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| 2005 | STI AA | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
L'histoire nous affranchit-elle de la nature ?
notions : HISTOIRE
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| 2005 | STI AA | MÉTROPOLE | NORMALE |
L'art nous mène-t-il au vrai ?
notions : ART VÉRITÉ
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| 2005 | STI AA | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
La loi est-elle indiscutable ?
notions : LOI
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| 2005 | STI AA | MÉTROPOLE | NORMALE |
L'humanité peut-elle se concevoir sans religion ?
notions : RELIGION
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| 2005 | STI AA | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Le beau intervient dans toutes les circonstances de notre vie ; il est le génie (1) amical que nous rencontrons partout. En cherchant seulement autour de nous où et comment, sous quelle forme, il se présente à nous, nous trouvons qu'il se rattachait jadis par les liens les plus intimes à la religion et à la philosophi…
lire la suiteLe beau intervient dans toutes les circonstances de notre vie ; il est le génie (1) amical que nous rencontrons partout. En cherchant seulement autour de nous où et comment, sous quelle forme, il se présente à nous, nous trouvons qu'il se rattachait jadis par les liens les plus intimes à la religion et à la philosophie. Nous trouvons notamment que l'homme s'est toujours servi de l'art comme d'un moyen de prendre conscience des idées et des intérêts les plus élevés de son esprit. Les peuples ont déposé leurs conceptions les plus hautes dans les productions de l'art, les ont exprimées et en ont pris conscience par le moyen de l'art. La sagesse et la religion sont concrétisées dans des formes créées par l'art qui nous livre la clef grâce à laquelle nous sommes à même de comprendre la sagesse et la religion de beaucoup de peuples. Dans beaucoup de religions, l'art a été le seul moyen dont l'idée née dans l'esprit s'était servie pour devenir objet de représentation.HEGEL (1) génie (ici) : dans la mythologie, divinité qui présidait à la destinée de chacun, à un groupe ou un lieu. QUESTIONS : 1° Quelle fonction Hegel reconnaît-il à l'art ? Quels sont les éléments de son analyse ? 2° Expliquez en vous appuyant sur des exemples a. "un moyen de prendre conscience des idées et des intérêts les plus élevés de son esprit". b. "l'art (...) nous livre la clef grâce à laquelle nous sommes à même de comprendre la sagesse et la religion de beaucoup de peuples". 3° L'art permet-il aux hommes de mieux se comprendre eux-mêmes ? notions : ART CONSCIENCE ESPRIT RELIGION
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HEGEL |
| 2005 | STI AA | MÉTROPOLE | NORMALE |
Quand on est jeune il ne faut pas hésiter à s'adonner à la philosophie, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser d'en poursuivre l'étude. Car personne ne peut soutenir qu'il est trop jeune ou trop vieux pour acquérir la santé de l'âme. Celui qui prétendrait que l'heure de philosopher n'est pas encore venue ou qu…
lire la suiteQuand on est jeune il ne faut pas hésiter à s'adonner à la philosophie, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser d'en poursuivre l'étude. Car personne ne peut soutenir qu'il est trop jeune ou trop vieux pour acquérir la santé de l'âme. Celui qui prétendrait que l'heure de philosopher n'est pas encore venue ou qu'elle est déjà passée, ressemblerait à celui qui dirait que l'heure n'est pas encore arrivée d'être heureux ou qu'elle est déjà passée, Il faut donc que le jeune homme aussi bien que le vieillard cultivent la philosophie : celui-ci pour qu'il se sente rajeunir au souvenir des biens que la fortune (1) lui a accordés dans le passé, celui-là pour être, malgré sa jeunesse, aussi intrépide en face de l'avenir qu'un homme avancé en âge. Il convient ainsi de s'appliquer assidûment à tout ce qui peut nous procurer la félicité, s'il est vrai que quand elle est en notre possession nous avons tout ce que nous pouvons avoir, et que quand elle nous manque, nous faisons tout pour l'obtenir.ÉPICURE (1) la fortune : l'heureuse chance. QUESTIONS : 1° Dégagez la thèse de ce texte et les étapes de son argumentation. 2° Expliquez a. "pour acquérir la santé de l'âme" ; b. "il se sente rajeunir au souvenir des biens que la fortune lui a accordés dans le passé" ; c. "être, malgré sa jeunesse, aussi intrépide en face de l'avenir qu'un homme avancé en âge". 3° Y a-t-il un temps pour philosopher ? notions : BONHEUR ESPRIT TEMPS
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ÉPICURE |
| 2005 | TECHN. | MÉTROPOLE | NORMALE |
Pourquoi voulons-nous être libres ?
