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| 2005 | S | POLYNÉSIE | NORMALE |
Notre sens de la beauté dépend beaucoup de ce principe : quand un objet a tendance à donner du plaisir à qui le possède, il est toujours regardé comme beau ; de même que celui qui tend à causer de la douleur est désagréable et laid. Ainsi, la commodité d'une maison, la fertilité d'un champ, la puissance d'un cheval ou…
lire la suiteNotre sens de la beauté dépend beaucoup de ce principe : quand un objet a tendance à donner du plaisir à qui le possède, il est toujours regardé comme beau ; de même que celui qui tend à causer de la douleur est désagréable et laid. Ainsi, la commodité d'une maison, la fertilité d'un champ, la puissance d'un cheval ou le bon tonnage, la sécurité et la rapidité d'un vaisseau, constituent les beautés principales de ces différents objets. Ici, l'objet que l'on nomme beau ne plaît que par sa tendance à produire un certain effet. Cet effet est le plaisir, ou le profit, de quelque autre personne. Or, le plaisir d'un étranger pour lequel nous n'avons pas d'amitié nous plaît seulement par sympathie. C'est, par conséquent, à ce principe qu'est due la beauté que nous trouvons à tout ce qui est utile. Il apparaîtra aisément, après réflexion, combien ce principe joue pour une part considérable dans la beauté. A chaque fois qu'un objet tend à donner du plaisir à son possesseur, ou, en d'autres termes, quand il est la cause véritable du plaisir, il est sûr de plaire au spectateur, par une sympathie délicate avec le possesseur. On juge belles la plupart des oeuvres d'art en proportion de leur adaptation à l'usage de l'homme, et même beaucoup des productions de la nature tirent leur beauté de cette source. Dans la plupart des cas, élégant et beau ne sont pas des qualités absolues mais relatives, et ne nous plaisent par rien d'autre que leur tendance à produire une fin qui est agréable.HUME, Traité de la nature humaine. notions : ART
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HUME |
| 2005 | TECHN. | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
La technique ôte-t-elle à l'homme sa responsabilité ?
notions : MORALE TECHNIQUE
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| 2005 | TECHN. | POLYNÉSIE | NORMALE |
La connaissance de la vérité donne-t-elle du pouvoir ?
notions : VÉRITÉ
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| 2005 | TECHN. | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
L'art doit-il suivre la nature ?
notions : ART
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| 2005 | TECHN. | POLYNÉSIE | NORMALE |
La technique n'est-elle qu'un moyen ?
notions : TECHNIQUE
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| 2005 | TECHN. | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Il n'y a donc point de liberté sans lois, ni où quelqu'un est au-dessus des lois : dans l'état même de nature l'homme n'est libre qu'à la faveur de la loi naturelle qui commande à tous. Un peuple libre obéit, mais il ne sert pas ; il a des chefs et non des maîtres ; il obéit aux lois, mais il n'obéit qu'aux lois et c'…
lire la suiteIl n'y a donc point de liberté sans lois, ni où quelqu'un est au-dessus des lois : dans l'état même de nature l'homme n'est libre qu'à la faveur de la loi naturelle qui commande à tous. Un peuple libre obéit, mais il ne sert pas ; il a des chefs et non des maîtres ; il obéit aux lois, mais il n'obéit qu'aux lois et c'est par la force des lois qu'il n'obéit pas aux hommes. Toutes les barrières qu'on donne dans les Républiques au pouvoir des magistrats ne sont établies que pour garantir de leurs atteintes l'enceinte sacrée des lois : ils en sont les Ministres (1) non les arbitres, ils doivent les garder non les enfreindre. Un peuple est libre, quelque forme qu'ait son gouvernement, quand dans celui qui le gouverne il ne voit point l'homme, mais l'organe de la loi. En un mot, la liberté suit toujours le sort des lois, elle règne ou périt avec elles ; je ne sache rien de plus certain.ROUSSEAU (1) Ministres : serviteurs QUESTIONS 1° Dégagez la thèse et les étapes de son argumentation. 2° Expliquez a) "dans l'état même de nature l'homme n'est libre qu'à la faveur de la loi naturelle qui commande à tous" ; b) "il ne voit point l'homme, mais l'organe de la loi" ; 3° Peut-on obéir tout en restant libre ? notions : LIBERTÉ LOI POLITIQUE
