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| 2002 | S | LIBAN | NORMALE |
Nous remarquons par exemple l'éclair et le tonnerre. Ce phénomène nous est bien connu et nous le percevons souvent. Cependant l'homme ne se satisfait pas de la simple familiarité qui rend bien connu, du phénomène seulement sensible, mais il veut aller voir derrière celui-ci, il veut savoir ce qu'il est, il veut le con…
lire la suiteNous remarquons par exemple l'éclair et le tonnerre. Ce phénomène nous est bien connu et nous le percevons souvent. Cependant l'homme ne se satisfait pas de la simple familiarité qui rend bien connu, du phénomène seulement sensible, mais il veut aller voir derrière celui-ci, il veut savoir ce qu'il est, il veut le concevoir. C'est pourquoi on réfléchit, on veut savoir la cause, comme quelque chose qui diffère du phénomène en tant que tel, l'intérieur dans sa différence d'avec ce qui est simplement extérieur. On redouble ainsi le phénomène, on le brise en deux en intérieur et extérieur, force et extériorisation, cause et effet. L'intérieur - la force - est ici à nouveau l'universel, ce qui dure, non pas tel ou tel éclair, telle ou telle plante, mais ce qui demeure le même en toute chose. Le sensible est quelque chose de singulier et de disparaissant ; l'élément durable en lui, nous apprenons à le connaître au moyen de la réflexion.HEGEL, Encyclopédie des sciences philosophiques notions : EXPÉRIENCE PERCEPTION THÉORIE
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HEGEL |
| 2002 | ES | MÉTROPOLE | NORMALE |
Ne désirons-nous que les choses que nous estimons bonnes ?
notions : DÉSIR MORALE
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| 2002 | ES | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Le désir de savoir est-il comblé par la science ?
notions : {CONNAISSANCE} DÉSIR
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| 2002 | ES | MÉTROPOLE | NORMALE |
Défendre ses droits, est-ce la même chose que défendre ses intérêts ?
notions : DROIT
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| 2002 | ES | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
La raison est-elle un maître intérieur ?
notions : RAISON
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| 2002 | ES | MÉTROPOLE | NORMALE |
C'est l'avènement de l'automatisation qui, en quelques décennies, probablement videra les usines et libérera l'humanité de son fardeau le plus ancien et le plus naturel, le fardeau du travail, l'asservissement à la nécessité (...).
C'est une société de travailleurs que l'on va délivrer des chaînes du travail, et cet…
lire la suiteC'est l'avènement de l'automatisation qui, en quelques décennies, probablement videra les usines et libérera l'humanité de son fardeau le plus ancien et le plus naturel, le fardeau du travail, l'asservissement à la nécessité (...).C'est une société de travailleurs que l'on va délivrer des chaînes du travail, et cette société ne sait plus rien des activités plus hautes et plus enrichissantes pour lesquelles il vaudrait la peine de gagner cette liberté. Dans cette société qui est égalitaire, car c'est ainsi que le travail fait vivre ensemble les hommes, il ne reste plus de classe, plus d'aristocratie politique ou spirituelle, qui puisse provoquer une restauration des autres facultés de l'homme. Même les présidents, les rois, les premiers ministres voient dans leurs fonctions des emplois nécessaires à la vie de la société, et parmi les intellectuels il ne reste que quelques solitaires pour considérer ce qu'ils font comme des oeuvres et non comme des moyens de gagner leur vie. Ce que nous avons devant nous, c'est la perspective d'une société de travailleurs sans travail, c'est-à-dire privés de la seule activité qui leur reste. On ne peut rien imaginer de pire. ARENDT, Condition de l'homme moderne notions : LIBERTÉ POLITIQUE SOCIÉTÉ TRAVAIL
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ARENDT |
| 2002 | ES | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
On peut dire que le principe d'une action démocratique est l'intention de créer, de développer et de protéger des institutions destinées à éviter la tyrannie. Il n'implique pas qu'on puisse les rendre parfaites ou capables de garantir que la politique adoptée par le gouvernement sera bonne, juste, sage, ou même meille…
lire la suiteOn peut dire que le principe d'une action démocratique est l'intention de créer, de développer et de protéger des institutions destinées à éviter la tyrannie. Il n'implique pas qu'on puisse les rendre parfaites ou capables de garantir que la politique adoptée par le gouvernement sera bonne, juste, sage, ou même meilleure que celle que pourrait adopter un tyran bienveillant (...). Ce qui est impliqué, en revanche, est la conviction que, dans une démocratie, l'acceptation d'une politique même mauvaise, tant qu'on peut s'employer à la modifier pacifiquement, est préférable à la soumission à une tyrannie, si sage ou si bienveillante soit-elle. Présentée ainsi, la théorie démocratique n'est pas fondée sur l'idée que le pouvoir doit appartenir à la majorité. Elle consiste simplement, face à la méfiance générale qu'inspire traditionnellement la tyrannie, à considérer les diverses méthodes égalitaires de contrôle démocratique - élections générales et gouvernement représentatif, par exemple - comme des garanties éprouvées et raisonnablement efficaces, mais néanmoins susceptibles d'être améliorées et même de fournir certains moyens de cette amélioration.POPPER, La Société ouverte et ses ennemis notions : LIBERTÉ POLITIQUE
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POPPER |
| 2002 | L | MÉTROPOLE | NORMALE |
Connaissons-nous mieux le présent que le passé ?
