratique. notions : DEVOIR HISTOIRE MORALE
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KANT |
| 2009 | L | JAPON | NORMALE |
Le temps est-il nécessairement destructeur ?
notions : EXISTENCE HISTOIRE TEMPS
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| 2009 | L | JAPON | NORMALE |
Pour aimer autrui faut-il le connaître ?
notions : AUTRUI
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| 2009 | L | JAPON | NORMALE |
Un commandement ordonnant à chacun de chercher à se rendre heureux serait une sottise ; car on n'ordonne jamais à quelqu'un ce qu'il veut déjà inévitablement de lui-même. Il ne faudrait que lui ordonner les lignes de conduite ou, plutôt, les lui proposer, parce qu'il ne peut pas tout ce qu'il veut. Au contraire, ordon…
lire la suiteUn commandement ordonnant à chacun de chercher à se rendre heureux serait une sottise ; car on n'ordonne jamais à quelqu'un ce qu'il veut déjà inévitablement de lui-même. Il ne faudrait que lui ordonner les lignes de conduite ou, plutôt, les lui proposer, parce qu'il ne peut pas tout ce qu'il veut. Au contraire, ordonner la moralité sous le nom de devoir est tout à fait raisonnable, car tout le monde ne consent pas volontiers à obéir à ses préceptes, quand elle est en conflit avec des Inclinations ; et, quant aux mesures à prendre sur la façon dont on peut obéir à cette loi, on n'a pas à les enseigner ici, car ce qu'un homme veut à cet égard, il le peut aussi.Celui qui a perdu au jeu peut bien s'en vouloir à lui-même ainsi qu'en vouloir à son Imprudence, mais, s'il a conscience d'avoir triché (encore qu'il ait ainsi gagné), il doit se mépriser lui-même nécessairement dès qu'il se compare avec la loi morale. Il faut donc bien que celle-ci soit autre chose que le principe du bonheur personnel. Car, être contraint de se dire à soi-même : Je suis un misérable, bien que j'aie rempli ma bourse, exige un autre critère de jugement que s'il s'agissait de s'approuver soi-même et se dire : Je suis un homme prudent, car j'ai enrichi ma caisse. KANT, Critique de la raison pratique notions : BONHEUR DEVOIR MORALE
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KANT |
| 2009 | S | JAPON | NORMALE |
En quoi une culture peut-elle être la mienne ?
notions : CULTURE SOCIÉTÉ
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| 2009 | S | JAPON | NORMALE |
L'idéal de justice doit-il passer avant le respect de la loi ?
notions : JUSTICE LOI
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| 2009 | S | JAPON | NORMALE |
Nous n'avons pas le sentiment que de nouveaux exemples accroissent notre certitude que deux et deux font quatre, parce que dès que la vérité de cette proposition est comprise, notre certitude est si grande qu'elle n'est pas susceptible d'augmenter. De plus, nous éprouvons concernant la proposition "deux et deux font q…
lire la suiteNous n'avons pas le sentiment que de nouveaux exemples accroissent notre certitude que deux et deux font quatre, parce que dès que la vérité de cette proposition est comprise, notre certitude est si grande qu'elle n'est pas susceptible d'augmenter. De plus, nous éprouvons concernant la proposition "deux et deux font quatre" un sentiment de nécessité qui est absent même dans le cas des généralisations empiriques les mieux attestées. C'est que de telles généralisations restent de simples faits : nous sentons qu'un monde où elles seraient fausses est possible, même s'il se trouve qu'elles sont vraies dans le monde réel. Dans tous les mondes possibles, au contraire, nous éprouvons le sentiment que deux et deux feraient toujours quatre : ce n'est plus un simple fait, mais une nécessité à laquelle tout monde, réel ou possible, doit se conformer.Pour éclaircir ce point, prenons une vraie généralisation empirique, comme "Tous les hommes sont mortels". Nous croyons à cette proposition, d'abord parce qu'il n'y a pas d'exemple connu d'homme ayant vécu au-delà d'un certain âge, ensuite parce que des raisons tirées de la physiologie nous font penser qu'un organisme comme le corps humain doit tôt ou tard se défaire. Laissons de côté le second point, et considérons seulement notre expérience du caractère mortel de l'homme : il est clair que nous ne pouvons nous satisfaire d'un seul exemple, fût-il clairement attesté, de mort d'homme, alors qu'avec "deux et deux font quatre", un seul cas bien compris suffit à nous persuader qu'il en sera toujours de même. Enfin nous devons admettre qu'il peut à la réflexion surgir quelque doute sur la question de savoir si vraiment tous les hommes sont mortels. Imaginons, pour voir clairement la différence, deux mondes, l'un où certains hommes ne meurent pas, l'autre où deux et deux font cinq. Quand Swift (1) nous parle de la race immortelle des Struldbrugs, nous pouvons le suivre par l'imagination. Mais un monde où deux et deux feraient cinq semble d'un tout autre niveau. Nous l'éprouverions comme un bouleversement de tout l'édifice de la connaissance, réduit à un état d'incertitude complète. RUSSELL, Problèmes de philosophie. (1) Ecrivain irlandais, auteur des Voyages de Gulliver notions : EXPÉRIENCE RAISON VÉRITÉ
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RUSSELL |
| 2009 | ES | LA RÉUNION | NORMALE |
Toute vérité est-elle relative ?
notions : VÉRITÉ
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| 2009 | ES | LA RÉUNION | NORMALE |
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notions : LIBERTÉ
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Si les hommes étaient ainsi disposés par la Nature qu'ils n'eussent de désir que pour ce qu'enseigne la vraie Raison, certes la société n'aurait besoin d'aucune loi, il suffirait absolument d'éclairer les hommes par des enseignements moraux pour qu'ils fissent d'eux-mêmes et d'une âme libérale ce qui est vraiment util…
lire la suiteSi les hommes étaient ainsi disposés par la Nature qu'ils n'eussent de désir que pour ce qu'enseigne la vraie Raison, certes la société n'aurait besoin d'aucune loi, il suffirait absolument d'éclairer les hommes par des enseignements moraux pour qu'ils fissent d'eux-mêmes et d'une âme libérale ce qui est vraiment utile. Mais tout autre est la disposition de la nature humaine ; tous observent bien leur Intérêt, mais ce n'est pas suivant l'enseignement de la droite Raison ; c'est le plus souvent entraînés par leur seul appétit de plaisir et les passions de l'âme (qui n'ont aucun égard è l'avenir et ne tiennent compte que d'elles-mêmes) qu'ils désirent quelque objet et le jugent utile. De là vient que nulle société ne peut subsister sans un pouvoir de commandement et une force, et conséquemment sans des lois qui modèrent et contraignent l'appétit du plaisir et les passions sans frein.SPINOZA, Traité théologico-politique notions : DÉSIR ÉTAT RAISON SOCIÉTÉ
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SPINOZA |
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Les exigences de la morale sont-elles compatibles avec nos désirs ?
notions : DÉSIR DEVOIR MORALE
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| 2009 | L | LA RÉUNION | NORMALE |
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