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| 1996 | L | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
La première fois qu'un enfant voit un bâton à moitié plongé dans l'eau, il voit un bâton brisé : la sensation est vraie, et elle ne laisserait pas de l'être, quand même nous ne saurions point la raison de cette apparence. Si donc vous lui demandez ce qu'il voit, il dit : un bâton brisé, et il dit vrai, car il est très…
lire la suiteLa première fois qu'un enfant voit un bâton à moitié plongé dans l'eau, il voit un bâton brisé : la sensation est vraie, et elle ne laisserait pas de l'être, quand même nous ne saurions point la raison de cette apparence. Si donc vous lui demandez ce qu'il voit, il dit : un bâton brisé, et il dit vrai, car il est très sûr qu'il a la sensation d'un bâton brisé. Mais quand, trompé par son jugement, il va plus loin, et qu'après avoir affirmé qu'il voit un bâton brisé, il affirme encore que ce qu'il voit est en effet un bâton brisé, alors il dit faux. Pourquoi cela ? parce qu'alors il devient plus actif, et qu'il ne juge plus par inspection, mais par induction, en affirmant ce qu'il ne sent, savoir que le jugement qu'il reçoit par un sens serait confirmé par un autre.Puisque toutes nos erreurs viennent de nos jugements, il est clair que si nous n'avions jamais besoin de juger, nous n'aurions nul besoin d'apprendre ; nous ne serions jamais dans le cas de nous tromper ; nous serions plus heureux de notre ignorance que nous ne pouvons l'être de notre savoir. ROUSSEAU notions : {JUGEMENT} PERCEPTION VÉRITÉ
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ROUSSEAU |
| 1996 | S | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Peut-on penser par soi-même sans penser contre soi-même ?
notions : CONSCIENCE ESPRIT
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| 1996 | S | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Rendre visible l'invisible, est-ce la vocation de l'art ?
notions : ART
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| 1996 | S | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Quels que soient les immenses services rendus à l'industrie par les théories scientifiques, quoique (...) la puissance soit nécessairement proportionnée à la connaissance, nous ne devons pas oublier que les sciences ont, avant tout, une destination plus directe et plus élevée, celle de satisfaire au besoin fondamental…
lire la suiteQuels que soient les immenses services rendus à l'industrie par les théories scientifiques, quoique (...) la puissance soit nécessairement proportionnée à la connaissance, nous ne devons pas oublier que les sciences ont, avant tout, une destination plus directe et plus élevée, celle de satisfaire au besoin fondamental qu'éprouve notre intelligence de connaître les lois des phénomènes. Pour sentir combien ce besoin est profond et impérieux, il suffit de penser un instant aux effets physiologiques de l'étonnement, et de considérer que la sensation la plus terrible que nous puissions éprouver est celle qui se produit toutes les fois qu'un phénomène nous semble s'accomplir contradictoirement aux lois naturelles qui nous sont familières. Ce besoin de disposer les faits dans un ordre que nous puissions concevoir (ce qui est l'objet propre de toutes les théories scientifiques) est tellement inhérent à notre organisation (1) que, si nous ne parvenions pas à la satisfaire par des conceptions positives, nous retournerions inévitablement aux explications théologiques et métaphysiques auxquelles il a primitivement donné naissance.COMTE (1) synonyme ici de "nature" notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {CONNAISSANCE} RAISON THÉORIE
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COMTE |
| 1996 | TECHN. | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Puis-je être certain d'être dans le vrai ?
notions : VÉRITÉ
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| 1996 | TECHN. | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
S'intéresser à l'histoire, est-ce se réfugier dans le passé ?
notions : HISTOIRE TEMPS
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| 1996 | TECHN. | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Il est vrai que, dans les démocraties, le peuple paraît faire ce qu'il veut : mais la liberté politique ne consiste point à faire ce que l'on veut. Dans un État, c'est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de fa…
lire la suiteIl est vrai que, dans les démocraties, le peuple paraît faire ce qu'il veut : mais la liberté politique ne consiste point à faire ce que l'on veut. Dans un État, c'est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit point vouloir.Il faut se mettre dans l'esprit ce que c'est que l'indépendance, et ce que c'est que la liberté. La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent : et, si un citoyen pouvait faire ce qu'elles défendent, il n'aurait plus de liberté, parce que les autres auraient tout de même (1) ce pouvoir. MONTESQUIEU (1) "tout de même" : tout autant, de la même façon. QUESTIONS : 1° Quelle est l'idée centrale de ce texte ? Comment Montesquieu l'établit-il ? 2° Expliquer : a) "un État, c'est-à-dire (...) une société où il y a des lois" ; b) Comment comprenez-vous l'expression : "ce que l'on doit vouloir" ? c) Comment définissez-vous "l'indépendance" ? 3° Les lois limitent-elles la liberté ? notions : ÉTAT LIBERTÉ LOI POLITIQUE
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MONTESQUIEU |
| 1996 | ES | POLYNÉSIE | NORMALE |
Tout peut-il s'expliquer historiquement ?