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ROUSSEAU |
| 2005 | TECHN. | POLYNÉSIE | NORMALE |
Il est extrêmement rare que les souveraines puissances (1) donnent des ordres d'une extrême absurdité, car, dans leur propre intérêt et afin de conserver leur pouvoir, il leur importe avant tout de veiller au bien général et de fonder leur gouvernement sur des critères raisonnables. Comme le dit Sénèque (2), nul n'a é…
lire la suiteIl est extrêmement rare que les souveraines puissances (1) donnent des ordres d'une extrême absurdité, car, dans leur propre intérêt et afin de conserver leur pouvoir, il leur importe avant tout de veiller au bien général et de fonder leur gouvernement sur des critères raisonnables. Comme le dit Sénèque (2), nul n'a été en mesure de poursuivre bien longtemps un règne par trop violent, Dans un régime démocratique, tout particulièrement, les décisions absurdes ne sont pas fort à redouter : il est presque impossible que la majorité des hommes, au sein d'un groupe un peu considérable, se mette d'accord sur une absurdité. En second lieu, on sait que le but et le principe de l'organisation en société consistent à soustraire les hommes au règne absurde de la convoitise, et les faire avancer - autant que possible - sur la voie de la raison, de sorte que leur vie s'écoule dans la concorde et la paix. Aussitôt donc que ce principe cesserait d'être mis en oeuvre, tout l'édifice s'écroulerait.SPINOZA (1) souveraines puissances : les autorités politiques (2)Sénèque : philosophe de l'Antiquité QUESTIONS : 1° Dégagez la thèse de l'auteur et les étapes de l'argumentation. 2° Expliquez : a) "dans leur propre intérêt et afin de conserver leur pouvoir, il leur importe avant tout de veiller au bien général". b) " Dans un régime démocratique, tout particulièrement, les décisions absurdes ne sont pas fort à redouter " ; c) "règne absurde de la convoitise". 3° Le but de l'organisation en société est-il de faire avancer les hommes sur la voie de la raison ? notions : DÉSIR ÉTAT POLITIQUE RAISON
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SPINOZA |
| 2004 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Peut-on être à la fois libre et heureux ?
notions : BONHEUR LIBERTÉ
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| 2004 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
L'activité artistique est-elle un travail ?
notions : ART TRAVAIL
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| 2004 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Si en effet, Socrate, tu veux bien faire réflexion sur le sens de cette expression punir les méchants, cela suffira pour te convaincre que les hommes regardent la vertu comme une chose qu'on peut acquérir ; personne en effet ne punit un homme injuste par la simple considération et le simple motif qu'il a commis une in…
lire la suiteSi en effet, Socrate, tu veux bien faire réflexion sur le sens de cette expression punir les méchants, cela suffira pour te convaincre que les hommes regardent la vertu comme une chose qu'on peut acquérir ; personne en effet ne punit un homme injuste par la simple considération et le simple motif qu'il a commis une injustice, à moins qu'il ne punisse à l'aveugle, comme une bête féroce ; mais celui qui veut punir judicieusement ne punit pas à cause de l'injustice, qui est chose passée, car il ne saurait faire que ce qui est fait ne soit pas fait ; mais il punit en vue de l'avenir, afin que le coupable ne retombe plus dans l'injustice et que son châtiment retienne ceux qui en sont les témoins. Penser ainsi, c'est penser que la vertu peut être enseignée, puisque le châtiment a pour but de détourner du vice. Telle est l'opinion de tous ceux qui punissent en leur nom et au nom de l'État.PLATON, Protagoras notions : JUSTICE
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PLATON |
| 2004 | L | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Le langage est-il une invention humaine ?
notions : LANGAGE
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| 2004 | L | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
L'esprit cesse-t-il d'être libre lorsque la vérité s'impose à lui ?
