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| 2004 | L | LIBAN | NORMALE |
Y a-t-il de faux désirs ?
notions : DÉSIR
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| 2004 | L | LIBAN | NORMALE |
Peut-on connaître le vivant sans le dénaturer ?
notions : VIVANT
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| 2004 | L | LIBAN | NORMALE |
Ce qu'il y a de plus insensé, c'est de croire que tout ce qui est réglé par les institutions ou les lois des peuples est juste. Quoi ! Même les lois des tyrans ? Si les Trente (1) avaient voulu imposer aux Athéniens des lois, et si tous les Athéniens avaient aimé ces lois dictées par des tyrans, devrait-on les tenir p…
lire la suiteCe qu'il y a de plus insensé, c'est de croire que tout ce qui est réglé par les institutions ou les lois des peuples est juste. Quoi ! Même les lois des tyrans ? Si les Trente (1) avaient voulu imposer aux Athéniens des lois, et si tous les Athéniens avaient aimé ces lois dictées par des tyrans, devrait-on les tenir pour juste ? Le seul droit est celui qui sert de lien à la société, et une seule loi l'institue : cette loi qui établit selon la droite raison des obligations et des interdictions. Qu'elle soit écrite ou non, celui qui l'ignore est injuste. Mais si la justice est l'obéissance aux lois écrites et aux institutions des peuples et si, comme le disent ceux qui le soutiennent, l'utilité est la mesure de toutes choses, il méprisera et enfreindra les lois, celui qui croira y voir son avantage. Ainsi plus de justice, s'il n'y a pas une nature pour la fonder ; si c'est sur l'utilité qu'on la fonde, une autre utilité la renverse. Si donc le droit ne repose pas sur la nature, toutes les vertus disparaissent.CICÉRON, Des Lois. (1) Nom donné au gouvernement imposé par les Spartiates après la défaite d'Athènes. notions : JUSTICE LOI RAISON SOCIÉTÉ
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CICÉRON |
| 2004 | S | LIBAN | NORMALE |
La religion est-elle essentielle à l'homme ?
notions : RELIGION
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| 2004 | S | LIBAN | NORMALE |
Une oeuvre d'art est-elle un message ?
notions : ART LANGAGE
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| 2004 | S | LIBAN | NORMALE |
Des chercheurs, qui ne refuse pas de reconnaître les faits psychanalytiques, mais ne veulent pas admettre l'inconscient, se tirent d'affaire à l'aide du fait incontesté que la conscience aussi - en tant que phénomène - présente une large échelle de gradation dans l'intensité ou la clarté. De même qu'il y a des process…
lire la suiteDes chercheurs, qui ne refuse pas de reconnaître les faits psychanalytiques, mais ne veulent pas admettre l'inconscient, se tirent d'affaire à l'aide du fait incontesté que la conscience aussi - en tant que phénomène - présente une large échelle de gradation dans l'intensité ou la clarté. De même qu'il y a des processus qui sont conscients d'une façon très vive, très aiguë et très saisissable, de même l'expérience vécue nous en présente d'autres qui ne sont conscients que d'une façon faible et même à peine discernable ; et les plus faiblement conscients d'entre eux seraient précisément ceux pour lesquels la psychanalyse prétend employer le terme impropre d'inconscient. Ces processus seraient néanmoins conscients eux aussi ou "dans la conscience", et pourraient être rendus pleinement et fortement conscients si on leur accordait une attention suffisante.Pour autant que des arguments puissent avoir une influence sur la décision dans une telle question qui dépend ou bien d'une convention ou bien de facteurs affectifs, on peut ajouter ici les remarques suivantes : la référence à une échelle de clarté dans le fait d'être conscient n'a rien de contraignant et n'a pas plus de force démonstrative que les propositions de ce genre : il y a tant de degrés d'éclairement depuis la lumière la plus vive et aveuglante jusqu'à la faible lueur que, par conséquent, il n'y a absolument pas d'obscurité. [...] En outre, en subsumant l'imperceptible sous le conscient (1), on n'aboutit qu'à porter atteinte à la seule et unique certitude immédiate qui soit dans le psychique. Une conscience dont on ne sait rien, cela me paraît beaucoup plus absurde qu'un psychique inconscient. FREUD, Le Moi et le ça. (1) en subsumant l'imperceptible sous le conscient :: en comprenant dans le conscient. notions : CONSCIENCE INCONSCIENT
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FREUD |
| 2004 | ES | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Les hommes savent-ils l'histoire qu'ils font ?
