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| 2015 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
La démonstration suffit-elle à établir la vérité aux yeux de tous?
notions : DÉMONSTRATION VÉRITÉ
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| 2015 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
L'État doit-il mettre fin à tous les conflits?
notions : ÉTAT
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| 2015 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Connaître le bien et le mal, sentir la raison des devoirs de l\'homme, ce n\'est pas l\'affaire d\'un enfant.
La nature veut que les enfants soient enfants avant que d\'être hommes. Si nous vouons pervertir cet ordre, nous produirons des fruits précoces, qui n\'auront ni maturité ni saveur et ne tarderont pas à se c…
lire la suiteConnaître le bien et le mal, sentir la raison des devoirs de l\'homme, ce n\'est pas l\'affaire d\'un enfant.La nature veut que les enfants soient enfants avant que d\'être hommes. Si nous vouons pervertir cet ordre, nous produirons des fruits précoces, qui n\'auront ni maturité ni saveur et ne tarderont pas à se corrompre; nous aurons de jeunes docteurs et de vieux enfants. L\'enfance a des manières de voir, de penser, de sentir, qui lui sont propres; rien n\'est moins sensé que dy vouloir substituer les nôtres; et j\'aimerais autant exiger qu\'enfant eût cinq pieds de haut que, que du jugement à dix ans. En effet, à quoi lui servirait la raison à cet âge? Elle est le frein de la force, et l\'enfant n\'a pas besoin de ce frein. En essayant de persuader à vos élèves le devoir d\'obéissance, vous joignez à cette prétendue persuasion la force et les menaces, ou, qui pis est, la flatterie et les promesses. Ainsi donc, amorcés par l\'intérêt ou contraints par la force, ils font semblant d\'être convaincus par la raison. Ils voient très bien que l\'obéissance leur est avantageuse, et la rébellion nuisible, aussitôt que vous vous apercevez de l\'une ou de l\'autre. Mais comme vous n\'exigez rien d\'eux qui ne leur soit désagréable, et qu\'il est toujours pénible de faire les volontés d\'autrui, ils se cachent pour faire les leurs, persuadés qu\'ils font bien si l\'on ignore leur désobéissance, mais prêts à convenir qu\'ils font mal, s\'ils sont découverts, de crainte d\'un plus grand mal. La raison du devoir n\'étant pas de leur âge, il n\'y a homme au monde qui vînt à bout de la leur rendre vraiment sensible; mais la crainte du châtiment, l\'espoir du pardon, l\'importunité, l\'embarras de répondre leur arrachent tous les aveux qu\'on exige; et l\'on croit les avoir convaincus, quand on ne les a qu\'ennuyés ou intimidés. ROUSSEAU, Émile ou de l\'éducation, 1762. notions : MORALE RAISON
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ROUSSEAU |
| 2015 | L | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Puis-je ignorer ce que je désire?
notions : DÉSIR
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| 2015 | L | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Si tous les hommes sont égaux, comment justifier l'obéissance?
notions : DROIT JUSTICE
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| 2015 | L | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Chercher du travail en vue du salaire – voilà en quoi presque tous les hommes sont égaux dans les pays civilisés : pour eux tous, le travail n’est qu’un moyen, et non le but lui-même ; aussi bien sont-ils peu raffinés dans le choix du travail, pourvu qu’il rapporte un gain appréciable. Or il se trouve quelques ra…
lire la suiteChercher du travail en vue du salaire – voilà en quoi presque tous les hommes sont égaux dans les pays civilisés : pour eux tous, le travail n’est qu’un moyen, et non le but lui-même ; aussi bien sont-ils peu raffinés dans le choix du travail, pourvu qu’il rapporte un gain appréciable. Or il se trouve quelques rares personnes qui préfèrent périr plutôt que de se livrer sans plaisir au travail ; ce sont ces natures exigeantes et difficiles à satisfaire qui n’ont que faire d’un gain considérable, si le travail ne constitue pas lui-même le gain de tous les gains. De cette espèce d’hommes rares font partie les artistes et les contemplatifs de toutes sortes, mais aussi ces oisifs qui passent leur vie à la chasse, en voyages ou dans des intrigues et des aventures amoureuses. Tous ceux-là veulent le travail et la peine pour autant qu’ils sont liés au plaisir, et le travail le plus pénible, le plus dur s’il le faut. Au demeurant, ils sont d’une paresse résolue, dût-elle entraîner l’appauvrissement, le déshonneur et mettre en danger la santé et la vie. Ils ne craignent pas tant l’ennui que le travail sans plaisir : ils ont même besoin de s’ennuyer beaucoup s’ils veulent réussir dans leur propre travail. Pour le penseur comme pour tous les esprits sensibles l’ennui est ce désagréable « calme plat » de l’âme, qui précède l’heureuse navigation et les vents joyeux : il faut qu’il le supporte, qu’il en attende l’effet – c’est là précisément ce que les natures les plus faibles ne peuvent absolument pas obtenir d’elles- mêmes ! Chasser l’ennui par n’importe quel moyen est aussi vulgaire que travailler sans plaisir.NIETZSCHE, Le Gai savoir, 1882. notions : TRAVAIL
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NIETZSCHE |
| 2015 | S | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Faut-il craindre la puissance de nos désirs?