notions : ESPRIT LIBERTÉ VÉRITÉ
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| 2004 | L | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Ne nous laissons jamais aller aux disputes et aux batailles. Laissons là le combat, et, quels que soient les outrages que nous infligeront les insensés (car seuls les insensés sont capables d'outrage), n'y prêtons pas attention ; mettons dans le même sac les honneurs de la foule et ses injustices : ils ne méritent ni …
lire la suiteNe nous laissons jamais aller aux disputes et aux batailles. Laissons là le combat, et, quels que soient les outrages que nous infligeront les insensés (car seuls les insensés sont capables d'outrage), n'y prêtons pas attention ; mettons dans le même sac les honneurs de la foule et ses injustices : ils ne méritent ni notre joie, ni notre peine.Sans quoi, la crainte ou l'horreur des offenses nous feront négliger bien des obligations, et nous nous soustrairons à nos devoirs d'ordre public ou privé, fût-il question de vie ou de mort, angoissés à l'idée d'entendre une parole blessante. Parfois aussi, exaspérés contre les puissants, nous laisserons éclater notre colère avec une liberté sans mesure. Or la liberté ne consiste pas à ne rien supporter : non ! la liberté consiste à placer son âme au-dessus des injustices et à faire de soi-même la seule source de ses joies, à rompre avec les éléments extérieurs, pour ne pas avoir à mener la vie tourmentée de celui qui craint les rires et les mauvaises langues à toute heure et en tout lieu. Qui en effet ne serait capable de nous infliger une offense, dès lors qu'un seul homme a eu ce pouvoir ? SÉNÈQUE, De la Constance du sage notions : JUSTICE LIBERTÉ
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SÉNÈQUE |
| 2004 | S | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
L'État est-il menacé quand les citoyens discutent les lois ?
notions : ÉCHANGES ÉTAT LANGAGE LOI
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| 2004 | S | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Y a-t-il des désirs naturels ?
notions : DÉSIR
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| 2004 | S | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
On a établi une fausse comparaison entre les sciences, qui consistent tout entières en une connaissance qui appartient à l'esprit, et les arts (1), qui exigent quelque exercice et quelque disposition du corps ; on voyait bien qu'on ne saurait proposer au même homme l'apprentissage simultané de tous les arts, et qu'au …
lire la suiteOn a établi une fausse comparaison entre les sciences, qui consistent tout entières en une connaissance qui appartient à l'esprit, et les arts (1), qui exigent quelque exercice et quelque disposition du corps ; on voyait bien qu'on ne saurait proposer au même homme l'apprentissage simultané de tous les arts, et qu'au contraire celui qui n'en cultive qu'un seul devient plus aisément un maître artiste ; en effet, ce ne sont pas les mains d'un même homme qui peuvent s'accoutumer à cultiver les champs et à jouer de la cithare, ou à remplir différents offices de ce genre, aussi commodément qu'à pratiquer l'un seulement d'entre eux ; on a donc cru qu'il en était de même pour les sciences, et, en les distinguant l'une de l'autre à raison de la diversité de leurs objets, on a pensé qu'il fallait les étudier chacune à part, en laissant toutes les autres de côté. En quoi l'on s'est assurément trompé.Toutes les sciences ne sont en effet rien d'autre que l'humaine sagesse, qui demeure toujours une et identique à elle-même, quelque différents que soient les objets auxquels elle s'applique, et qui ne reçoit pas d'eux plus de diversité que n'en reçoit la lumière du soleil de la variété des choses qu'elle éclaire ; il n'y a donc pas lieu de contenir l'esprit en quelques bornes que ce soit ; loin en effet que la connaissance d'une seule vérité, à l'exemple de la pratique d'un seul art, nous empêche d'en découvrir une autre, elle nous y aide plutôt. DESCARTES, Règles pour la direction de l'esprit. (1) Le mot est ici pris dans le sens large qu'il avait anciennement, et qui couvre les métiers et techniques aussi bien que ce que nous appelons aujourd'hui les "beaux-arts". notions : ART ESPRIT RAISON TECHNIQUE
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DESCARTES |
| 2004 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
En quoi l'homme est-il un être de parole ?
notions : EXISTENCE LANGAGE
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| 2004 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
N'est-on heureux que par hasard ?