notions : HISTOIRE
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| 1996 | ES | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Dans la connaissance et dans l'action, faut-il toujours se méfier de ses premières impressions ?
notions : CROYANCE {CONNAISSANCE}
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| 1996 | ES | POLYNÉSIE | NORMALE |
Qu'est-ce qui fait la valeur d'une oeuvre d'art ?
notions : ART
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| 1996 | ES | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Dans quel but les hommes se donnent-ils des lois ?
notions : LOI
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| 1996 | ES | POLYNÉSIE | NORMALE |
Il me semble que, quelque pénibles que soient les travaux que la société exige, on peut tout faire avec des hommes libres.
Ce qui me fait penser ainsi, c'est qu'avant que le christianisme eût aboli en Europe la servitude civile, on regardait les travaux des mines comme si pénibles, qu'on croyait qu'ils ne pouvaient …
lire la suiteIl me semble que, quelque pénibles que soient les travaux que la société exige, on peut tout faire avec des hommes libres.Ce qui me fait penser ainsi, c'est qu'avant que le christianisme eût aboli en Europe la servitude civile, on regardait les travaux des mines comme si pénibles, qu'on croyait qu'ils ne pouvaient être faits que par des esclaves ou par des criminels. Mais on sait qu'aujourd'hui les hommes qui y sont employés vivent heureux. On a, par de petits privilèges, encouragé cette profession ; on a joint à l'augmentation du travail celle du gain ; et on est parvenu à leur faire aimer leur condition plus que toute autre qu'ils eussent pu prendre. Il n'y a point de travail si pénible qu'on ne puisse proportionner à la force de celui qui le fait, pourvu que ce soit la raison, et non pas l'avarice, qui le règle. On peut, par la commodité des machines que l'art invente ou applique, suppléer au travail forcé qu'ailleurs on fait faire aux esclaves. Les mines des Turcs, dans le banat de Témeswar (1), étaient plus riches que celles de Hongrie, et elles ne produisaient pas autant, parce qu'ils n'imaginaient jamais que les bras de leurs esclaves. Je ne sais si c'est l'esprit ou le coeur qui me dicte cet article-ci. Il n'y a peut-être pas de climat sur la terre où l'on ne pût engager au travail des hommes libres. Parce que les lois étaient mal faites on a trouvé des hommes paresseux : parce que ces hommes étaient paresseux, on les a mis dans l'esclavage. MONTESQUIEU (1) Province limitrophe de la Hongrie et de la Turquie notions : LIBERTÉ SOCIÉTÉ TECHNIQUE TRAVAIL
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MONTESQUIEU |
| 1996 | ES | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
L'art ne donne plus cette satisfaction des besoins spirituels, que des peuples et des temps révolus cherchaient et ne trouvaient qu'en lui. Les beaux jours de l'art grec comme l'âge d'or de la fin du Moyen Age sont passés. La culture réflexive de notre époque nous contraint, tant dans le domaine de la volonté que dans…
lire la suiteL'art ne donne plus cette satisfaction des besoins spirituels, que des peuples et des temps révolus cherchaient et ne trouvaient qu'en lui. Les beaux jours de l'art grec comme l'âge d'or de la fin du Moyen Age sont passés. La culture réflexive de notre époque nous contraint, tant dans le domaine de la volonté que dans celui du jugement, à nous en tenir à des vues universelles d'après lesquelles nous réglons tout ce qui est particulier ; formes universelles, lois, devoirs, droits, maximes sont les déterminations fondamentales qui commandent tout. Or le goût artistique comme la production artistique exigent plutôt quelque chose de vivant, dans lequel l'universel ne figure pas sous forme de loi et de maxime, mais confonde son action avec celle du sentiment et de l'impression, de la même façon que l'imagination fait une place à l'universel et au rationnel, en les unissant à une apparence sensible et concrète. Voilà pourquoi notre époque n'est en général pas propice à l'art...Dans ces circonstances l'art, ou du moins sa destination suprême, est pour nous quelque chose du passé. De ce fait, il a perdu pour nous sa vérité et sa vie ; il est relégué dans notre représentation, loin d'affirmer sa nécessité effective et de s'assurer une place de choix, comme il le faisait jadis. Ce que suscite en nous une oeuvre artistique de nos jours, mis à part un plaisir immédiat, c'est un jugement, étant donné que nous soumettons à un examen critique son fond, sa forme et leur convenance ou disconvenance réciproque. La science de l'art est donc bien plus un besoin à notre époque que dans les temps où l'art donnait par lui-même, en tant qu'art, pleine satisfaction. L'art nous invite à la médiation philosophique, qui a pour but non pas de lui assurer un renouveau, mais de reconnaître rigoureusement ce qu'il est dans son fond. HEGEL notions : {JUGEMENT} ART VÉRITÉ
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HEGEL |
| 1996 | L | POLYNÉSIE | NORMALE |
Les hommes n'agissent-ils que par intérêt ?