notions : DÉSIR
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| 2015 | S | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Toute société a-t-elle besoin de lois?
notions : LOI SOCIÉTÉ
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| 2015 | S | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Lorsque, dans les matières qui se fondent sur l’expérience et le témoignage, nous bâtissons notre connaissance sur l’autorité d’autrui, nous ne nous rendons ainsi coupables d’aucun préjugé ; car, dans ce genre de choses, puisque nous ne pouvons faire nous-mêmes l’expérience de tout ni le comprendre par notre p…
lire la suiteLorsque, dans les matières qui se fondent sur l’expérience et le témoignage, nous bâtissons notre connaissance sur l’autorité d’autrui, nous ne nous rendons ainsi coupables d’aucun préjugé ; car, dans ce genre de choses, puisque nous ne pouvons faire nous-mêmes l’expérience de tout ni le comprendre par notre propre intelligence, il faut bien que l’autorité de la personne soit le fondement de nos jugements. Mais lorsque nous faisons de l’autorité d’autrui le fondement de notre assentiment à l’égard de connaissances rationnelles, alors nous admettons ces connaissances comme simple préjugé. Car c’est de façon anonyme que valent les vérités rationnelles ; il ne s’agit pas alors de demander : qui a dit cela ? mais bien qu’a-t-il dit ? Peu importe si une connaissance a une noble origine ; le penchant à suivre l’autorité des grands hommes n’en est pas moins très répandu tant à cause de la faiblesse des lumières personnelles que par désir d’imiter ce qui nous est présenté comme grand.KANT, Logique, 1800. |
KANT |
| 2015 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Le désir est-il produit par la société?
notions : DÉSIR SOCIÉTÉ
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| 2015 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Toute interprétation est-elle subjective?
notions : INTERPRÉTATION SUJET
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| 2015 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Toutes les lois civiles sont générales et concernent uniquement certaines circonstances essentielles du cas, sans prendre en considération les caractères, les situations et les relations de la personne intéressée, ni toutes les conséquences particulières qui peuvent résulter de la détermination de ces lois da…
lire la suiteToutes les lois civiles sont générales et concernent uniquement certaines circonstances essentielles du cas, sans prendre en considération les caractères, les situations et les relations de la personne intéressée, ni toutes les conséquences particulières qui peuvent résulter de la détermination de ces lois dans un cas particulier qui se présente. Elles privent sans scrupule un homme bienfaisant de tous ses biens, s’ils ont été acquis par erreur, sans juste titre, afin de les attribuer à un avare égoïste qui a déjà entassé des quantités énormes de richesses superflues. L’utilité publique exige que la propriété soit régie par des règles générales inflexibles ; et bien que l’on adopte de telles règles pour servir au mieux cette même utilité publique, il leur est impossible de prévenir toutes les mésaventures particulières ou de faire en sorte que des conséquences bénéfiques résultent de chaque cas individuel. Il suffit que le plan ou projet dans son ensemble soit nécessaire au maintien de la société civile et que, d’une manière générale, la somme du bien en soit amenée à l’emporter nettement sur celle du mal.HUME, Enquête sur les principes de la morale, 18751. notions : MORALE SOCIÉTÉ
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HUME |
| 2015 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
La politique doit-elle être l'affaire des spécialistes?
notions : POLITIQUE
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| 2015 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Peut-on être heureux sans le savoir?