notions : BONHEUR
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| 2004 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Tous les hommes sont sensibles à la nécessité de la justice pour maintenir la paix et l'ordre, et tous les hommes sont sensibles à la nécessité de la paix et de l'ordre pour maintenir la société. En dépit de cette forte et évidente nécessité, telle est cependant la fragilité ou la perversité de notre nature qu'il est …
lire la suiteTous les hommes sont sensibles à la nécessité de la justice pour maintenir la paix et l'ordre, et tous les hommes sont sensibles à la nécessité de la paix et de l'ordre pour maintenir la société. En dépit de cette forte et évidente nécessité, telle est cependant la fragilité ou la perversité de notre nature qu'il est impossible aux hommes de rester fidèlement et infailliblement sur le chemin de la justice. Des circonstances extraordinaires se produisent qui amènent un homme à plutôt trouver ses intérêts défendus par la fraude et le vol qu'à être choqué par la fracture que son injustice crée dans l'union sociale. Mais beaucoup plus souvent, il se trouve détourné de ses intérêts supérieurs, importants mais lointains, par l'apparence du présent, ses tentations étant souvent très frivoles. Cette grande faiblesse est incurable dans la nature humaine.Les hommes doivent donc s'ingénier à pallier ce qu'ils ne peuvent guérir. Il leur faut instituer des personnes qu'ils nomment magistrats, dont la fonction spécifique est de promulguer les décrets de l'équité, d'en punir les transgresseurs, de fustiger (1) la fraude et la violence, et de contraindre les hommes, bien que récalcitrants, à suivre leurs intérêts réels et permanents. En un mot, l'obéissance est un nouveau devoir qu'il faut inventer afin de supporter celui de la justice ; et les liens de l'équité doivent être renforcés par ceux de l'assujettissement. HUME, De l'Origine du gouvernement. (1) "Fustiger" signifie dans ce texte "corriger". notions : DEVOIR JUSTICE SOCIÉTÉ
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HUME |
| 2004 | L | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Quelles leçons pouvons-nous tirer de nos expériences ?
notions : EXPÉRIENCE
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| 2004 | L | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
La loi doit-elle être la même pour tous ?
notions : JUSTICE LOI
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| 2004 | L | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Toute morale est contraire au laisser-aller, c'est une tyrannie qui s'exerce sur la "nature" et aussi sur la "raison" ; ce n'est pas pour autant une objection, à moins qu'on ne veuille décréter au nom de quelque autre morale l'interdiction de toute tyrannie et de toute déraison. L'essentiel de toute morale, ce qui en …
lire la suiteToute morale est contraire au laisser-aller, c'est une tyrannie qui s'exerce sur la "nature" et aussi sur la "raison" ; ce n'est pas pour autant une objection, à moins qu'on ne veuille décréter au nom de quelque autre morale l'interdiction de toute tyrannie et de toute déraison. L'essentiel de toute morale, ce qui en fait la valeur inestimable c'est qu'elle est une longue contrainte. [...] Il faut se souvenir que c'est toujours par l'effet d'une contrainte que le langage est parvenu à acquérir vigueur et liberté : contrainte métrique, tyrannie de la rime et du rythme. Que de peines se sont données dans toutes les nations les poètes et les orateurs, sans en excepter quelques prosateurs de nos jours, dont l'oreille est d'une exigence inexorable ! [...] Si étrange que cela puisse sembler, tout ce qui existe et a jamais existé sur la terre, en fait de liberté, de finesse, d'audace, de danse et de magistrale assurance, que ce soit dans la pensée proprement dite, dans l'art de gouverner, de parler ou de convaincre, dans les arts ou dans les morales, n'a jamais pu fleurir que sous la tyrannie de ces "lois arbitraires". Et je le dis très sérieusement, selon toute apparence c'est la contrainte qui est la nature ou le naturel, et non pas le laisser-aller. Tout artiste sait par expérience combien il est loin du sentiment du laisser-aller, quand il est dans l'état qui lui est le plus "naturel", l'état d'inspiration, où en pleine liberté il ordonne, dispose, agence et construit. Avec quelle rigueur et quelle précision délicate il obéit justement alors à de multiples lois dont la rigueur et la précision le mettraient au défi de les formuler en concepts ; comparé à ces lois, le concept le plus ferme a quelque chose de flottant, de complexe, d'équivoque. Pour le dire encore une fois, il semble que l'essentiel "au ciel et sur la terre" soit d'obéir longuement et toujours dans le même sens ; il en résulte, il finit toujours par en résulter quelque chose pour quoi il vaut la peine de vivre : vertu, art, musique, danse, raison, spiritualité, quelque chose d'illuminant, de raffiné, de fou, de divin.NIETZSCHE, Par delà Bien et mal. notions : ART LANGAGE LIBERTÉ MORALE
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NIETZSCHE |
| 2004 | S | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Pour connaître la vérité, faut-il nécessairement passer par l'erreur ?