notions : LIBERTÉ
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| 2005 | TECHN. | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Que veut-on dire quand on parle de nature humaine ?
notions : EXISTENCE SUJET
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| 2005 | TECHN. | MÉTROPOLE | NORMALE |
Raisonne-t-on bien quand on veut avoir raison à tout prix ?
notions : RAISON
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| 2005 | TECHN. | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
La technique naît-elle de nos besoins ou de nos rêves ?
notions : TECHNIQUE
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| 2005 | TECHN. | MÉTROPOLE | NORMALE |
Imiter est naturel aux hommes et se manifeste dès leur enfance (l'homme diffère des autres animaux en ce qu'il est très apte à l'imitation et c'est au moyen de celle-ci qu'il acquiert ses premières connaissances). Et tous les hommes prennent plaisir aux imitations.
Un indice est ce qui se passe dans la réalité : des…
lire la suiteImiter est naturel aux hommes et se manifeste dès leur enfance (l'homme diffère des autres animaux en ce qu'il est très apte à l'imitation et c'est au moyen de celle-ci qu'il acquiert ses premières connaissances). Et tous les hommes prennent plaisir aux imitations.Un indice est ce qui se passe dans la réalité : des êtres dont l'original fait peine à la vue, nous aimons à en contempler l'image exécutée avec la plus grande exactitude ; par exemple les formes des animaux les plus vils et des cadavres. Une raison en est encore qu'apprendre est très agréable non seulement aux philosophes mais pareillement aussi aux autres hommes ; seulement ceux-ci n'y ont qu'une faible part. On se plaît à la vue des images parce qu'on apprend en les regardant et on déduit ce que représente chaque chose, par exemple que cette figure c'est un tel. Si on n'a pas vu auparavant l'objet représenté, ce n'est plus comme imitation que l'oeuvre pourra plaire, mais à raison de l'exécution, de la couleur ou d'une autre cause de ce genre. ARISTOTE QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée principale du texte et son argumentation. 2.° a) En vous appuyant sur le texte vous expliquerez pourquoi "tous les hommes prennent plaisir aux imitations". b) Qu'est-ce qui nous plaît dans une belle représentation ? 3° En quoi les images nous apprennent-elles à regarder et à connaître ? notions : ART
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ARISTOTE |
| 2005 | TECHN. | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Il est de toute évidence que l'observateur qui s'observe et se juge lui-même se place dans de mauvaises conditions pour observer et pour juger. Le médecin le plus célèbre consulte sur sa propre maladie le confrère dont peut-être il ne jugerait pas le concours (1) bien utile, dans une consultation pour autrui. Et pourt…
lire la suiteIl est de toute évidence que l'observateur qui s'observe et se juge lui-même se place dans de mauvaises conditions pour observer et pour juger. Le médecin le plus célèbre consulte sur sa propre maladie le confrère dont peut-être il ne jugerait pas le concours (1) bien utile, dans une consultation pour autrui. Et pourtant les phénomènes qu'il s'agit en pareil cas d'observer et d'interpréter, sont de ceux que ne trouble pas beaucoup dans leurs cours l'attention que le médecin met à les observer sur lui-même. Que dire donc à propos de ces phénomènes psychologiques, de ces faits de conscience, comme on les appelle, où l'attention de l'observateur, autre phénomène psychologique, intervient au premier chef comme cause modificatrice ? Certes le meilleur moyen de calmer un accès de colère serait de s'observer attentivement quand on est en colère.COURNOT (1) le concours : l'aide QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée principale du texte et son argumentation. 2° a. Pourquoi l'observation de soi-même place-t-elle l'observateur "dans de mauvaises conditions" ? b. Pourquoi ces conditions sont-elles particulièrement mauvaises à propos des "faits de conscience" ? En quoi l'exemple de la colère illustre-t-il le problème ? 3° Peut-on se connaître soi-même ? notions : CONSCIENCE EXPÉRIENCE THÉORIE
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COURNOT |
| 2005 | TMD | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Y a-t-il une vérité dans l'art ?
notions : ART VÉRITÉ
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| 2005 | TMD | MÉTROPOLE | NORMALE |
L'histoire peut-elle être une science ?