notions : BONHEUR
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| 2015 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Si on nous demande pourquoi nous croyons que le soleil se lèvera demain, il est clair que nous répondrons tout naturellement « parce qu’il s’est levé jusqu’ici chaque jour ». Nous croyons fermement qu’il se lèvera à l’avenir, parce qu’il s’est ainsi levé dans le passé. Mis au défi d’expliquer pourquoi nous croy…
lire la suiteSi on nous demande pourquoi nous croyons que le soleil se lèvera demain, il est clair que nous répondrons tout naturellement « parce qu’il s’est levé jusqu’ici chaque jour ». Nous croyons fermement qu’il se lèvera à l’avenir, parce qu’il s’est ainsi levé dans le passé. Mis au défi d’expliquer pourquoi nous croyons qu’il continuera à se lever comme auparavant, nous invoquerons peut-être les lois du mouvement: la terre, répondrons-nous, est un corps en rotation libre, et un mouvement de ce genre ne cesse qu’en cas d’interférence d’une force extérieure au système ; or une telle interférence avec la terre est exclue entre aujourd’hui et demain. On peut bien sûr se demander si nous sommes vraiment certains qu’aucune interférence n’aura lieu, mais ce n’est pas le point intéressant. Ce qu’on peut mettre en doute, c’est l’idée que les lois du mouvement s’appliqueront encore demain. C’est là la question intéressante, et dès qu’elle surgit, nous voici à nouveau dans la même position qu’au début, à propos du lever du soleil.Or la seule raison de croire en la permanence des lois du mouvement réside dans le fait que les phénomènes leur ont obéi jusqu’à présent, pour autant que notre connaissance du passé nous permette d’en juger. Certes l’ensemble de preuves que constitue le passé en faveur des lois du mouvement est plus important que celui en faveur du prochain lever de soleil, dans la mesure où le lever du soleil n’est qu’un cas particulier d’application des lois du mouvement, à côté de tant d’autres. Mais la vraie question est celle-ci : est-ce qu’un nombre quelconque de cas passés conformes à une loi constitue une preuve que la loi s’appliquera à l’avenir ? Si la réponse est non, notre attente que le soleil se lèvera demain, que le pain au prochain repas ne nous empoisonnera pas, se révèle sans fondement ; et de même pour toutes les attentes à peine conscientes qui règlent notre vie quotidienne. Il faut remarquer que ces prévisions sont seulement probables ; ce n’est donc pas une preuve qu’elles doivent être confirmées, que nous avons à rechercher, mais seulement une raison de penser qu’il est vraisemblable qu’elles soient confirmées. RUSSELL, Problèmes de Philosophie, 1912. notions : EXPÉRIENCE
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RUSSELL |
| 2015 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
La vie en société favorise-elle la liberté?
notions : LIBERTÉ SOCIÉTÉ
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| 2015 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
L'art est-il éphémère?
notions : ART
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| 2015 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Le plaisir et les agréments de la connaissance surpassent de beaucoup tous les autres plaisirs de la nature. En effet, est-ce que les plaisirs des passions ne dépassent pas ceux des sens autant que l’obtention de ce qu’on désire, c’est-à-dire la victoire, dépasse une chanson ou un souper ? Ne faut-il pas, par con…
lire la suiteLe plaisir et les agréments de la connaissance surpassent de beaucoup tous les autres plaisirs de la nature. En effet, est-ce que les plaisirs des passions ne dépassent pas ceux des sens autant que l’obtention de ce qu’on désire, c’est-à-dire la victoire, dépasse une chanson ou un souper ? Ne faut-il pas, par conséquent, que les plaisirs de l’intellect, c’est-à-dire la compréhension, dépassent les plaisirs des passions ? Nous voyons bien que, dans tous les autres plaisirs, la satiété (1) existe. Quand on en a pris l’habitude, leur fraîche vivacité s’en va, ce qui montre bien qu’ils sont, non des plaisirs, mais des illusions de plaisir : c’est la nouveauté qui plaisait, non ce qu’ils étaient. Voilà pourquoi l’on voit des hommes de volupté se faire moines et des monarques ambitieux devenir mélancoliques. Du savoir, au contraire, on n’est jamais rassasié ; satisfaction et appétit s’échangent en permanence, équivalents l’un à l’autre. Par conséquent, le savoir apparaît comme le bien simple en soi, dénué de toute tromperie ou d’accident.BACON, Du progrès et de la promotion des savoirs (1605) 1 Satiété : pleine satisfaction notions : DÉSIR
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BACON |
| 2015 | TECHN. | ANTILLES | NORMALE |
Peut-on se faire justice soi-même?
notions : JUSTICE
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| 2015 | TECHN. | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Doit-on se fier à l'expérence?