notions : CONSCIENCE HISTOIRE
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| 2004 | ES | MÉTROPOLE | NORMALE |
Qu'est-ce que comprendre autrui ?
notions : AUTRUI
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| 2004 | ES | MÉTROPOLE | NORMALE |
Toute vérité est-elle démontrable ?
notions : DÉMONSTRATION VÉRITÉ
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| 2004 | ES | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
L'oeuvre d'art est-elle une expression privilégiée de l'esprit ?
notions : ART ESPRIT
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| 2004 | ES | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Le magistrat n'a pas à se soucier du bien des âmes, ni de leurs affaires dans l'autre monde. Si on l'institue, et si on lui confie le pouvoir, c'est seulement pour que les hommes puissent vivre en paix et en sécurité en société les uns avec les autres. En outre, il est évident que si le magistrat ordonne la pratique d…
lire la suiteLe magistrat n'a pas à se soucier du bien des âmes, ni de leurs affaires dans l'autre monde. Si on l'institue, et si on lui confie le pouvoir, c'est seulement pour que les hommes puissent vivre en paix et en sécurité en société les uns avec les autres. En outre, il est évident que si le magistrat ordonne la pratique des vertus, ce n'est pas parce qu'elles sont vertueuses et qu'elles obligent en conscience, ni parce qu'elles sont des devoirs que l'homme doit à Dieu, ni parce qu'elles sont la voie qu'il faut suivre pour obtenir sa grâce et sa faveur, mais seulement parce qu'elles sont avantageuses à l'homme dans ses rapports avec ses semblables, et parce que la plupart d'entre elles sont des liens et des noeuds fort solides pour la société, et qu'on ne saurait les relâcher sans ruiner tout l'édifice.Pour d'autres actions, qui n'ont pas une telle influence sur l'État, il peut bien s'agir de vices que l'on reconnaît pour tels à l'égard des autres - comme la convoitise, la désobéissance aux parents, l'ingratitude, la méchanceté, le désir de revanche et bien d'autres encore - mais le magistrat ne tire jamais le glaive pour les combattre. LOCKE, Essai sur la tolérance. notions : JUSTICE MORALE SOCIÉTÉ
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LOCKE |
| 2004 | ES | MÉTROPOLE | NORMALE |
II y a une vérité dont la connaissance me semble fort utile : qui est que, bien que chacun de nous soit une personne séparée des autres, et dont, par conséquent, les intérêts sont en quelque façon distincts de ceux du reste du monde, on doit toutefois penser qu'on ne saurait subsister seul, et qu'on est, en effet, l'u…
lire la suiteII y a une vérité dont la connaissance me semble fort utile : qui est que, bien que chacun de nous soit une personne séparée des autres, et dont, par conséquent, les intérêts sont en quelque façon distincts de ceux du reste du monde, on doit toutefois penser qu'on ne saurait subsister seul, et qu'on est, en effet, l'une des parties de l'univers, et plus particulièrement encore l'une des parties de cette terre, l'une des parties de cet État, de cette société, de cette famille, à laquelle on est joint par sa demeure, par son serment, par sa naissance. Et il faut toujours préférer les intérêts du tout, dont on est partie, à ceux de sa personne en particulier ; toutefois avec mesure et discrétion (1), car on aurait tort de s'exposer à un grand mal, pour procurer seulement un petit bien à ses parents ou à son pays ; et si un homme vaut plus, lui seul, que tout le reste de sa ville, il n'aurait pas raison de se vouloir perdre pour la sauver. Mais si on rapportait tout à soi-même, on ne craindrait pas de nuire beaucoup aux autres hommes, lorsqu'on croirait en retirer quelque petite commodité, et on n'aurait aucune vraie amitié, ni aucune fidélité, ni généralement aucune vertu ; au lieu qu'en se considérant comme une partie du public, on prend plaisir à faire du bien à tout le monde, et même on ne craint pas d'exposer sa vie pour le service d'autrui, lorsque l'occasion s'en présente ; voire on voudrait perdre son âme, s'il se pouvait, pour sauver les autres.DESCARTES, Lettre à Elisabeth (1) ici : discernement notions : AUTRUI SOCIÉTÉ SUJET
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DESCARTES |
| 2004 | L | MÉTROPOLE | NORMALE |
Doit-on tout attendre de l'État ?
notions : ÉTAT
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| 2004 | L | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Pour être juste est-il nécessaire de renoncer à son intérêt ?
notions : JUSTICE
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| 2004 | L | MÉTROPOLE | NORMALE |
La notion d'inconscient psychique est-elle contradictoire ?