notions : HISTOIRE
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| 2005 | TMD | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Faut-il se plaindre des contraintes que le langage impose à la pensée ?
notions : ESPRIT LANGAGE
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| 2005 | TMD | MÉTROPOLE | NORMALE |
La justice peut-elle se passer de la loi ?
notions : JUSTICE LOI
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| 2005 | TMD | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Être bienfaisant, lorsqu'on le peut, est un devoir, et, de plus, il y a certaines âmes si naturellement portées à la sympathie que, sans aucun motif de vanité ou d'intérêt, elles trouvent une satisfaction intérieure à répandre la joie autour d'elles, et jouissent du bonheur d'autrui, en tant qu'il est leur ouvrage. Ma…
lire la suiteÊtre bienfaisant, lorsqu'on le peut, est un devoir, et, de plus, il y a certaines âmes si naturellement portées à la sympathie que, sans aucun motif de vanité ou d'intérêt, elles trouvent une satisfaction intérieure à répandre la joie autour d'elles, et jouissent du bonheur d'autrui, en tant qu'il est leur ouvrage. Mais je soutiens que dans ce cas l'action, si conforme au devoir, si aimable qu'elle soit, n'a pourtant aucune vraie valeur morale, et qu'elle va de pair avec les autres inclinations, par exemple avec l'ambition, qui, lorsque, par bonheur, elle est conforme à l'intérêt public et au devoir, par conséquent à ce qui est honorable, mérite des éloges et des encouragements, mais non pas notre respect ; car la maxime (1) manque alors du caractère moral, qui veut qu'on agisse par devoir et non par inclination.KANT (1) maxime : ici, une règle de conduite. QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée directrice et le mouvement du texte. 2° Expliquez : a) "une action de ce genre, si conforme au devoir, si digne d'affection soit-elle, n'a pourtant aucune véritable valeur morale" ; b) "non par inclination, mais par devoir." 3° Suffit-il d'avoir de bons sentiments pour être moral ? notions : AUTRUI DEVOIR MORALE
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KANT |
| 2005 | TMD | MÉTROPOLE | NORMALE |
Ce qu'il faut dire, c'est que toute sensation se modifie en se répétant, et que si elle ne me paraît pas changer du jour au lendemain, c'est parce que je l'aperçois maintenant à travers l'objet qui en est cause, à travers le mot qui la traduit. Cette influence du langage sur la sensation est plus profonde qu'on ne le …
lire la suiteCe qu'il faut dire, c'est que toute sensation se modifie en se répétant, et que si elle ne me paraît pas changer du jour au lendemain, c'est parce que je l'aperçois maintenant à travers l'objet qui en est cause, à travers le mot qui la traduit. Cette influence du langage sur la sensation est plus profonde qu'on ne le pense généralement. Non seulement le langage nous fait croire à l'invariabilité de nos sensations, mais il nous trompera parfois sur le caractère de la sensation éprouvée. Ainsi, quand je mange d'un mets réputé exquis, le nom qu'il porte, gros de l'approbation qu'on lui donne, s'interpose entre ma sensation et ma conscience ; je pourrai croire que la saveur me plaît, alors qu'un léger effort d'attention me prouverait le contraire. Bref, le mot aux contours bien arrêtés, le mot brutal, qui emmagasine ce qu'il y a de stable, de commun et par conséquent d'impersonnel dans les impressions de l'humanité, écrase ou tout au moins recouvre les impressions délicates et fugitives de notre conscience individuelle. Pour lutter à armes égales, celles-ci devraient s'exprimer par des mots précis ; mais ces mots, à peine formés, se retourneraient contre la sensation qui leur donna naissance, et inventés pour témoigner que la sensation est Instable, ils lui imposeraient leur propre stabilité.BERGSON QUESTIONS ; 1° Quelle est l'idée principale du texte et quelles sont les étapes de son développement ? 2° Expliquez : a) "Le langage nous fait croire à l'invariabilité de nos sensations" ; b) "Le nom qu'il porte, gros de l'approbation qu'on lui donne, s'interpose entre ma sensation et ma conscience" ; c) "Inventés pour témoigner que la sensation est instable, ils lui imposeraient leur propre stabilité". 3° Les mots nous éloignent-ils de la réalité ? notions : CONSCIENCE LANGAGE PERCEPTION
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BERGSON |
| 2005 | ES | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Qui peut me dire ce que je dois faire ?