notions : EXPÉRIENCE
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| 2015 | TECHN. | ANTILLES | NORMALE |
Un homme se définit-il par sa culture?
notions : CULTURE
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| 2015 | TECHN. | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Les hommes peuvent-ils se mettre d'accord sur le juste et l'injuste?
notions : JUSTICE
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| 2015 | TECHN. | ANTILLES | NORMALE |
La source première de notre connaissance est l’expérience. Pour qu’il y ait expérience, il faut, absolument parlant, que nous ayons perçu une chose elle-même. Mais on doit, en outre, distinguer perception et expérience. D’entrée de jeu la perception ne contient qu’un unique objet qui est maintenant, de façon fo…
lire la suiteLa source première de notre connaissance est l’expérience. Pour qu’il y ait expérience, il faut, absolument parlant, que nous ayons perçu une chose elle-même. Mais on doit, en outre, distinguer perception et expérience. D’entrée de jeu la perception ne contient qu’un unique objet qui est maintenant, de façon fortuite, ainsi constitué, mais qui, une autre fois, peut être autrement constitué. Or, si je répète la perception et que, dans cette perception répétée, je remarque et retienne fermement ce qui reste égal à soi-même en toutes ces perceptions, c’est là une expérience. L’expérience contient avant tout des lois, c'est-à-dire une liaison entre deux phénomènes telle que, si l’un est présent, l’autre aussi suit toujours. Mais l’expérience ne contient que l’universalité d’un tel phénomène, non la nécessité de la corrélation*. L’expérience enseigne seulement qu’une chose est ainsi, c’est-à-dire comme elle se trouve, ou donnée, mais non encore les fondements ou le pourquoi.HEGEL, Propédeutique philosophique (1808-1811) * corrélation = liaison Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble. 1. Formuler la thèse du texte et montrer comment elle est établie. 2. a) Expliquez la distinction entre « perception » et « expérience » en vous appuyant sur : « je remarque et [retiens] fermement ce qui est égal à soi-même en toutes ces perceptions ». b) Le fait qu’un phénomène soit « présent, l’autre aussi suit toujours » suffit-il pour dire qu’il suit nécessairement ? Justifiez votre réponse. c) Montrez que l’expérience ne peut donc pas donner « les fondements ou le pourquoi ». 3. S’en tenir à l’expérience, est-ce suffisant pour connaître? notions : EXPÉRIENCE
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HEGEL |
| 2015 | TECHN. | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Qu'est-ce (...) que la liberté ? Le pouvoir de vivre comme on veut ! Qui donc vit comme il veut sinon celui qui suit le droit chemin, qui trouve son plaisir dans le devoir, qui a examiné et prévu un plan de vie, qui n'obéit pas seulement aux lois par crainte, mais qui les observe et les respecte parce qu'il juge c…
lire la suiteQu'est-ce (...) que la liberté ? Le pouvoir de vivre comme on veut ! Qui donc vit comme il veut sinon celui qui suit le droit chemin, qui trouve son plaisir dans le devoir, qui a examiné et prévu un plan de vie, qui n'obéit pas seulement aux lois par crainte, mais qui les observe et les respecte parce qu'il juge cette attitude la plus salutaire ; celui qui ne dit rien, ne fait rien, enfin ne pense rien que de son propre mouvement et de son propre gré, celui dont toutes les décisions et tous les actes trouvent en lui- même leur principe et leur fin, qui ne laisse rien prévaloir sur sa volonté et sur son jugement ; celui devant qui la Fortune* même, à qui l'on attribue un très grand pouvoir, recule, s'il est vrai, comme l'a dit un sage poète, que « ce sont ses propres mœurs qui façonnent la vie de chacun » ? Au sage seul revient donc la chance de ne rien faire malgré lui, rien à regret, rien par contrainte.CICÉRON, Les Paradoxes des stoïciens (Ier siècle av. J-C.) *Le sort, le destin. Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble. 1. Dégagez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie. 2. a) Comment comprendre ici l’expression : « qui trouve son plaisir dans le devoir » ? b) Expliquez : « celui dont toutes les décisions et tous les actes trouvent en lui- même leur principe et leur fin ». c) Expliquez : « ce sont ses propres mœurs qui façonnent la vie de chacun ». 3. Être libre ,est-ce pouvoir vivre comme on veut? notions : LIBERTÉ
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CICÉRON |
| 2015 | ES | ANTILLES GUYANE | NORMALE |
L'art est-il nécessaire à l'homme
notions : ART
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| 2015 | ES | ANTILLES GUYANE | NORMALE |
Puis-je renoncer à ma liberté?