notions : INCONSCIENT
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| 2004 | L | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Les historiens peuvent-ils éviter d'interpréter ?
notions : HISTOIRE INTERPRÉTATION
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| 2004 | L | MÉTROPOLE | NORMALE |
L'origine de toutes les erreurs est, en un certain sens, la même que celle des erreurs de calcul, qui arrivent aux arithméticiens. En effet, il arrive souvent qu'à défaut d'attention ou de mémoire, nous faisons ce qu'il ne faut pas faire ou que nous omettons ce qu'il faut faire, ou bien que nous croyons avoir fait ce …
lire la suiteL'origine de toutes les erreurs est, en un certain sens, la même que celle des erreurs de calcul, qui arrivent aux arithméticiens. En effet, il arrive souvent qu'à défaut d'attention ou de mémoire, nous faisons ce qu'il ne faut pas faire ou que nous omettons ce qu'il faut faire, ou bien que nous croyons avoir fait ce que nous n'avons pas fait, ou que nous avons fait ce que nous croyons n'avoir pas fait. Ainsi, il arrive que, dans le calcul (auquel correspond le raisonnement dans l'esprit), on oublie de poser certains signes nécessaires ou qu'on en mette qu'il ne faut pas ; qu'on néglige un des éléments du calcul en les rassemblant, ou qu'on opère contre la règle. Lorsque notre esprit est fatigué ou distrait, il ne fait pas suffisamment attention aux opérations qu'il est en train de faire, ou bien, par une erreur de mémoire, il accepte comme déjà prouvé ce qui s'est seulement profondément enraciné en nous par l'effet de répétitions fréquentes, ou d'un examen prolongé, ou d'un désir ardent. Le remède à nos erreurs est également le même que le remède aux erreurs de calcul : faire attention à la matière et à la forme (1), avancer lentement, répéter et varier l'opération, recourir à des vérifications et à des preuves, découper les raisonnements étendus, pour permettre à l'esprit de reprendre haleine, et vérifier chaque partie par des preuves particulières. Et puisque dans l'action on est quelquefois pressé, il est important de s'habituer à garder le sang-froid et la présence d'esprit, à l'exemple de ceux qui, même au milieu du bruit et sans calculer par écrit, savent exécuter des opérations sur des nombres très élevés. Ainsi l'esprit s'habitue à ne pas se laisser facilement distraire par les sensations externes ou par ses imaginations et ses affections propres, mais à rester maître de ce qu'il est en train de faire, à conserver sa faculté critique ou, comme on dit communément, son pouvoir de faire retour sur lui-même, de manière à pouvoir, tel un moniteur (2) étranger, se dire sans cesse à lui-même : vois ce que tu fais, pourquoi le fais-tu actuellement ?LEIBNIZ, Remarques sur Descartes (1) "la matière et la forme" : le contenu et l'enchaînement du raisonnement. (2) moniteur : quelqu'un qui avertit, conseille. notions : DÉMONSTRATION ESPRIT VÉRITÉ
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LEIBNIZ |
| 2004 | L | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Quand quelqu'un ne trouve pas beau un édifice, un paysage, un poème, il ne se laisse pas imposer intérieurement l'assentiment par cent voix, qui toutes louent ces choses. Certes il peut faire comme si cela lui plaisait à lui aussi, afin de ne pas passer pour dépourvu de goût et il peut même commencer à douter d'avoir …
lire la suiteQuand quelqu'un ne trouve pas beau un édifice, un paysage, un poème, il ne se laisse pas imposer intérieurement l'assentiment par cent voix, qui toutes louent ces choses. Certes il peut faire comme si cela lui plaisait à lui aussi, afin de ne pas passer pour dépourvu de goût et il peut même commencer à douter d'avoir assez formé son goût à la connaissance d'un nombre suffisant de choses de ce genre (tout de même que celui qui croit de loin voir une forêt, tandis que d'autres aperçoivent une ville, doute du jugement de sa propre vue). Mais ce qu'il voit bien clairement, c'est que l'assentiment d'autrui ne constitue pas une preuve valable pour le jugement sur la beauté. Et si d'autres peuvent voir et observer pour lui, et si ce que beaucoup ont vu d'une même manière peut constituer une raison démonstrative suffisante pour lui au point de vue théorique et par conséquent logique, même s'il croit avoir vu autrement, en revanche jamais ce qui a plu à un autre ne saurait servir de fondement à un jugement esthétique. Le jugement d'autrui défavorable à notre égard peut sans doute à bon droit nous rendre incertain sur le nôtre, mais il ne saurait jamais nous convaincre qu'il n'est pas légitime. Ainsi il n'existe aucune raison démonstrative empirique pour imposer le jugement de goût à quelqu'un.KANT, Critique de la faculté de juger. notions : ART AUTRUI DÉMONSTRATION
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KANT |
| 2004 | S | MÉTROPOLE | NORMALE |
Les hommes ont-ils besoin d'être gouvernés ?