notions : VÉRITÉ
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| 2004 | S | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
L'art peut-il être défini comme la production du beau ?
notions : ART
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| 2004 | S | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Quand on oppose la société idéale à la société réelle comme deux antagonistes qui nous entraîneraient en des sens contraires, on réalise et on oppose des abstractions. La société idéale n'est pas en dehors de la société réelle ; elle en fait partie. Bien loin que nous soyons partagés entre elles comme entre deux pôles…
lire la suiteQuand on oppose la société idéale à la société réelle comme deux antagonistes qui nous entraîneraient en des sens contraires, on réalise et on oppose des abstractions. La société idéale n'est pas en dehors de la société réelle ; elle en fait partie. Bien loin que nous soyons partagés entre elles comme entre deux pôles qui se repoussent, on ne peut pas tenir à l'une sans tenir à l'autre. Car une société n'est pas simplement constituée par la masse des individus qui la composent, par le sol qu'ils occupent, par les choses dont ils se servent, par les mouvements qu'ils accomplissent, mais, avant tout, par l'idée qu'elle se fait d'elle-même. Et sans doute, il arrive qu'elle hésite sur la manière dont elle doit se concevoir : elle se sent tiraillée en des sens divergents. Mais ces conflits, quand ils éclatent, ont lieu non entre l'idéal et la réalité, mais entre idéaux différents, entre celui d'hier et celui d'aujourd'hui, entre celui qui a pour lui l'autorité de la tradition et celui qui est seulement en voie de devenir.DURKHEIM, Les Formes élémentaires de la vie religieuse. notions : SOCIÉTÉ
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DURKHEIM |
| 2004 | ES | ANTILLES | NORMALE |
L'oeuvre d'art doit-elle d'abord plaire ?
notions : ART
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| 2004 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Peut-on séparer penser et parler ?
notions : ESPRIT LANGAGE
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| 2004 | ES | ANTILLES | NORMALE |
Y a-t-il des vérités indiscutables ?
notions : VÉRITÉ
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| 2004 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Notre bonheur doit-il quelque chose à la chance ?