notions : LIBERTE
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| 2015 | ES | ANTILLES GUYANE | NORMALE |
Ce qui fait la difficulté, c’est que l’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale. La raison en est que la loi est toujours quelque chose de général, et qu’il y a des cas d’espèce pour lesquels il n’est pas possible de poser un énoncé général qui s…
lire la suiteCe qui fait la difficulté, c’est que l’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale. La raison en est que la loi est toujours quelque chose de général, et qu’il y a des cas d’espèce pour lesquels il n’est pas possible de poser un énoncé général qui s’y applique avec rectitude. Dans les matières, donc, où on doit nécessairement se borner à des généralités et où il est impossible de le faire correctement, la loi ne prend en considération que les cas les plus fréquents, sans ignorer d’ailleurs les erreurs que cela peut entraîner. La loi n’en est pas moins sans reproche, car la faute n’est pas à la loi, ni au législateur, mais tient à la nature des choses, puisque par leur essence même la matière des choses de l’ordre pratique revêt ce caractère d’irrégularité. Quand, par suite, la loi pose une règle générale, et que là-dessus survient un cas en dehors de la règle générale, on est alors en droit, là où le législateur a omis de prévoir le cas et a péché par excès de simplification, de corriger l’omission et de se faire l’interprète de ce qu’eût dit le législateur lui-même s’il avait été présent à ce moment, et de ce qu’il aurait porté dans sa loi s’il avait connu le cas en question.ARISTOTE, Éthique à Nicomaque, 4ème siècle avant J.C. |
ARISTOTE |
| 2015 | L | ANTILLES GUYANE | NORMALE |
Science et religion s'opposent-elles?
notions : RELIGION RAISON ET REEL
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| 2015 | L | ANTILLES GUYANE | NORMALE |
Suffit-il d'avoir des droits pour être libre?
notions : DROIT LIBERTE
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| 2015 | L | ANTILLES GUYANE | NORMALE |
Celui-ci, ce sont les honneurs qui l’enchaînent, cet autre, ce sont les richesses ; certains sont écrasés par le poids de leur notoriété, d’autres par celui de leur obscurité ; tel courbe la tête sous la domination d’autrui, tel sous la sienne propre ; l’un est assigné à résidence parce qu’il est exilé, l’au…
lire la suiteCelui-ci, ce sont les honneurs qui l’enchaînent, cet autre, ce sont les richesses ; certains sont écrasés par le poids de leur notoriété, d’autres par celui de leur obscurité ; tel courbe la tête sous la domination d’autrui, tel sous la sienne propre ; l’un est assigné à résidence parce qu’il est exilé, l’autre parce qu’il remplit un sacerdoce(*). Toute vie est un esclavage.Il faut donc se faire à sa condition, s’en plaindre le moins possible et saisir tous les avantages qu’elle peut offrir : il n’est pas de situation si cruelle qu’une âme en paix ne puisse y trouver quelque douceur. Les espaces exigus s’ouvrent souvent à des usages multiples, grâce à l’habileté de l’architecte ; le moindre mètre carré devient habitable, grâce à une organisation ingénieuse. Face aux difficultés, il faut faire appel à la raison : ce qui était dur peut s’assouplir, ce qui était étroit peut s’élargir, et les poids peuvent s’alléger quand on sait adroitement les porter. En outre, il ne faut pas ouvrir un large champ à nos désirs : imposons-leur de rester à proximité, puisque aussi bien ils ne sauraient se laisser enfermer totalement. Renonçons à ce qui est impossible ou ne peut que difficilement se réaliser ; ne recherchons que ce qui est à notre portée et sourit à nos espoirs, en sachant néanmoins que tous ces biens sont également frivoles, tous différents vus du dehors, tous aussi vains au fond. N’envions pas les belles situations : là où nous croyions voir un sommet, il n’y a qu’un précipice. SÉNÈQUE, De la tranquillité de l’âme, 1er siècle après J. C. (*) : une fonction au sein d’une religion |
SÉNÈQUE |
| 2015 | S | ANTILLES GUYANE | NORMALE |
La connaissance scientifique élimine-t-elle toute croyance?
notions : RAISON ET REEL
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| 2015 | S | ANTILLES GUYANE | NORMALE |
Faut-il renoncer à expliquer une œuvre d'art?