notions : ÉTAT
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| 2004 | S | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Peut-on cesser de désirer ?
notions : DÉSIR
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| 2004 | S | MÉTROPOLE | NORMALE |
Faut-il chercher à tout démontrer ?
notions : DÉMONSTRATION
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| 2004 | S | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
L'artiste travaille-t-il ?
notions : ART TRAVAIL
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| 2004 | S | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Communément l'on n'entend pas par loi autre chose qu'un commandement, que les hommes peuvent également exécuter ou négliger, attendu qu'il contient la puissance de l'homme dans des limites déterminées au-delà desquels cette puissance s'étend, et ne commande rien qui dépasse ses forces ; il semble que l'on doive défini…
lire la suiteCommunément l'on n'entend pas par loi autre chose qu'un commandement, que les hommes peuvent également exécuter ou négliger, attendu qu'il contient la puissance de l'homme dans des limites déterminées au-delà desquels cette puissance s'étend, et ne commande rien qui dépasse ses forces ; il semble que l'on doive définir la loi comme une règle de vie que l'homme s'impose à lui-même ou impose à d'autres pour une fin quelconque. Toutefois, comme la vraie fin des lois n'apparaît d'ordinaire qu'à un petit nombre et que la plupart des hommes sont à peu près incapables de la percevoir, leur vie étant d'ailleurs fort peu conforme à la Raison, les législateurs ont sagement institué une autre fin bien différente de celle qui suit nécessairement de la nature des lois ; il promettent aux défenseurs des lois ce que le vulgaire (1) aime le plus, tandis qu'ils menacent leurs violateurs de ce qu'ils redoutent le plus. Ils se sont ainsi efforcés de contenir le vulgaire dans la mesure où il est possible de le faire, comme on contient un cheval à l'aide d'un frein. De là cette conséquence qu'on a surtout tenu pour loi une règle de vie prescrite aux hommes par le commandement d'autres hommes, si bien que, suivant le langage courant, ceux qui obéissent aux lois, vivent sous l'empire de la loi et qu'ils semblent être asservis. Il est très vrai que celui qui rend à chacun le sien par crainte du gibet, agit par le commandement d'autrui et est contraint par le mal qu'il redoute ; on ne peut dire qu'il soit juste ; mais celui qui rend à chacun le sien parce qu'il connaît la vraie raison des lois et leur nécessité, agit en constant accord avec lui-même et par son propre décret, non par le décret d'autrui ; il mérite donc être appelé juste.SPINOZA, Traité théologico-politique. notions : JUSTICE LOI
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SPINOZA |
| 2004 | S | MÉTROPOLE | NORMALE |
Le fait que l'ami est autre que le flatteur semble montrer clairement que le plaisir n'est pas un bien, ou qu'il y a des plaisirs spécifiquement différents. L'ami, en effet, paraît rechercher notre compagnie pour notre bien, et le flatteur pour notre plaisir, et à ce dernier on adresse des reproches et à l'autre des é…
lire la suiteLe fait que l'ami est autre que le flatteur semble montrer clairement que le plaisir n'est pas un bien, ou qu'il y a des plaisirs spécifiquement différents. L'ami, en effet, paraît rechercher notre compagnie pour notre bien, et le flatteur pour notre plaisir, et à ce dernier on adresse des reproches et à l'autre des éloges, en raison des fins différentes pour lesquelles ils nous fréquentent. En outre, nul homme ne choisirait de vivre en conservant durant toute son existence l'intelligence d'un petit enfant, même s'il continuait à jouir le plus possible des plaisirs de l'enfance ; nul ne choisirait non plus de ressentir du plaisir en accomplissant un acte particulièrement déshonorant, même s'il ne devait jamais en résulter pour lui de conséquence pénible. Et il y a aussi bien des avantages que nous mettrions tout notre empressement à obtenir, même s'ils ne nous apportaient aucun plaisir, comme voir, se souvenir, savoir, posséder les vertus. Qu'en fait des plaisirs accompagnent nécessairement ces avantages ne fait pour nous aucune différence, puisque nous les choisirions quand bien même ils ne seraient pour nous la source d'aucun plaisir. Qu'ainsi donc le plaisir ne soit pas le bien, ni que tout plaisir soit désirable, c'est là une chose, semble-t-il, bien évidente.ARISTOTE, Éthique à Nicomaque notions : EXISTENCE
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ARISTOTE |
| 2004 | STI AA | MÉTROPOLE | NORMALE |
La discussion est-elle source de vérité ?