notions : BONHEUR
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| 2004 | ES | ANTILLES | NORMALE |
La patrie ne peut subsister sans la liberté, ni la liberté sans la vertu, ni la vertu sans les citoyens ; vous aurez tout si vous formez des citoyens ; sans cela vous n'aurez que de méchants esclaves, à commencer par les chefs de l'État. Or former des citoyens n'est pas l'affaire d'un jour ; et pour les avoir hommes, …
lire la suiteLa patrie ne peut subsister sans la liberté, ni la liberté sans la vertu, ni la vertu sans les citoyens ; vous aurez tout si vous formez des citoyens ; sans cela vous n'aurez que de méchants esclaves, à commencer par les chefs de l'État. Or former des citoyens n'est pas l'affaire d'un jour ; et pour les avoir hommes, il faut les instruire enfants. Qu'on me dise que quiconque a des hommes à gouverner, ne doit pas chercher hors de leur nature une perfection dont ils ne sont pas susceptibles ; qu'il ne doit pas vouloir détruire en eux les passions, et que l'exécution d'un pareil projet ne serait pas plus désirable que possible. Je conviendrai d'autant mieux de tout cela, qu'un homme qui n'aurait point de passions serait certainement un fort mauvais citoyen : mais il faut convenir aussi que si l'on n'apprend point aux hommes à n'aimer rien, il n'est pas impossible de leur apprendre à aimer un objet plutôt qu'un autre, et ce qui est véritablement beau, plutôt que ce qui est difforme. Si, par exemple, on les exerce assez tôt à ne jamais regarder leur individu que par ses relations avec le corps de l'État, et à n'apercevoir, pour ainsi dire, leur propre existence que comme une partie de la sienne, ils pourront parvenir enfin à s'identifier en quelque sorte avec ce plus grand tout, à se sentir membres de la patrie, à l'aimer de ce sentiment exquis que tout homme isolé n'a que pour soi-même, à élever perpétuellement leur âme à ce grand objet, et à transformer ainsi en une vertu sublime, cette disposition dangereuse d'où naissent tous nos vices.ROUSSEAU, Sur l'Economie politique. notions : ÉTAT POLITIQUE SOCIÉTÉ
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ROUSSEAU |
| 2004 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Si, comme je le crois, les sentiments moraux ne sont pas innés, mais acquis, ils n'en sont pas moins, pour cela, naturels. Il est naturel à l'homme de parler, de raisonner, de bâtir des villes, de cultiver le sol, quoique ce soient là des facultés acquises. Les sentiments moraux, à la vérité, ne font pas partie de not…
lire la suiteSi, comme je le crois, les sentiments moraux ne sont pas innés, mais acquis, ils n'en sont pas moins, pour cela, naturels. Il est naturel à l'homme de parler, de raisonner, de bâtir des villes, de cultiver le sol, quoique ce soient là des facultés acquises. Les sentiments moraux, à la vérité, ne font pas partie de notre nature, si on entend par là qu'ils devraient être présents chez nous tous, à un degré appréciable quelconque ; fait regrettable, sans doute, et reconnu par ceux qui croient le plus fortement à l'origine transcendante de ces sentiments. Cependant, comme les autres aptitudes acquises, la faculté morale, si elle ne fait pas partie de notre nature, s'y développe naturellement ; comme les autres facultés, elle est capable de prendre naissance spontanément, et, très faible au début, elle peut être portée par la culture à un haut degré de développement. Malheureusement aussi, en recourant autant qu'il est nécessaire aux sanctions extérieures et en utilisant l'influence des premières impressions, on peut la développer dans n'importe quelle direction, ou presque ; en sorte qu'il n'y a guère d'idée, si absurde ou si malfaisante qu'elle soit, qu'on ne puisse imposer à l'esprit humain en lui donnant, par le jeu de ces influences, toute l'autorité de la conscience.MILL, De l'Utilitarisme. notions : CULTURE MORALE
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MILL |
| 2004 | L | ANTILLES | NORMALE |
Un homme peut-il perdre tous ses droits ?
notions : DROIT LIBERTÉ
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| 2004 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Doit-on apprendre à percevoir ?
notions : PERCEPTION
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| 2004 | L | ANTILLES | NORMALE |
La connaissance historique est-elle essentiellement interprétative ?
notions : HISTOIRE INTERPRÉTATION
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| 2004 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Nos relations avec autrui sont-elles nécessairement conflictuelles ?