notions : ART
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| 2015 | S | ANTILLES GUYANE | NORMALE |
Il faut considérer que la félicité de cette vie ne consiste pas dans le repos d’un esprit satisfait. Car n’existent en réalité ni ce but dernier, ni ce bien suprême dont il est question dans les ouvrages des anciens moralistes. Celui dont les désirs ont atteint leur terme ne peut pas davantage vivre que celui ch…
lire la suiteIl faut considérer que la félicité de cette vie ne consiste pas dans le repos d’un esprit satisfait. Car n’existent en réalité ni ce but dernier, ni ce bien suprême dont il est question dans les ouvrages des anciens moralistes. Celui dont les désirs ont atteint leur terme ne peut pas davantage vivre que celui chez qui les sensations et les imaginations sont arrêtées. La félicité est une continuelle marche en avant du désir, d’un objet à un autre, la saisie du premier n’étant encore que la route qui mène au second. La cause en est que l’objet du désir de l’homme n’est pas de jouir une seule fois et pendant un seul instant, mais de rendre à jamais sûre la route de son désir futur. Aussi les actions volontaires et les inclinations de tous les hommes ne tendent-elles pas seulement à leur procurer, mais aussi à leur assurer une vie satisfaite. Elles diffèrent seulement dans la route qu’elles prennent : ce qui vient, pour une part, de la diversité des passions chez les divers individus et, pour une autre part, de la différence touchant la connaissance ou l’opinion qu’a chacun des causes qui produisent l’effet désiré.HOBBES, Léviathan (1651). |
HOBBES |
| 2015 | ES | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
peut-on vraiment comprendre autrui?
notions : INTERPRETATION AUTRUI
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| 2015 | ES | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
La politique est-elle l'affaire des spécialistes?
notions : POLITIQUE ETAT
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| 2015 | ES | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Les mots [italiques], par l\'usage courant et répété qui en est fait, en viennent […] à susciter certaines idées avec une telle régularité et une telle facilité que les gens ont tendance à supposer entre mot et idée une liaison naturelle. Mais les mots ne signifient [ital.] que les idées particulières des gens, et cela…
lire la suiteLes mots [italiques], par l\'usage courant et répété qui en est fait, en viennent […] à susciter certaines idées avec une telle régularité et une telle facilité que les gens ont tendance à supposer entre mot et idée une liaison naturelle. Mais les mots ne signifient [ital.] que les idées particulières des gens, et cela par une institution tout à fait arbitraire [\"cela par une institution tout à fait arbitraire\" en italiques], ce que met en évidence le fait que souvent ces mots ne peuvent provoquer chez d\'autres (même s\'ils parlent la même langue) les idées dont ils sont censés être signes. Tout homme a la liberté inviolable de donner aux mots la signification qu\'il veut au point que personne n\'a le pouvoir de faire que les autres qui utilisent les mêmes mots aient dans l\'esprit les mêmes idées que lui. Ainsi, même le grand Auguste (1), ayant acquis le pouvoir de commander au monde, reconnaissait-il qu\'il ne pouvait créer un nouveau mot latin, ce qui revenait à dire qu\'il ne pouvait arbitrairement définir quelle idée serait signifiée par un signe dans la bouche et dans le langage commun de ses sujets.LOCKE, Essai sur l\'entendement humain, 1689. (1): empereur romain. |
LOCKE |
| 2015 | L | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
L'interdit est-il ennemi du désir?
notions : DÉSIR
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| 2015 | L | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Les machines peuvent-elles penser?