notions : ÉCHANGES LANGAGE VÉRITÉ
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| 2004 | STI AA | MÉTROPOLE | NORMALE |
Que respecte-t-on en obéissant au droit : la force ou la justice ?
notions : DROIT JUSTICE
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| 2004 | STI AA | MÉTROPOLE | NORMALE |
Pour comprendre comment le sentiment du beau comporte lui-même des degrés, il faudrait le soumettre à une minutieuse analyse. Peut-être la peine qu'on éprouve à le définir tient-elle surtout à ce que l'on considère les beautés de la nature comme antérieures à celles de l'art : les procédés de l'art ne sont plus alors …
lire la suitePour comprendre comment le sentiment du beau comporte lui-même des degrés, il faudrait le soumettre à une minutieuse analyse. Peut-être la peine qu'on éprouve à le définir tient-elle surtout à ce que l'on considère les beautés de la nature comme antérieures à celles de l'art : les procédés de l'art ne sont plus alors que des moyens par lesquels l'artiste exprime le beau, et l'essence du beau demeure mystérieuse. Mais on pourrait se demander si la nature est belle autrement que par la rencontre heureuse de certains procédés de notre art, et si, en un certain sens, l'art ne procéderait pas de la nature. Sans même aller aussi loin, il semble plus conforme aux règles d'une saine méthode d'étudier d'abord le beau dans les oeuvres où il a été produit par un effort conscient, et de descendre ensuite par transitions insensibles de l'art à la nature, qui est artiste à sa manière.BERGSON QUESTIONS : 1° a) quelle est la question examinée par Bergson dans le texte ? b) quelle réponse lui apporte-t-il ? Montrez comment il l'établit. 2° a) expliquez : "les procédés de l'art ne sont plus alors que des moyens par lesquels l'artiste exprime le beau" ; b) expliquez : "si, en un certain sens, l'art ne précèderait pas la nature" ; c) pourquoi semble-t-il "plus conforme aux règles d'une saine méthode d'étudier d'abord le beau dans les oeuvres où il a été produit par un effort conscient" ? 3° Est-ce l'art qui nous rend sensibles aux beautés de la nature ? notions : ART
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BERGSON |
| 2004 | TECHN. | MÉTROPOLE | NORMALE |
L'artiste ne cherche-t-il qu'à divertir ?
notions : ART
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| 2004 | TECHN. | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
La vérité est-elle toujours préférable à l'illusion ?
notions : VÉRITÉ
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| 2004 | TECHN. | MÉTROPOLE | NORMALE |
Peut-on être esclave d'un objet technique ?
notions : LIBERTÉ TECHNIQUE
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| 2004 | TECHN. | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Peut-on être trop libre ?
notions : LIBERTÉ
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| 2004 | TECHN. | MÉTROPOLE | NORMALE |
Les enfants ne sont doués d'aucune raison avant d'avoir acquis l'usage de la parole ; mais on les appelle des créatures raisonnables à cause de la possibilité qui apparaît chez eux d'avoir l'usage de la raison dans l'avenir. Et la plupart des hommes, encore qu'ils aient assez d'usage du raisonnement pour faire quelque…
lire la suiteLes enfants ne sont doués d'aucune raison avant d'avoir acquis l'usage de la parole ; mais on les appelle des créatures raisonnables à cause de la possibilité qui apparaît chez eux d'avoir l'usage de la raison dans l'avenir. Et la plupart des hommes, encore qu'ils aient assez d'usage du raisonnement pour faire quelques pas dans ce domaine (pour ce qui est, par exemple, de manier les nombres jusqu'à un certain point), n'en font guère usage dans la vie courante : dans celle-ci, en effet, ils se gouvernent les uns mieux, les autres plus mal, selon la différence de leurs expériences, la promptitude de leur mémoire, et la façon dont ils sont inclinés vers des buts différents ; mais surtout selon leur bonne ou mauvaise fortune, et les uns d'après les erreurs des autres. Car pour ce qui est de la science, et de règles de conduite certaines, ils en sont éloignés au point de ne pas savoir ce que c'est.HOBBES QUESTIONS : 1° Dégagez la thèse du texte et la progression du raisonnement. 2° Expliquez : a) "on les appelle des créatures raisonnables à cause de la possibilité qui apparaît chez eux d'avoir l'usage de la raison dans l'avenir" ; b) "dans celle-ci [la vie courante], en effet, ils se gouvernent [...] surtout selon leur bonne ou mauvaise fortune, et les uns d'après les erreurs des autres." 3° Quels peuvent être les usages de la raison dans la vie courante ? notions : RAISON