notions : DEVOIR
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| 2005 | ES | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Faut-il voir dans l'histoire humaine un progrès constant ?
notions : HISTOIRE
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| 2005 | ES | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
On dit d'un chien qu'il connaît son nom, parce qu'il vient quand on l'appelle et qu'il se souvient de son maître, parce qu'il paraît triste lorsque celui-ci est absent et se met à remuer la queue et à aboyer lorsqu'il revient. Que le chien se comporte ainsi, rien de plus certain ; mais la conclusion qu'on en tire en d…
lire la suiteOn dit d'un chien qu'il connaît son nom, parce qu'il vient quand on l'appelle et qu'il se souvient de son maître, parce qu'il paraît triste lorsque celui-ci est absent et se met à remuer la queue et à aboyer lorsqu'il revient. Que le chien se comporte ainsi, rien de plus certain ; mais la conclusion qu'on en tire en disant qu'il connaît et se souvient est tout à fait douteuse. Plus on examine les conclusions de ce genre, et plus elles paraissent précaires. C'est pourquoi on a été conduit, peu à peu, dans l'étude du comportement animal à renoncer à toute tentative d'interprétation mentale (...). La même méthode pouvait être appliquée au comportement humain, c'est-à-dire que celui-ci pouvait être décrit sans le recours à quoi que ce soit qui ne se prête pas à l'observation extérieure (...). Supposez que vous demandiez à deux écoliers combien font "six fois neuf". L'un vous répondra "cinquante-quatre", l'autre vous donnera une réponse différente, soit "cinquante-six". Nous dirons que le premier sait combien font "six fois neuf" et que l'autre ne le sait pas. Et, cependant, nous nous trouvons tout simplement en présence d'une habitude verbale. Le premier enfant a acquis l'habitude de dire "six fois neuf font cinquante-quatre", l'autre ne l'a pas acquise. La réponse du premier n'exige pas plus de pensée qu'il n'en faut à un cheval pour retourner tout seul à son écurie. Selon les cas, les habitudes peuvent être plus nombreuses et plus compliquées, mais il ne s'agit toujours que d'habitudes.RUSSELL, Analyse de l'Esprit. notions : EXPÉRIENCE INTERPRÉTATION
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RUSSELL |
| 2005 | L | NOUVELLE-CALÉDONIE | SECOURS |
Suffit-il d'être proche d'autrui pour le connaître ?
notions : AUTRUI
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| 2005 | L | NOUVELLE-CALÉDONIE | SECOURS |
Les hommes peuvent-ils changer le cours de l'histoire ?
notions : HISTOIRE
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| 2005 | L | NOUVELLE-CALÉDONIE | SECOURS |
On imaginerait facilement d'abord que la connaissance puisse se définir comme "la croyance vraie". Quand ce que nous croyons est vrai, on pourrait supposer que nous avons la connaissance de ce que nous croyons. Mais cela ne s'accorderait pas avec la manière dont le mot est employé communément. Pour prendra un exemple …
lire la suiteOn imaginerait facilement d'abord que la connaissance puisse se définir comme "la croyance vraie". Quand ce que nous croyons est vrai, on pourrait supposer que nous avons la connaissance de ce que nous croyons. Mais cela ne s'accorderait pas avec la manière dont le mot est employé communément. Pour prendra un exemple très vulgaire : si un homme croit que le nom du dernier Premier ministre commençait par un B, il croit ce qui est vrai, puisque le dernier Premier ministre était Sir Henry Campbell Bannerman. Mais s'il croit que M. Balfour était le dernier Premier ministre, il croira toujours que le nom du dernier Premier ministre commence par un B, et cependant cette croyance, quoique vraie, ne sera pas estimée constituer une connaissance. Si un journal, par une anticipation intelligente, annonce le résultat d'une bataille avant qu'ait été reçu aucun télégramme donnant le résultat, il peut par chance annoncer ce qui se trouve ensuite être le résultat juste, et produire une croyance chez quelques-uns de ses lecteurs les moins expérimentés. Mais bien que leur croyance soit vraie, on ne peut pas dire qu'ils aient une connaissance. Il est donc clair qu'une croyance vraie n'est pas une connaissance, quand elle est déduite d'une croyance fausse.De même, une croyance vraie ne peut pas être appelée une connaissance quand elle est déduite, par la voie d'un raisonnement faux, même de prémisses vraies. Si je sais que tous les Grecs sont des hommes et que Socrate était un homme, et que j'en infère que Socrate était un Grec, on ne peut pas dire que je sache que Socrate était un Grec, parce que, bien que mes prémisses et ma conclusion soient vraies, la conclusion ne suit pas des prémisses. RUSSELL, Les Problèmes de la philosophie notions : CROYANCE DÉMONSTRATION VÉRITÉ
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RUSSELL |
| 2005 | S | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Les valeurs morales sont-elles affaire de choix ?