notions : {PRATIQUE]
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| 1996 | L | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
À quoi reconnaît-on qu'une expérience est scientifique ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} EXPÉRIENCE THÉORIE
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| 1996 | L | POLYNÉSIE | NORMALE |
Pourquoi des artistes ?
notions : ART
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| 1996 | L | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
La violence est-elle toujours destructrice ?
notions : {VIOLENCE}
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| 1996 | L | POLYNÉSIE | NORMALE |
Je pensai que les sciences des livres, au moins celles dont les raisons ne sont que probables, et qui n'ont aucune démonstration, s'étant composées et grossies peu à peu des opinions de plusieurs diverses personnes, ne sont point si approchantes de la vérité que les simples raisonnements que peut faire naturellement u…
lire la suiteJe pensai que les sciences des livres, au moins celles dont les raisons ne sont que probables, et qui n'ont aucune démonstration, s'étant composées et grossies peu à peu des opinions de plusieurs diverses personnes, ne sont point si approchantes de la vérité que les simples raisonnements que peut faire naturellement un homme de bon sens touchant les choses qui se présentent. Et ainsi je pensai que, pour ce que nous avons tous été enfants avant que d'être hommes, et qu'il nous a fallu longtemps être gouvernés par nos appétits et nos précepteurs, qui étaient souvent contraires les uns aux autres, et qui, ni les uns ni les autres, ne nous conseillaient peut-être pas toujours le meilleur, il est presque impossible que nos jugements soient si purs ni si solides qu'ils auraient été si nous avions eu l'usage entier de notre raison dès le point de notre naissance, et que nous n'eussions jamais été conduits que par elle.DESCARTES notions : {JUGEMENT} RAISON VÉRITÉ
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DESCARTES |
| 1996 | L | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Le droit ne dépend pas de l'intention qu'on a en agissant. On peut faire quelque chose avec une excellente intention, la conduite n'est pas pour autant justifiée, mais peut être, sans qu'on y prenne garde, contraire au droit. D'autre part, une conduite, par exemple l'affirmation de ma propriété, peut être juridiquemen…
lire la suiteLe droit ne dépend pas de l'intention qu'on a en agissant. On peut faire quelque chose avec une excellente intention, la conduite n'est pas pour autant justifiée, mais peut être, sans qu'on y prenne garde, contraire au droit. D'autre part, une conduite, par exemple l'affirmation de ma propriété, peut être juridiquement tout à fait justifiée et faire place cependant à une intention méchante, dans la mesure où il ne s'agit pas seulement pour moi de défendre mon droit, mais bien plutôt de nuire à autrui. Sur le droit comme tel cette intention n'a aucune influence.Le droit n'a rien à voir avec la conviction que ce que j'ai à faire soit juste ou injuste. Tel est particulièrement le cas en ce qui concerne la punition. On tâche sans doute de persuader le criminel qu'il est puni à bon droit. Mais qu'il en soit ou non convaincu ne change rien au droit qu'on lui applique. Enfin le droit ne dépend non plus en rien de la disposition d'esprit dans laquelle un acte est accompli. Il arrive très souvent qu'on agisse de façon correcte par simple crainte de la punition, ou parce qu'on a peur de n'importe quelle autre conséquence désagréable, telle que perdre sa réputation ou son crédit. Il se peut aussi qu'en agissant selon le droit on songe à la récompense qu'on obtiendra ainsi dans une autre vie. Le droit comme tel est indépendant de ces dispositions d'esprit. HEGEL notions : DROIT JUSTICE MORALE
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HEGEL |
| 1996 | S | POLYNÉSIE | NORMALE |
Ai-je besoin d'autrui pour être objectif ?