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HOBBES |
| 2004 | TECHN. | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Nous pouvons observer que cette uniformité du genre humain n'empêche pas qu'il n'y ait beaucoup de diversité dans les sentiments de beauté et de valeur, et que l'éducation, la coutume, le préjugé, le caprice et l'humeur modifient fréquemment notre goût. Vous ne convaincrez jamais un homme à qui la musique italienne n'…
lire la suiteNous pouvons observer que cette uniformité du genre humain n'empêche pas qu'il n'y ait beaucoup de diversité dans les sentiments de beauté et de valeur, et que l'éducation, la coutume, le préjugé, le caprice et l'humeur modifient fréquemment notre goût. Vous ne convaincrez jamais un homme à qui la musique italienne n'est pas familière et dont l'oreille n'est pas habituée à suivre les complications de cette musique, qu'un air écossais n'est pas préférable. Vous n'avez même pas un seul argument, autre que votre propre goût, que vous puissiez employer pour soutenir votre cause ; et votre adversaire trouvera toujours en son goût personnel un argument plus convaincant en faveur de l'opinion contraire. Si vous êtes sages, chacun de vous accordera que l'autre peut avoir raison ; et comme il y a de nombreux exemples de cette diversité de goût, vous reconnaîtrez ensemble que beauté et valeur sont purement relatives et dépendent d'un sentiment agréable produit par un objet dans un esprit particulier conformément à la constitution et à la structure propre de cet esprit.HUME QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée centrale du texte et son argumentation. 2° Expliquez : a) "l'éducation, la coutume, le préjugé, le caprice et l'humeur modifient fréquemment notre goût" ; b) "vous n'avez même pas un seul argument, autre que votre propre goût, que vous puissiez employer pour soutenir votre cause" ; c) "beauté et valeur [...] dépendent d'un sentiment agréable produit par un objet dans un esprit particulier". 3° Est-il vrai que les hommes ne puissent s'entendre sur la valeur et la beauté d'une oeuvre d'art ? notions : ART CULTURE
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HUME |
| 2004 | TMD | MÉTROPOLE | NORMALE |
Est-ce par crainte que l'on obéit aux lois ?
notions : JUSTICE LOI
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| 2004 | TMD | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Puis-je penser sans autrui ?
notions : AUTRUI ESPRIT
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| 2004 | TMD | MÉTROPOLE | NORMALE |
Peut-on penser sans les mots ?
notions : ESPRIT LANGAGE
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| 2004 | TMD | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Une oeuvre d'art s'explique-t-elle par son contexte historique ?
notions : ART HISTOIRE
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| 2004 | TMD | MÉTROPOLE | NORMALE |
Les artistes ont un intérêt à ce qu'on croie aux intuitions soudaines, aux prétendues inspirations ; comme si l'idée de l'oeuvre d'art, du poème, la pensée fondamentale d'une philosophie, tombait du ciel comme un rayon de la grâce. En réalité, l'imagination du bon artiste ou penseur produit constamment du bon, du médi…
lire la suiteLes artistes ont un intérêt à ce qu'on croie aux intuitions soudaines, aux prétendues inspirations ; comme si l'idée de l'oeuvre d'art, du poème, la pensée fondamentale d'une philosophie, tombait du ciel comme un rayon de la grâce. En réalité, l'imagination du bon artiste ou penseur produit constamment du bon, du médiocre et du mauvais, mais son jugement, extrêmement aiguisé, exercé, rejette, choisit, combine ; ainsi, l'on se rend compte aujourd'hui d'après les carnets de Beethoven, qu'il a composé peu à peu ses plus magnifiques mélodies et les a en quelque sorte triées d'ébauches multiples. Celui qui discerne moins sévèrement et s'abandonne volontiers à la mémoire reproductrice pourra, dans certaines conditions, devenir un grand improvisateur ; mais l'improvisation artistique est à un niveau fort bas en comparaison des pensées artistiques choisies sérieusement et avec peine. Tous les grands hommes sont de grands travailleurs, infatigables non seulement à inventer, mais encore à rejeter, passer au crible, modifier, arranger.NIETZSCHE QUESTIONS : 1° Quelle est l'idée principale et quelles sont les étapes de son développement ? 2° Expliquez a) "Les artistes ont un intérêt à ce qu'on croie aux intuitions soudaines" ; b) "son jugement, extrêmement aiguisé, exercé, rejette, choisit, combine" ; c) "l'improvisation artistique est à un niveau fort bas en comparaison des pensées artistiques choisies sérieusement et avec peine". 3° L'oeuvre d'art est-elle seulement affaire de jugement ? notions : ART TRAVAIL