notions : TECHNIQUE
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| 2015 | L | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Ni la nature ni l\'histoire ne peuvent nous dire ce que nous devons faire. Les faits, qu\'ils soient naturels ou historiques, ne peuvent pas prendre de décisions à notre place, ils ne peuvent pas déterminer les buts que nous allons choisir. C\'est à nous qu\'il revient d\'introduire buts et sens dans la nature et dans …
lire la suiteNi la nature ni l\'histoire ne peuvent nous dire ce que nous devons faire. Les faits, qu\'ils soient naturels ou historiques, ne peuvent pas prendre de décisions à notre place, ils ne peuvent pas déterminer les buts que nous allons choisir. C\'est à nous qu\'il revient d\'introduire buts et sens dans la nature et dans l\'histoire. Les hommes ne sont pas égaux entre eux; mais nous pouvons décider de lutter pour l\'égalité des droits. Les institutions humaines, comme par exemple l’État, ne sont pas rationnelles; mais nous pouvons décider de lutter pour les rendre plus rationnelles. Nous-mêmes, avec notre langage, sommes grosso modo plus émotionnels que rationnels, et nous pouvons essayer de nous montrer un peu plus rationnels, et nous pouvons nous exercer à employer notre langage non comme un moyen d\'expression, […] mais comme moyen de communication rationnelle. L\'histoire elle-même, j\'entends bien sûr ici histoire de l\'hégémonie (1) et non celle, inexistante, du développement de l\'humanité, n\'a ni but ni sens; mais nous pouvons décider de les lui conférer tous les deux. Nous pouvons en faire une lutte pour la société ouverte (2) et contre ses ennemis, et nous pouvons l\'interpréter en conséquence. En fin de compte, on peut en dire de même du \"sens de la vie\". C\'est à nous qu\'il incombe de décider du but de notre vie et de déterminer nos objectifs. Je considère ce dualisme des faits et des décisions comme fondamental. Les faits n\'ont pas de sens en soi; seules nos décisions peuvent leur en conférer un.POPPER, \"le sens et l\'écriture de l\'histoire, 1962. (1) hégémonie: domination; (2) société ouverte: société respectueuse des libertés individuelles et collectives. notions : HISTOIRE
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POPPER |
| 2015 | TECHN. | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Peut-on toujours se fier à la raison?
notions : RAISON
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| 2015 | TECHN. | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
A quoi reconnaît-on une œuvre d'art?
notions : ART
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| 2015 | TECHN. | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Avant que les préjugés et les institutions humaines aient altéré nos penchants naturels, le bonheur des enfants ainsi que des hommes consiste dans l’usage de leur liberté ; mais cette liberté dans les premiers est bornée par leur faiblesse. Quiconque fait ce qu’il veut est heureux, s’il se suffit à lui-même ;…
lire la suiteAvant que les préjugés et les institutions humaines aient altéré nos penchants naturels, le bonheur des enfants ainsi que des hommes consiste dans l’usage de leur liberté ; mais cette liberté dans les premiers est bornée par leur faiblesse. Quiconque fait ce qu’il veut est heureux, s’il se suffit à lui-même ; c’est le cas de l’homme vivant dans l’état de nature. Quiconque fait ce qu’il veut n’est pas heureux, si ses besoins passent* ses forces : c’est le cas de l’enfant dans le même état. Les enfants ne jouissent même dans l’état de nature que d’une liberté imparfaite, semblable à celle dont jouissent les hommes dans l’état civil**. Chacun de nous, ne pouvant plus se passer des autres, redevient à cet égard faible et misérable. Nous étions faits pour être hommes ; les lois et la société nous ont replongés dans l’enfance. Les riches, les grands, les rois sont tous des enfants qui, voyant qu’on s’empresse à soulager leur misère, tirent de cela même une vanité puérile, et sont tout fiers des soins qu’on ne leur rendrait pas s’ils étaient hommes faits***.ROUSSEAU, Émile ou De l’éducation (1762). *« Passent » : dépassent **« Etat civil » : par opposition à « l’état de nature », désigne la vie sociale et politique ***« Hommes faits » : adultes. Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble. 1. Dégagez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie. 2. a) Expliquez : « quiconque fait ce qu’il veut n’est pas heureux, si ses besoins passent ses forces ». b) Expliquez : « nous étions faits pour être hommes, les lois et la société nous ont replongés dans l’enfance ». 3. Faut-il se suffire à soi-même pour être heureux ? notions : BONHEUR
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ROUSSEAU |
| 2015 | ES | INDE | NORMALE |
La culture nous protège-t-elle contre la violence ?
notions : CULTURE
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| 2015 | ES | INDE | NORMALE |
N'y a-t-il de connaissance que scientifique ?