notions : AUTRUI SUJET
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| 1996 | S | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
L'État est-il, par définition, indifférent aux intérêts particuliers ?
notions : ÉTAT SOCIÉTÉ
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| 1996 | S | POLYNÉSIE | NORMALE |
L'artiste fait-il ce qu'il veut ?
notions : {VOLONTÉ} ART LIBERTÉ
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| 1996 | S | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Prendre conscience, est-ce se libérer ?
notions : CONSCIENCE LIBERTÉ
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| 1996 | S | POLYNÉSIE | NORMALE |
Parmi tous les arts et toutes nos facultés, vous n'en trouverez aucun qui soit capable de se prendre soi-même pour objet d'étude, aucun, par conséquent, qui soit apte à porter sur soi un jugement d'approbation ou de désapprobation. La grammaire, jusqu'où s'étend sa capacité spéculative ? Jusqu'à distinguer les lettres…
lire la suiteParmi tous les arts et toutes nos facultés, vous n'en trouverez aucun qui soit capable de se prendre soi-même pour objet d'étude, aucun, par conséquent, qui soit apte à porter sur soi un jugement d'approbation ou de désapprobation. La grammaire, jusqu'où s'étend sa capacité spéculative ? Jusqu'à distinguer les lettres. Et la musique ? Jusqu'à distinguer la mélodie. L'une ou l'autre se prend-elle pour objet d'étude ? Nullement. Mais si tu écris à un ami, le fait que tu dois choisir ces lettres-ci, la grammaire te le dira. Quant à savoir s'il faut oui ou non écrire à cet ami, la grammaire ne te le dira pas. Ainsi pour les mélodies, la musique. Mais faut-il chanter maintenant ou jouer de la lyre, ou ne faut-il ni chanter ni jouer de la lyre, la musique ne te le dira pas. Qui donc le dira ? La faculté qui se prend elle-même aussi bien que tout le reste comme objet d'étude. Quelle est-elle ? La Raison. Seule, en effet, de celles que nous avons reçues, elle est capable d'avoir conscience d'elle-même, de sa nature, de son pouvoir, de la valeur qu'elle apporte en venant en nous, et d'avoir conscience également des autres facultés.ÉPICTÈTE notions : ART RAISON TECHNIQUE
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ÉPICTÈTE |
| 1996 | S | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
La vérité, dit-on, consiste dans l'accord de la connaissance avec l'objet. Selon cette simple définition de mot, ma connaissance doit donc s'accorder avec l'objet pour avoir valeur de vérité. Or le seul moyen que j'ai de comparer l'objet avec ma connaissance c'est que je le connaisse. Ainsi ma connaissance doit se con…
lire la suiteLa vérité, dit-on, consiste dans l'accord de la connaissance avec l'objet. Selon cette simple définition de mot, ma connaissance doit donc s'accorder avec l'objet pour avoir valeur de vérité. Or le seul moyen que j'ai de comparer l'objet avec ma connaissance c'est que je le connaisse. Ainsi ma connaissance doit se confirmer elle-même, mais c'est bien loin de suffire à la vérité. Car puisque l'objet est hors de moi et que la connaissance est en moi, tout ce que je puis apprécier c'est si ma connaissance de l'objet s'accorde avec ma connaissance de l'objet. Les anciens appelaient diallèle (1) un tel cercle dans la définition. Et effectivement c'est cette faute que les sceptiques n'ont cessé de reprocher aux logiciens ; ils remarquaient qu'il en est de cette définition de la vérité comme d'un homme qui ferait une déposition au tribunal et invoquerait comme témoin quelqu'un que personne ne connaît, mais qui voudrait être cru en affirmant que celui qui l'invoque comme témoin est un honnête homme. Reproche absolument fondé, mais la solution du problème en question est totalement impossible pour tout le monde. En fait la question qui se pose ici est de savoir si, et dans quelle mesure il y a un critère de la vérité certain, universel et pratiquement applicable. Car tel est le sens de la question : qu'est-ce que la vérité ?KANT (1) mot d'origine grecque utilisé par les logiciens pour désigner un cercle vicieux notions : {CONNAISSANCE} {LOGIQUE} RÉEL VÉRITÉ
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KANT |
| 1996 | TECHN. | POLYNÉSIE | NORMALE |
Est-ce par crainte du châtiment que l'on obéit aux lois ?