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NIETZSCHE |
| 2004 | TMD | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
C'est beaucoup que d'avoir fait régner l'ordre et la paix dans toutes les parties de la république ; c'est beaucoup que l'État soit tranquille et la loi respectée : mais si on ne fait rien de plus il y aura dans tout cela plus d'apparence que de réalités, et le gouvernement se fera difficilement obéir s'il se borne à …
lire la suiteC'est beaucoup que d'avoir fait régner l'ordre et la paix dans toutes les parties de la république ; c'est beaucoup que l'État soit tranquille et la loi respectée : mais si on ne fait rien de plus il y aura dans tout cela plus d'apparence que de réalités, et le gouvernement se fera difficilement obéir s'il se borne à l'obéissance. S'il est bon de savoir employer les hommes tels qu'ils sont, il vaut beaucoup mieux encore les rendre tels qu'on a besoin qu'ils soient ; l'autorité la plus absolue est celle qui pénètre jusqu'à l'intérieur de l'homme, et ne s'exerce pas moins sur la volonté que sur les actions. Il est certain que les peuples sont à la longue ce que le gouvernement les fait être. Guerriers, citoyens, hommes, quand il le veut : populace et canaille, quand il lui plaît : et tout prince qui méprise ses sujets se déshonore lui-même en montrant qu'il n'a pas su les rendre estimables. Formez donc des hommes si vous voulez commander à des hommes : si vous voulez qu'on obéisse aux lois, faites qu'on les aime, et que pour faire ce qu'on doit, il suffise de songer qu'on le doit faire.ROUSSEAU QUESTIONS : 1° Quelle est l'idée principale et quelles sont les étapes de son développement ? 2° Expliquez : a) "l'autorité la plus absolue est celle qui pénètre jusqu'à l'intérieur de l'homme" ; b) "guerriers, citoyens, hommes, quand il le veut : populace et canaille, quand il lui plaît" ; c) "formez donc des hommes si vous voulez commander à des hommes". 3° Revient-il à l'État de faire aimer la loi ? notions : DEVOIR ÉTAT POLITIQUE
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ROUSSEAU |
| 2004 | TECHN. | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Est-il toujours raisonnable de douter ?
notions : RAISON
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| 2004 | TECHN. | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Pourquoi accordons-nous de la valeur aux objets techniques ?
notions : TECHNIQUE
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| 2004 | TECHN. | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Le secret d'un homme, c'est la limite même de sa liberté, c'est son pouvoir de résistance aux supplices et à la mort. A ceux qui eurent une activité clandestine, les circonstances de leur lutte apportaient une expérience nouvelle : ils ne combattaient pas au grand jour, comme des soldats ; traqués dans la solitude, ar…
lire la suiteLe secret d'un homme, c'est la limite même de sa liberté, c'est son pouvoir de résistance aux supplices et à la mort. A ceux qui eurent une activité clandestine, les circonstances de leur lutte apportaient une expérience nouvelle : ils ne combattaient pas au grand jour, comme des soldats ; traqués dans la solitude, arrêtés dans la solitude, c'est dans le délaissement, dans le dénuement le plus complet qu'ils résistaient aux tortures : seuls et nus devant des bourreaux bien rasés, bien nourris, bien vêtus qui se moquaient de leur chair misérable et à qui une conscience satisfaite, une puissance sociale démesurée donnaient toutes les apparences d'avoir raison. Pourtant, au plus profond de cette solitude, c'étaient les autres, tous les autres, tous les camarades de résistance qu'ils défendaient ; un seul mot suffisait pour provoquer dix, cent arrestations. Cette responsabilité totale dans la solitude totale, n'est-ce pas le dévoilement même de notre liberté ?SARTRE notions : AUTRUI LIBERTÉ
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SARTRE |
| 2004 | ES | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Est-on totalement libre dans l'interprétation d'une oeuvre d'art ?
notions : ART INTERPRÉTATION LIBERTÉ
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| 2004 | ES | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
L'égalité des droits a-t-elle pour condition l'égalité économique ?