notions : AUTRUI
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| 2004 | L | ANTILLES | NORMALE |
Chacun de nous est un corps soumis aux mêmes lois que toutes les autres portions de matière. Si on le pousse, il avance ; si on le tire, il recule, si on le soulève et qu'on l'abandonne, il retombe. Mais, à côté de ces mouvements qui sont provoqués mécaniquement par une cause extérieure, il en est d'autres qui semblen…
lire la suiteChacun de nous est un corps soumis aux mêmes lois que toutes les autres portions de matière. Si on le pousse, il avance ; si on le tire, il recule, si on le soulève et qu'on l'abandonne, il retombe. Mais, à côté de ces mouvements qui sont provoqués mécaniquement par une cause extérieure, il en est d'autres qui semblent venir du dedans et qui tranchent sur les précédents par leur caractère imprévu : on les appelle "volontaires". Quelle en est la cause ? C'est ce que chacun de nous désigne par les mots "je" ou "moi". Et qu'est-ce que le moi ? Quelque chose qui paraît, à tort ou à raison, déborder de toutes parts le corps qui y est joint, le dépasser dans l'espace aussi bien que dans le temps. Dans l'espace d'abord, car le corps de chacun de nous s'arrête aux contours précis qui le limitent, tandis que par notre faculté de percevoir, et plus particulièrement de voir, nous rayonnons bien au-delà de notre corps : nous allons jusqu'aux étoiles. Dans le temps ensuite, car le corps est matière, la matière est dans le présent et, s'il est vrai que le passé y laisse des traces, ce ne sont des traces de passé que pour une conscience qui les aperçoit et qui interprète ce qu'elle aperçoit à la lumière de ce qu'elle se remémore : la conscience, elle, retient ce passé, l'enroule sur lui-même au fur et à mesure que le temps se déroule et prépare avec lui un avenir qu'elle contribuera à créer.BERGSON, L'Énergie spirituelle. notions : CONSCIENCE ESPRIT MATIÈRE SUJET TEMPS
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BERGSON |
| 2004 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
C'est le futur qui décide si le passé est vivant ou mort. Le passé, en effet, est originellement projet, comme le surgissement actuel de mon être. Et, dans la mesure même où il est projet, il est anticipation ; son sens lui vient de l'avenir qu'il préesquisse. Lorsque le passé glisse tout entier au passé, sa valeur ab…
lire la suiteC'est le futur qui décide si le passé est vivant ou mort. Le passé, en effet, est originellement projet, comme le surgissement actuel de mon être. Et, dans la mesure même où il est projet, il est anticipation ; son sens lui vient de l'avenir qu'il préesquisse. Lorsque le passé glisse tout entier au passé, sa valeur absolue dépend de la confirmation ou de l'infirmation des anticipations qu'il était. Mais c'est précisément de ma liberté actuelle qu'il dépend de confirmer le sens de ces anticipations, en les reprenant à son compte, c'est-à-dire en anticipant, à leur suite, l'avenir qu'elles anticipaient ou de les infirmer en anticipant simplement un autre avenir. Ainsi l'ordre de mes choix d'avenir va déterminer un ordre de mon passé et cet ordre n'aura rien de chronologique. Il y aura d'abord le passé toujours vivant et toujours confirmé : mon engagement d'amour, tels contrats d'affaires, telle image de moi-même à quoi je suis fidèle. Puis le passé ambigu qui a cessé de me plaire et que je retiens par un biais : par exemple, ce costume que je porte - et que j'achetai à une certaine époque où j'avais le goût d'être à la mode - me déplaît souverainement à présent et, de ce fait, le passé où je l'ai choisi est véritablement mort. Mais d'autre part mon projet actuel d'économie est tel que je dois continuer à porter ce costume plutôt que d'en acquérir un autre. Dès lors il appartient à un passé mort et vivant à la fois.SARTRE, L'Être et le néant. notions : EXISTENCE LIBERTÉ TEMPS
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SARTRE |
| 2004 | S | ANTILLES | NORMALE |
Une société sans État est-elle possible ?
notions : ÉTAT SOCIÉTÉ
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| 2004 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Le travail n'est-il qu'un moyen de subsistance ?
notions : TRAVAIL
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| 2004 | S | ANTILLES | NORMALE |
Le désir est-il un obstacle à la liberté ?
notions : DÉSIR LIBERTÉ
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| 2004 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Est-ce à moi de juger mes actes ?