notions : JUSTICE LOI
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| 1996 | TECHN. | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
À quoi sert la raison ?
notions : RAISON
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| 1996 | TECHN. | POLYNÉSIE | NORMALE |
Peut-on prouver qu'une oeuvre d'art est belle ?
notions : ART
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| 1996 | TECHN. | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Y a-t-il un sens à juger une oeuvre d'art du point de vue moral ?
notions : ART MORALE
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| 1996 | TECHN. | POLYNÉSIE | NORMALE |
L'homme ne peut devenir homme que par l'éducation. Il n'est que ce que l'éducation fait de lui. Il faut remarquer que l'homme n'est éduqué que par des hommes et par des hommes qui ont également été éduqués. C'est pourquoi le manque de discipline et d'instruction (que l'on remarque) chez quelques hommes fait de ceux-ci…
lire la suiteL'homme ne peut devenir homme que par l'éducation. Il n'est que ce que l'éducation fait de lui. Il faut remarquer que l'homme n'est éduqué que par des hommes et par des hommes qui ont également été éduqués. C'est pourquoi le manque de discipline et d'instruction (que l'on remarque) chez quelques hommes fait de ceux-ci de mauvais éducateurs pour leurs élèves. Si seulement un être d'une nature supérieure se chargeait de notre éducation, on verrait alors ce que l'on peut faire de l'homme. Mais comme l'éducation d'une part ne fait qu'apprendre certaines choses aux hommes et d'autre part ne fait que développer en eux certaines qualités, il est impossible de savoir jusqu'où vont les dispositions naturelles de l'homme. Si du moins avec l'appui des grands de ce monde et en réunissant les forces de beaucoup d'hommes on faisait une expérience, cela nous donnerait déjà beaucoup de lumières pour savoir jusqu'où il est possible que l'homme s'avance.KANT QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée principale du texte et les étapes de son argumentation. 2° Expliquez : a) "l'homme ne peut devenir homme que par l'éducation" ; b) "il est impossible de savoir jusqu'où vont les dispositions naturelles". 3° L'homme n'est-il que ce que d'autres hommes ont fait de lui ? notions : CULTURE SOCIÉTÉ
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KANT |
| 1996 | TECHN. | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Qu'arrive-t-il quand une de nos actions cesse d'être spontanée pour devenir automatique ? La conscience s'en retire. Dans l'apprentissage d'un exercice, par exemple, nous commençons par être conscients de chacun des mouvements que nous exécutons, parce qu'il vient de nous, parce qu'il résulte d'une décision et impliqu…
lire la suiteQu'arrive-t-il quand une de nos actions cesse d'être spontanée pour devenir automatique ? La conscience s'en retire. Dans l'apprentissage d'un exercice, par exemple, nous commençons par être conscients de chacun des mouvements que nous exécutons, parce qu'il vient de nous, parce qu'il résulte d'une décision et implique un choix, puis, à mesure que ces mouvements s'enchaînent davantage entre eux et se déterminent plus mécaniquement les uns les autres, nous dispensant ainsi de nous décider et de choisir, la conscience que nous en avons diminue et disparaît. Quels sont, d'autre part, les moments où notre conscience atteint le plus de vivacité ? Ne sont-ce pas les moments de crise intérieure, où nous hésitons entre deux ou plusieurs partis à prendre, où nous sentons que notre avenir sera ce que nous l'aurons fait. Les variations d'intensité de notre conscience semblent donc bien correspondre à la somme plus ou moins considérable de choix ou, si vous voulez, de création, que nous distribuons sur notre conduite. Tout porte à croire qu'il en est ainsi de la conscience en général. Si conscience signifie mémoire et anticipation, c'est que conscience est synonyme de choix.BERGSON QUESTIONS : 1° Dégagez la thèse du texte et l'argumentation. 2° Expliquez : a) “Dans l'apprentissage d'un exercice, par exemple, nous commençons par être conscients de chacun des mouvements que nous exécutons, parce qu'il vient de nous”. b) "conscience est synonyme de choix" ; 3° Est-ce dans l'hésitation que nous sommes le plus conscients ? notions : CONSCIENCE
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BERGSON |
| 1996 | ES | Sport Etude | Un homme peut-il m'être totalement étranger ? | ||
| 1996 | ES | Sport Etude | L'histoire enseigne-t-elle la relativité des valeurs ? | ||
| 1996 | L | Sport Etude | D'où vient que le progrès scientifique laisse subsister des croyances irrationnelles ? | ||
| 1996 | L | Sport Etude | La punition est-elle la forme légale de la vengeance ? | ||
| 1996 | S | Sport Etude | A-t-on le devoir d'aimer autrui ? | ||
| 1996 | S | Sport Etude | La connaissance scientifique abolit-elle toute croyance ? | ||
| 1996 | ES | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
L'histoire enseigne-t-elle la relativité des valeurs ?