notions : DROIT ÉCHANGES
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| 2004 | ES | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Il y a pourtant des circonstances où les actes qui nous paraissent les plus dignes d'un homme juste, de l'homme que nous appelons homme de bien, se transforment en leurs contraires ; rendre un dépôt, faire une promesse et d'une manière générale accomplir ce qu'exigent la sincérité et la bonne foi, ce sont des devoirs …
lire la suiteIl y a pourtant des circonstances où les actes qui nous paraissent les plus dignes d'un homme juste, de l'homme que nous appelons homme de bien, se transforment en leurs contraires ; rendre un dépôt, faire une promesse et d'une manière générale accomplir ce qu'exigent la sincérité et la bonne foi, ce sont des devoirs que, dans certains cas, il devient juste d'enfreindre et de ne pas observer. Il convient de se rapporter ici aux fondements de la justice que j'ai posés au début : d'abord ne pas nuire à quiconque, ensuite être au service de l'intérêt commun. Quand les circonstances changent, le devoir change lui aussi, et il n'est pas toujours le même : il peut arriver que tenir une promesse convenue soit nuisible ou à celui à qui on a fait la promesse, ou à celui qui a promis. [...] Il ne faut donc pas tenir les promesses qui sont nuisibles à ceux à qui on les a faites ; et, également, si elles nous nuisent plus qu'elles ne servent à celui à qui nous les avons faites, il n'est pas contraire au devoir de préférer le plus au moins : par exemple, si l'on s'est engagé envers quelqu'un à venir en personne pour l'assister, et si dans l'intervalle on a un fils qui tombe gravement malade, il n'est pas contraire au devoir de ne pas faire ce qu'on avait dit qu'on ferait ; et c'est plutôt celui à qui l'on a fait la promesse qui s'écarterait de son devoir s'il se plaignait d'avoir été abandonné. Et qui ne voit qu'il ne faut pas tenir des promesses qu'on nous a arrachées par peur ou par ruse ? De ces promesses nous délie parfois la loi.CICÉRON, Traité des devoirs. notions : DEVOIR JUSTICE
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CICÉRON |
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L'inconscient n'est-il qu'un moindre degré de conscience ?
notions : CONSCIENCE INCONSCIENT
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Faut-il se défier de la langue courante pour penser correctement ?
notions : ESPRIT LANGAGE
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Il convient de travailler à l'élimination de maux concrets et non pour mettre en oeuvre un bien abstrait. Il ne faut pas chercher à instaurer le bonheur par des moyens politiques, mais au contraire à supprimer des maux réels. Ou encore, plus concrètement : il s'agit de combattre la pauvreté par des moyens directs, en …
lire la suiteIl convient de travailler à l'élimination de maux concrets et non pour mettre en oeuvre un bien abstrait. Il ne faut pas chercher à instaurer le bonheur par des moyens politiques, mais au contraire à supprimer des maux réels. Ou encore, plus concrètement : il s'agit de combattre la pauvreté par des moyens directs, en s'assurant, par exemple, que tous disposent d'un minimum de revenus, de lutter contre les épidémies et la maladie en créant des hôpitaux et des facultés de médecine, de combattre l'analphabétisme comme on lutte contre la criminalité. L'essentiel est d'employer des moyens directs. Il suffit de déterminer quel est le mal qui affecte le plus gravement la société et de s'efforcer patiemment de montrer à autrui la possibilité de l'éliminer. Mais il ne faut pas chercher à réaliser ces objectifs par des voies indirectes en définissant l'idéal lointain d'une société entièrement bonne et en s'attachant à mettre celui-ci en oeuvre. Quelle que soit la force du sentiment d'obligation que cette vision [...] nous inspire, il n'y a pas lieu de se sentir requis de lui donner corps ou de s'imaginer investi de la mission d'en faire découvrir à autrui toute la beauté. Il ne faut pas que cette vision imaginaire d'un monde merveilleux nous fasse négliger les revendications d'individus qui souffrent hic et nunc. Nos semblables sont fondés à attendre de nous un secours. Aucune génération ne doit être sacrifiée au nom des générations à venir et d'un idéal de bonheur qu'on risque de ne jamais atteindre. Je considère, en résumé, que l'allègement des maux dont souffrent les hommes est le problème qui se pose avec le plus d'acuité à une politique sociale rationnelle et que la question du bonheur est d'un autre ordre. Laissons au domaine privé cette recherche du bonheur.POPPER, Conjectures et réfutations. notions : BONHEUR POLITIQUE SOCIÉTÉ
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POPPER |
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La vérité est-elle la valeur suprême ?
notions : VÉRITÉ
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De quel droit l'État exerce-t-il un pouvoir ?
notions : DROIT ÉTAT
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