notions : MORALE SUJET
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| 2004 | S | ANTILLES | NORMALE |
Pour la vie quotidienne, dont les buts sont changeants et relatifs, des évidences et des vérités relatives suffisent. Mais la science cherche des vérités qui sont et restent valables une fois pour toutes, qui sont et doivent rester valables pour tous, elle cherche, par conséquent, des vérifications originales et radic…
lire la suitePour la vie quotidienne, dont les buts sont changeants et relatifs, des évidences et des vérités relatives suffisent. Mais la science cherche des vérités qui sont et restent valables une fois pour toutes, qui sont et doivent rester valables pour tous, elle cherche, par conséquent, des vérifications originales et radicales. Si, comme elle doit elle-même finir par le reconnaître, la science ne parvient pas en fait à réaliser un système de vérités absolues, et si elle est contrainte de modifier sans cesse ses vérités, elle n'en obéit pas moins à l'idée d'une vérité absolue ou rigoureusement attestée, et elle vit donc dans un horizon infini d'approximations qui convergent vers cette idée. Grâce à ces approximations, elle croit pouvoir infiniment dépasser la connaissance naïve et ainsi se dépasser elle-même.HUSSERL, Méditations cartésiennes. notions : VÉRITÉ
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HUSSERL |
| 2004 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
La raison ne voit que ce qu'elle produit elle-même d'après ses propres plans et elle doit prendre les devants avec les principes qui déterminent ses jugements, suivant des lois immuables, elle doit obliger la nature à répondre à ces questions et ne pas se laisser conduire pour ainsi dire en laisse par elle ; car autre…
lire la suiteLa raison ne voit que ce qu'elle produit elle-même d'après ses propres plans et elle doit prendre les devants avec les principes qui déterminent ses jugements, suivant des lois immuables, elle doit obliger la nature à répondre à ces questions et ne pas se laisser conduire pour ainsi dire en laisse par elle ; car autrement, faites au hasard et sans aucun plan tracé d'avance, nos observations ne se rattacheraient point à une loi nécessaire, chose que la raison demande et dont elle a besoin. Il faut donc que la raison se présente à la nature tenant, d'une main, ses principes qui seuls peuvent donner aux phénomènes concordant entre eux l'autorité de la loi, et de l'autre, l'expérimentation qu'elle a imaginée d'après ses principes, pour être instruite par elle, il est vrai, mais non pas comme un écolier qui se laisse dire tout ce qui plaît au maître, mais, au contraire, comme un juge en fonctions qui force les témoins à répondre aux questions qu'il leur pose.KANT, Critique de la raison pure. notions : EXPÉRIENCE RAISON THÉORIE
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KANT |
| 2004 | STI AA | ANTILLES | NORMALE |
Faut-il chercher la vérité au-delà des apparences ?
notions : VÉRITÉ
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| 2004 | STI AA | ANTILLES | NORMALE |
L'art n'est-il qu'un luxe ?
notions : ART
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La puissance des lois dépend encore plus de leur propre sagesse que de la sévérité de leurs ministres, et la volonté publique tire son plus grand poids de la raison qui l'a dictée : c'est pour cela que Platon (1) regarde comme une précaution très importante de mettre toujours à la tête des édits un préambule raisonné …
lire la suiteLa puissance des lois dépend encore plus de leur propre sagesse que de la sévérité de leurs ministres, et la volonté publique tire son plus grand poids de la raison qui l'a dictée : c'est pour cela que Platon (1) regarde comme une précaution très importante de mettre toujours à la tête des édits un préambule raisonné qui en montre la justice et l'utilité. En effet, la première des lois est de respecter les lois : la rigueur des châtiments n'est qu'une vaine ressource imaginée par de petits esprits pour substituer la terreur à ce respect qu'ils ne peuvent obtenir. On a toujours remarqué que les pays où les supplices sont les plus terribles, sont aussi ceux où ils sont le plus fréquents ; de sorte que la cruauté des peines ne marque guère que la multitude des infracteurs (2), et qu'en punissant tout avec la même sévérité, l'on force les coupables de commettre des crimes pour échapper à la punition de leurs fautes.ROUSSEAU (1) La connaissance de la doctrine de Platon n'est pas requise pour l'explication. (2) Infracteurs : ceux qui commettent des infractions, qui désobéissent aux lois. QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée directrice de ce texte et les étapes de son argumentation. 2° Expliquez : a) "la volonté publique tire son plus grand poids de la raison qui l'a dictée" ; b) "la première des lois est de respecter les lois" ; c) "l'on force les coupables de commettre des crimes pour échapper à la punition de leurs fautes". 3° D'où vient la force des lois ? notions : JUSTICE
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ROUSSEAU |
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