notions : HISTOIRE
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| 1996 | ES | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
Un homme peut-il m'être totalement étranger ?
notions : AUTRUI
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| 1996 | ES | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
Une injustice que l'on a faite à quelqu'un est beaucoup plus lourde à porter qu'une injustice que quelqu'un d'autre vous a faite (non pas précisément pour des raisons morales, il faut le remarquer) ; car, au fond, celui qui agit est toujours celui qui souffre, mais bien entendu seulement quand il est accessible au rem…
lire la suiteUne injustice que l'on a faite à quelqu'un est beaucoup plus lourde à porter qu'une injustice que quelqu'un d'autre vous a faite (non pas précisément pour des raisons morales, il faut le remarquer) ; car, au fond, celui qui agit est toujours celui qui souffre, mais bien entendu seulement quand il est accessible au remords ou bien à la certitude que, par son acte, il aura armé la société contre lui et il se sera lui-même isolé. C'est pourquoi, abstraction faite de tout ce que commandent la religion et la morale, on devrait, rien qu'à cause de son bonheur intérieur, donc pour ne pas perdre son bien-être, se garder de commettre une injustice plus encore que d'en subir une : car dans ce dernier cas, on a la consolation de la bonne conscience, de l'espoir de la vengeance, de la pitié et de l'approbation des hommes justes, et même de la société tout entière, laquelle craint les malfaiteurs.NIETZSCHE notions : JUSTICE MORALE SOCIÉTÉ
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NIETZSCHE |
| 1996 | L | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
D'où vient que le progrès scientifique laisse subsister des croyances irrationnelles ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} CROYANCE
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| 1996 | L | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
La punition est-elle la forme légale de la vengeance ?
notions : JUSTICE LOI
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| 1996 | L | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
Les artistes ont quelque intérêt à ce que l'on croie à leurs intuitions subites, à leurs prétendues inspirations ; comme si l'idée de l'oeuvre d'art, du poème, la pensée fondamentale d'une philosophie tombaient du ciel tel un rayon de la grâce. En vérité, l'imagination du bon artiste, ou penseur, ne cesse pas de produ…
lire la suiteLes artistes ont quelque intérêt à ce que l'on croie à leurs intuitions subites, à leurs prétendues inspirations ; comme si l'idée de l'oeuvre d'art, du poème, la pensée fondamentale d'une philosophie tombaient du ciel tel un rayon de la grâce. En vérité, l'imagination du bon artiste, ou penseur, ne cesse pas de produire, du bon, du médiocre et du mauvais, mais son jugement, extrêmement aiguisé et exercé, rejette, choisit, combine ; on voit ainsi aujourd'hui, par les Carnets de Beethoven, qu'il a composé ses plus magnifiques mélodies petit à petit, les tirant pour ainsi dire d'esquisses multiples. Quant à celui qui est moins sévère dans son choix et s'en remet volontiers à sa mémoire reproductrice, il pourra le cas échéant devenir un grand improvisateur ; mais c'est un bas niveau que celui de l'improvisation artistique au regard de l'idée choisie avec peine et sérieux pour une oeuvre. Tous les grands hommes étaient de grands travailleurs, infatigables quand il s'agissait d'inventer, mais aussi de rejeter, de trier, de remanier, d'arranger.NIETZSCHE notions : ART TRAVAIL
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NIETZSCHE |
| 1996 | S | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
La connaissance scientifique abolit-elle toute croyance ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {CONNAISSANCE} CROYANCE
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| 1996 | S | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
A-t-on le devoir d'aimer autrui ?
notions : AUTRUI DEVOIR
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| 1996 | S | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
- Eh quoi ! La liberté est-elle absence de la raison ?