notions : LIBERTÉ MORALE
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| 2005 | S | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
La technique n'est-elle qu'une application de la science ?
notions : TECHNIQUE
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| 2005 | S | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Entre nous et notre propre conscience, un voile s'interpose, voile épais pour le commun des hommes, voile léger, presque transparent, pour l'artiste et le poète. Quelle fée a tissé ce voile ? Fut-ce par malice ou par amitié ? Il fallait vivre, et la vie exige que nous appréhendions les choses dans le rapport qu'elles …
lire la suiteEntre nous et notre propre conscience, un voile s'interpose, voile épais pour le commun des hommes, voile léger, presque transparent, pour l'artiste et le poète. Quelle fée a tissé ce voile ? Fut-ce par malice ou par amitié ? Il fallait vivre, et la vie exige que nous appréhendions les choses dans le rapport qu'elles ont à nos besoins. Vivre consiste à agir. Vivre, c'est n'accepter des objets que l'impression utile pour y répondre par des réactions appropriées : les autres impressions doivent s'obscurcir ou ne nous arriver que confusément. Je regarde et je crois voir, j'écoute et je crois entendre, je m'étudie et je crois lire dans le fond de mon coeur. Mais ce que je vois et ce que j'entends du monde extérieur, c'est simplement ce que mes sens en extraient pour éclairer ma conduite ; ce que je connais de moi-même, c'est ce qui affleure à la surface, ce qui prend part à l'action. Mes sens et ma conscience ne me livrent donc de la réalité qu'une simplification pratique. Dans la vision qu'ils me donnent des choses et de moi-même, les différences inutiles à l'homme sont effacées, les ressemblances utiles à l'homme sont accentuées, des routes me sont tracées à l'avance où mon action s'engagera.BERGSON, Le Rire notions : ART CONSCIENCE PERCEPTION
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BERGSON |
| 2005 | TECHN. | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Beauté et utilité sont-elles incompatibles ?
notions : ART
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| 2005 | TECHN. | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Une même affirmation peut-elle être vraie aujourd'hui et fausse demain ?
notions : TEMPS VÉRITÉ
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| 2005 | TECHN. | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Les hommes qui, par profession, jugent et punissent, cherchent à fixer dans chaque cas particulier si un criminel est responsable de son acte, s'il a pu se servir de sa raison, s'il a agi pour obéir à des motifs et non pas inconsciemment ou par contrainte. Si on le punit, c'est d'avoir préféré les mauvaises raisons au…
lire la suiteLes hommes qui, par profession, jugent et punissent, cherchent à fixer dans chaque cas particulier si un criminel est responsable de son acte, s'il a pu se servir de sa raison, s'il a agi pour obéir à des motifs et non pas inconsciemment ou par contrainte. Si on le punit, c'est d'avoir préféré les mauvaises raisons aux bonnes raisons qu'il devait connaître. Lorsque cette connaissance fait défaut, conformément aux idées dominantes, l'homme n'est pas libre et pas responsable : à moins que son ignorance, par exemple son ignorance de la loi, ne soit la suite d'une négligence intentionnelle de sa part ; c'est donc autrefois déjà, lorsqu'il ne voulait pas apprendre ce qu'il devait, qu'il a préféré les mauvaises raisons aux bonnes et c'est maintenant qu'il pâtit (1) des conséquences de son choix. Si, par contre, il ne s'est pas aperçu des meilleures raisons, par hébétement ou idiotie (2), on n'a pas l'habitude de le punir. On dit alors qu'il ne possédait pas le discernement nécessaire, qu'il a agi comme une bête.NIETZSCHE (1) il pâtit des conséquences : il subit les conséquences. (2) hébétement ou idiotie : deux formes d'incapacité mentale. QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée principale du texte et précisez les étapes de son raisonnement. 2° Expliquez : a) "responsable de son acte" ; b) "'il a agi pour obéir à des motifs et non pas inconsciemment ou par contrainte" ; c) "On dit alors qu'il ne possédait pas le discernement nécessaire". 3° L'ignorance nous prive-t-elle de notre liberté ? notions : JUSTICE LIBERTÉ RAISON
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NIETZSCHE |
| 2005 | ES | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
La technique nous impose-t-elle une conception du monde ?