notions : THÉORIE VÉRITÉ
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| 2015 | ES | INDE | NORMALE |
Quand toutes les prérogatives de naissance et de fortune sont détruites, que toutes les professions sont ouvertes à tous, et qu\'on peut parvenir de soi-même au sommet de chacune d\'elles, une carrière immense et aisée semble s\'ouvrir devant l\'ambition des hommes, et ils se figurent volontiers qu\'ils sont appelés à …
lire la suiteQuand toutes les prérogatives de naissance et de fortune sont détruites, que toutes les professions sont ouvertes à tous, et qu\'on peut parvenir de soi-même au sommet de chacune d\'elles, une carrière immense et aisée semble s\'ouvrir devant l\'ambition des hommes, et ils se figurent volontiers qu\'ils sont appelés à de grandes destinées. Mais c\'est là une vue erronée que l\'expérience corrige tous les jours. Cette même égalité qui permet à chaque citoyen de concevoir de vastes espérances rend tous les citoyens individuellement faibles. Elle limite de tous côtés leurs forces, en même temps qu\'elle permet à leurs désirs de s\'étendre.Non seulement ils sont impuissants par eux-mêmes, mais ils trouvent à chaque pas d\'immenses obstacles qu\'ils n\'avaient point aperçus d\'abord. Ils ont détruit les privilèges gênant de quelques-uns de leurs semblables ; ils rencontrent la concurrence de tous. La borne a changé de forme plutôt que de place. Lorsque les hommes sont à peu près semblables et suivent une même route, il est bien difficile qu\'aucun d\'entre eux marche vite et perce à travers la foule uniforme qui l\'environne et le presse. Cette opposition constante qui règne entre les instincts que fait naître l\'égalité et les moyens qu\'elle fournit pour les satisfaire tourmente et fatigue les âmes. TOCQUEVILLE, De la Démocratie en Amérique, 1835. notions : POLITIQUE SOCIÉTÉ
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TOCQUEVILLE |
| 2015 | S | INDE | NORMALE |
Sommes-nous des citoyens du monde ?
notions : POLITIQUE
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| 2015 | S | INDE | NORMALE |
La connaissance peut-elle nuire au bonheur ?
notions : BONHEUR VÉRITÉ
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| 2015 | S | INDE | NORMALE |
La vanité de l'esprit humain l'écarte et le retarde dans sa marche. Il craint de s'avilir (1) dans les détails. Méditer sur un brin d'herbe, raisonner sur une mouche : manier le scalpel, disséquer des atomes, courir les champs pour trouver un caillou, quelle gloire y a-t-il, dans ces occupations mécaniques ; mais surt…
lire la suiteLa vanité de l'esprit humain l'écarte et le retarde dans sa marche. Il craint de s'avilir (1) dans les détails. Méditer sur un brin d'herbe, raisonner sur une mouche : manier le scalpel, disséquer des atomes, courir les champs pour trouver un caillou, quelle gloire y a-t-il, dans ces occupations mécaniques ; mais surtout quel profit, au prix de la peine ? Cette erreur prend sa source dans une autre qui part du même orgueil, et c'est la persuasion, où l'on s'entretient, que la vérité est comme innée dans notre entendement, qu 'elle ne peut y entrer par les sens, qui servent plutôt à le troubler qu'à l'éclairer. Cette prévention (2), ou plutôt cette aliénation de l'esprit, est fomentée par les partisans mêmes des sens ; car en prétendant que nous recevons toutes les vérités par ce canal, ils n'ont pas laissé (3) de perdre leur temps à la spéculation, et d'abandonner l'histoire de la nature, pour suivre les écarts de l'imagination.L'entendement crée des êtres à sa façon , c'est-à-dire, des êtres imaginables. Ses conceptions lui représentent la possibilité, et non pas l'existence des choses. De là le règne des idées abstraites, ou le monde fantastique des intellectuels, tellement accrédité par une espèce de superstition pour les choses outrées, que leurs rêves sont devenus un délire général. Tel est l'abus de cette métaphysique qui, supposant des images sans modèles, et des idées sans objet, fait de cet univers une illusion perpétuelle, et comme un chaos de ténèbres palpables. Le dégoût pour ce qu'on appelle les petites choses dans l'observation, est la marque d'un esprit étroit, qui n'aperçoit pas l'ensemble des parties et l'unité des principes. Tout ce qui entre dans l'essence des causes, est l'objet de la science de l'homme ; car la science n'est elle-même que la connaissance des causes. BACON (1561-1626), Pensées et vues générale ou récapitulation. (1) Se rabaisser. (2) L'ensemble des préjugés qui faussent le jugement. (3) Ils ont perdu leur temps à la spéculation. notions : ESPRIT EXPÉRIENCE THÉORIE VÉRITÉ
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BACON |
| 2015 | TECHN. | INDE | NORMALE |
L'erreur nous éloigne-t-elle nécessairement de la vérité ?
notions : VÉRITÉ
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| 2015 | TECHN. | INDE | NORMALE |
La maîtrise technique suffit-elle à définir l'artiste ?
notions : ART TECHNIQUE
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