- A Dieu ne plaise ! Folie et liberté ne vont pas ensemble.
- Mais je veux que tout arrive suivant mon idée, quelle que soit cette idée.
- Tu es fou, tu déraisonnes. Ne sais-tu pas que la liberté est une belle chose, une chose précieuse ? Or, vouloir au pet…
lire la suite- Eh quoi ! La liberté est-elle absence de la raison ?- A Dieu ne plaise ! Folie et liberté ne vont pas ensemble. - Mais je veux que tout arrive suivant mon idée, quelle que soit cette idée. - Tu es fou, tu déraisonnes. Ne sais-tu pas que la liberté est une belle chose, une chose précieuse ? Or, vouloir au petit bonheur que se produise ce qui au petit bonheur m'est venu à l'idée risque non seulement de n'être pas beau, mais d'être même tout ce qu'il y a de plus laid. Voyons, que faisons-nous s'il s'agit d'écrire ? Est-ce que je me propose d'écrire selon ma volonté le nom de Dion ? Non, mais on m'apprend à vouloir l'écrire comme il doit l'être. (...) Sinon, il serait absolument inutile d'apprendre n'importe quoi, si chacun pouvait accommoder ses connaissances à sa volonté. Et ce serait uniquement dans le domaine le plus grave et le plus important, celui de la liberté, qu'il me sera permis de vouloir au petit bonheur ? Nullement, mais s'instruire consiste précisément à apprendre à vouloir chaque chose comme elle arrive. ÉPICTÈTE notions : LIBERTÉ RAISON
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ÉPICTÈTE |
| 1996 | TECHN. | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
Sommes-nous maîtres de notre histoire ?
notions : HISTOIRE LIBERTÉ
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| 1996 | TECHN. | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
Est-ce seulement par peur du châtiment que l'on obéit à la loi ?
notions : JUSTICE LOI
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| 1996 | TECHN. | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
À quoi vise l'art, sinon à nous montrer, dans la nature et dans l'esprit, hors de nous et en nous, des choses qui ne frappaient pas explicitement nos sens et notre conscience ? Le poète et le romancier qui expriment un état d'âme ne le créent certes pas de toutes pièces, ils ne seraient pas compris de nous si nous n'o…
lire la suiteÀ quoi vise l'art, sinon à nous montrer, dans la nature et dans l'esprit, hors de nous et en nous, des choses qui ne frappaient pas explicitement nos sens et notre conscience ? Le poète et le romancier qui expriment un état d'âme ne le créent certes pas de toutes pièces, ils ne seraient pas compris de nous si nous n'observions pas en nous, jusqu'à un certain point, ce qu'ils nous disent d'autrui. Au fur et à mesure qu'ils nous parlent, des nuances d'émotions et de pensée nous apparaissent qui pouvaient être représentées en nous depuis longtemps, mais qui demeuraient invisibles : telle l'image photographique qui n'a pas encore été plongée dans le bain où elle se révélera. Le poète est ce révélateur. Mais nulle part la fonction de l'artiste ne se montre aussi clairement que dans celui des arts qui fait la plus large place à l'imitation, je veux dire la peinture. Les grands peintres sont des hommes auxquels remonte une certaine vision des choses qui est devenue ou qui deviendra la vision de tous les hommes.BERGSON QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée directrice du texte et les étapes de son argumentation. 2° a) Analysez la comparaison qu'établit Bergson entre le rôle du "bain" dans lequel l'image photographique est "plongée" et le rôle de "révélateur" du poète ; b) expliquez : "une certaine vision des choses qui est devenue ou qui deviendra la vision de tous les hommes". 3° Créer ou imiter : l'artiste doit-il choisir ? notions : ART CONSCIENCE ESPRIT
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BERGSON |
| 1995 | S | Aix-Marseille | Les connaissances scientifiques peuvent-elles servir à lutter contre le fanatisme ? |