notions : TECHNIQUE
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| 2005 | ES | POLYNÉSIE | NORMALE |
L'art est-il une interprétation du monde ?
notions : ART INTERPRÉTATION
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| 2005 | ES | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Peut-on ne pas être l'auteur de ses pensées ?
notions : ESPRIT SUJET
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| 2005 | ES | POLYNÉSIE | NORMALE |
Peut-on désirer ce qu'on ne connaît pas ?
notions : DÉSIR
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| 2005 | ES | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
L'objet de la vie humaine est la félicité de l'homme. Mais qui de nous sait comment on y parvient ? Sans principe, sans but assuré, nous errons de désirs en désirs et ceux que nous venons à bout de satisfaire nous laissent aussi loin du bonheur qu'avant d'avoir rien obtenu. Nous n'avons de règle invariable, ni dans la…
lire la suiteL'objet de la vie humaine est la félicité de l'homme. Mais qui de nous sait comment on y parvient ? Sans principe, sans but assuré, nous errons de désirs en désirs et ceux que nous venons à bout de satisfaire nous laissent aussi loin du bonheur qu'avant d'avoir rien obtenu. Nous n'avons de règle invariable, ni dans la raison qui manque de soutien, de prise et de consistance, ni dans les passions qui se succèdent et s'entredétruisent incessamment. Victimes de l'aveugle inconstance de nos coeurs, la jouissance des biens désirés ne fait que nous préparer des privations et des peines, tout ce que nous possédons ne sert qu'à nous montrer ce qui nous manque et faute de savoir comment il faut vivre, nous mourons tous sans avoir vécu. S'il est quelque moyen possible de se délivrer de ce doute affreux, c'est de l'étendre pour un temps au delà des bornes naturelles, de se défier de tous ses penchants, de s'étudier soi-même, de porter au fond de son âme le flambeau de la vérité, d'examiner une fois tout ce qu'on pense, tout ce qu'on croit, tout ce qu'on sent et tout ce qu'on doit penser, sentir et croire pour être heureux autant que le permet la condition humaine.ROUSSEAU, Lettres morales. notions : BONHEUR DÉSIR EXISTENCE
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ROUSSEAU |
| 2005 | ES | POLYNÉSIE | NORMALE |
Ne sont aliénables que les biens qui, par nature, sont déjà susceptibles d'être extériorisés. Ainsi je ne puis considérer la personnalité comme une chose qui me soit extérieure, car dans la mesure où quelqu'un s'est démis de sa personnalité, il s'est réduit lui-même à l'état de simple chose. Pareille aliénation serait…
lire la suiteNe sont aliénables que les biens qui, par nature, sont déjà susceptibles d'être extériorisés. Ainsi je ne puis considérer la personnalité comme une chose qui me soit extérieure, car dans la mesure où quelqu'un s'est démis de sa personnalité, il s'est réduit lui-même à l'état de simple chose. Pareille aliénation serait nulle et non avenue. - Un homme aliènerait sa moralité s'il prenait, par exemple, l'engagement vis-à-vis d'un autre homme d'accomplir sur son ordre tous comportements possibles, tant criminels qu'indifférents. Un tel engagement serait sans force, car il concerne la liberté du vouloir, c'est-à-dire ce dont chacun est pour lui-même responsable. Moraux ou immoraux, les actes sont les comportements propres de celui qui les accomplit, et telle est leur nature que je ne puisse les aliéner. - Je ne puis davantage aliéner ma religion. Si une communauté ou même un individu avait abandonné à un tiers le soin de décider de ce que doit être sa croyance, ce serait là un engagement que chacun pourrait rompre unilatéralement, sans commettre aucune injustice à l'égard de ce tiers, puisque ce que je lui aurais abandonné ne pouvait, en aucun cas, devenir sa propriété.HEGEL, Propédeutique philosophique. notions : ÉCHANGES LIBERTÉ SUJET
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HEGEL |
| 2005 | L | POLYNÉSIE | NORMALE |
La justice est-elle affaire de morale ?
notions : JUSTICE MORALE
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| 2005 | L | POLYNÉSIE | SECOURS |
L'intérêt est-il l'unique lien social ?
notions : ÉCHANGES SOCIÉTÉ
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| 2005 | L | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Suffit-il de suivre sa conscience pour être dans son droit ?
notions : CONSCIENCE DROIT MORALE
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| 2005 | L | POLYNÉSIE | NORMALE |
Le jugement esthétique requiert-il de s'exercer dans la solitude ou dans la compagnie des hommes ?
notions : ART SOCIÉTÉ
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| 2005 | L | POLYNÉSIE | SECOURS |
Peut-on être méchant et libre ?
notions : LIBERTÉ MORALE
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| 2005 | L | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
La souffrance est-elle au coeur de l'existence ?
notions : EXISTENCE
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| 2005 | L | POLYNÉSIE | NORMALE |
Mais comment le passé, qui, par hypothèse, a cessé d'être, pourrait-il par lui-même se conserver ? N'y a-t-il pas là une contradiction véritable ? - Nous répondons que la question est précisément de savoir si le passé a cessé d'exister, ou s'il a simplement cessé d'être utile. Vous définissez arbitrairement le présent…
lire la suiteMais comment le passé, qui, par hypothèse, a cessé d'être, pourrait-il par lui-même se conserver ? N'y a-t-il pas là une contradiction véritable ? - Nous répondons que la question est précisément de savoir si le passé a cessé d'exister, ou s'il a simplement cessé d'être utile. Vous définissez arbitrairement le présent ce qui est, alors que le présent est simplement ce qui se fait. Rien n'est moins que le moment présent, si vous entendez par là cette limite indivisible qui sépare le passé de l'avenir. Lorsque nous pensons ce présent comme devant être, il n'est pas encore ; et quand nous le pensons comme existant, il est déjà passé. Que si, au contraire, vous considérez le présent concret et réellement vécu par la conscience, on peut dire que ce présent consiste en grande partie dans le passé immédiat. Dans la fraction de seconde que dure la plus courte perception possible de lumière, des trillions de vibrations ont pris place, dont la première est séparée de la dernière par un intervalle énormément divisé. Votre perception, si instantanée soit-elle, consiste donc en une incalculable multitude d'éléments remémorés, et, à vrai dire, toute perception est déjà mémoire. Nous ne percevons, pratiquement, que le passé, le présent pur étant l'insaisissable progrès du passé rongeant l'avenir.BERGSON, Matière et mémoire notions : CONSCIENCE TEMPS
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BERGSON |
| 2005 | L | POLYNÉSIE | SECOURS |
L'abolition de la religion en tant que bonheur illusoire, du peuple, c'est l'exigence de son bonheur réel. Exiger de renoncer aux illusions relatives à son état, c'est exiger de renoncer à une situation qui a besoin de l'illusion. La critique de la religion est donc en germe la critique de la vallée de larmes dont l'a…
lire la suiteL'abolition de la religion en tant que bonheur illusoire, du peuple, c'est l'exigence de son bonheur réel. Exiger de renoncer aux illusions relatives à son état, c'est exiger de renoncer à une situation qui a besoin de l'illusion. La critique de la religion est donc en germe la critique de la vallée de larmes dont l'auréole est la religion.La critique a arraché les fleurs imaginaires de la chaîne, non pour que l'homme porte sa chaîne sans consolation et sans fantaisie, mais pour qu'il rejette la chaîne et cueille la fleur vivante. La critique de la religion désillusionne l'homme afin qu'il réfléchisse, qu'il agisse, qu'il élabore sa réalité, comme le fait un homme désillusionné, devenu raisonnable, afin qu'il gravite autour de son véritable soleil, La religion n'est que le soleil illusoire qui se meut autour de l'homme tant que ce dernier ne se meut pas autour de soi-même. C'est donc la tâche de l'histoire d'établir la vérité de l'ici-bas, après qu'a disparu l'au-delà de la vérité. C'est en premier lieu la tâche de la philosophie, qui est au service de l'histoire, de démasquer l'aliénation dans ses formes non sacrées, une fois démasquée la forme sacrée de l'aliénation humaine. La critique du ciel se transforme ainsi en critique de la terre. MARX, Introduction à la Critique de la philosophie du Droit de Hegel. notions : BONHEUR LIBERTÉ RÉEL RELIGION VÉRITÉ
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MARX |
| 2005 | L | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
En ce qui concerne tout d'abord le pouvoir général de création artistique, on doit, une fois ce pouvoir admis, voir dans l'imagination la faculté artistique la plus importante. On doit cependant se garder de confondre l'imagination créatrice avec imagination purement passive. Nous donnerons à l'imagination créatrice l…
lire la suiteEn ce qui concerne tout d'abord le pouvoir général de création artistique, on doit, une fois ce pouvoir admis, voir dans l'imagination la faculté artistique la plus importante. On doit cependant se garder de confondre l'imagination créatrice avec imagination purement passive. Nous donnerons à l'imagination créatrice le nom de fantaisie. (...)La fantaisie ne s'en tient pas à la simple appréhension de la réalité extérieure et intérieure, car l'oeuvre d'art n'est pas seulement une révélation de l'esprit s'incarnant dans des formes extérieures, mais ce qu'elle doit exprimer avant tout, c'est la vérité et la rationalité du réel représenté. Cette rationalité du sujet choisi par l'artiste ne doit pas seulement être présente dans sa conscience et le stimuler, mais il doit, à force de réflexion, en avoir entrevu le fond de vérité et le caractère essentiel. Car sans la réflexion, l'homme ne peut avoir conscience de ce qui se passe en lui, et ce qui nous frappe justement dans une grande oeuvre d'art, c'est le fait, facile à constater, que son sujet a été longuement médité et n'a été réalisé qu'après avoir été retourné sur toutes ses faces et examiné mentalement sous tous ses aspects. Une fantaisie légère ne produit jamais une oeuvre durable. HEGEL, Esthétique. notions : ART ESPRIT RÉEL VÉRITÉ
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HEGEL |
| 2005 | S | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Obéir aux lois, est-ce perdre sa liberté ?
notions : LIBERTÉ LOI
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| 2005 | S | POLYNÉSIE | NORMALE |
Suffit-il de traiter tous les hommes de la même façon pour être juste ?
notions : JUSTICE SOCIÉTÉ
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| 2005 | S | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
L'art peut-il être un moyen d'accéder à la vérité ?
notions : ART VÉRITÉ
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| 2005 | S | POLYNÉSIE | NORMALE |
Connaître la vérité, est-ce découvrir le réel ?
notions : RÉEL VÉRITÉ
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| 2005 | S | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Il y a chez les hommes bien de la difficulté, bien de l'embarras quand il s'agit des choses extérieures. "Que vais-je faire ? Que peut-il advenir ? Quelle sera l'issue ? Pourvu que telle ou telle chose ne se rencontre !" Tous ces mots sont ceux de gens qui s'attachent aux choses indépendantes de la volonté. Quel homme…
lire la suiteIl y a chez les hommes bien de la difficulté, bien de l'embarras quand il s'agit des choses extérieures. "Que vais-je faire ? Que peut-il advenir ? Quelle sera l'issue ? Pourvu que telle ou telle chose ne se rencontre !" Tous ces mots sont ceux de gens qui s'attachent aux choses indépendantes de la volonté. Quel homme dit en effet : "Comment faire pour ne pas donner mon assentiment (1) à l'erreur ? pour ne pas me détourner de la vérité ?" S'il est assez doué pour s'inquiéter de pareilles choses, je l'avertirai : "Pourquoi t'inquiéter ? Cela dépend de toi ; sois en sécurité ; ne te hâte pas de donner ton assentiment avant d'appliquer la règle naturelle." S'il s'inquiète que ses désirs ne soient pas satisfaits et soient mis en échec, que ses aversions le fassent tomber sur l'objet détesté, d'abord je l'embrasserai parce qu'il a laissé de côté tout ce qui effraye les autres et toutes leurs craintes pour s'occuper de son activité propre, dans la région même où est son moi lui-même. Puis je lui dirai : "si tu ne veux pas échouer dans tes désirs ni tomber sur ce que tu détestes, ne désire rien qui te soit étranger, ne cherche à éviter rien de ce qui ne dépend pas de toi. Sinon tu dois échouer et tomber sur les objets détestés". Quelle difficulté là-dedans ? Où y a-t-il place pour ces phrases : "Que va-t-il survenir ? Quelle issue cela aura-t-il ? Pourvu que je ne rencontre pas ceci ou cela !" ?ÉPICTÈTE, Entretiens notions : DÉSIR LIBERTÉ VÉRITÉ
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