notions : HISTOIRE TEMPS
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| 2002 | L | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Le langage n'est-il qu'un outil ?
notions : LANGAGE
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| 2002 | L | MÉTROPOLE | NORMALE |
Sans l'art, parlerait-on de beauté ?
notions : ART
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| 2002 | L | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Le meilleur des gouvernements est-il celui qui gouverne le moins ?
notions : ÉTAT POLITIQUE
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| 2002 | L | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Pour ce qui est des vraies vertus, beaucoup d'entre elles ne naissent pas seulement de la connaissance vraie, mais aussi de quelque erreur ou défaut : ainsi, la simplicité d'esprit (1) donne souvent de la bonté, la crainte de la piété, et le désespoir du courage. Et les vertus de ce genre sont différentes entre elles,…
lire la suitePour ce qui est des vraies vertus, beaucoup d'entre elles ne naissent pas seulement de la connaissance vraie, mais aussi de quelque erreur ou défaut : ainsi, la simplicité d'esprit (1) donne souvent de la bonté, la crainte de la piété, et le désespoir du courage. Et les vertus de ce genre sont différentes entre elles, si bien qu'on leur a donné divers noms. Mais quant à ces vertus pures et parfaites qui découlent de la seule connaissance du bien, elles sont toutes d'une seule et même nature, et peuvent être comprises sous le seul nom de sagesse. Car quiconque a une volonté ferme et constante d'user toujours de sa raison autant que cela est en son pouvoir, et de faire en toutes ses actions ce qu'il, reconnaît être le meilleur, celui-là est véritablement sage, autant que sa nature permet qu'il le soit ; et par cela seul il est juste, courageux, modéré ; et possède toutes les autres vertus, mais tellement jointes entre elles qu'il n'y en a aucune qui surpasse les autres ; c'est pourquoi, bien qu'elles soient beaucoup plus remarquables que celles que le mélange de quelques défauts fait distinguer, toutefois, parce qu'elles sont moins connues du commun des hommes, on n'a pas coutume de leur donner tant de louanges.DESCARTES, Principes de la philosophie (1) la simplicité d'esprit : la naïveté notions : MORALE RAISON VÉRITÉ
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DESCARTES |
| 2002 | L | MÉTROPOLE | NORMALE |
Quand je dis que nous avons le sentiment intérieur de notre liberté, je ne prétends pas soutenir que nous ayons le sentiment intérieur d'un pouvoir de nous déterminer à vouloir quelque chose sans aucun motif physique (1) ; pouvoir que quelques gens appellent indifférence pure. Un tel pouvoir me paraît renfermer une co…
lire la suiteQuand je dis que nous avons le sentiment intérieur de notre liberté, je ne prétends pas soutenir que nous ayons le sentiment intérieur d'un pouvoir de nous déterminer à vouloir quelque chose sans aucun motif physique (1) ; pouvoir que quelques gens appellent indifférence pure. Un tel pouvoir me paraît renfermer une contradiction manifeste [...] ; car il est clair qu'il faut un motif, qu'il faut pour ainsi dire sentir, avant que de consentir. Il est vrai que souvent nous ne pensons pas au motif qui nous a fait agir ; mais c'est que nous n'y faisons pas réflexion, surtout dans les choses qui ne sont pas de conséquence. Certainement il se trouve toujours quelque motif secret et confus dans nos moindres actions ; et c'est même ce qui porte quelques personnes à soupçonner et quelquefois à soutenir qu'ils (2) ne sont pas libres ; parce qu'en s'examinant avec soin, ils découvrent les motifs cachés et confus qui les font vouloir. Il est vrai qu'ils ont été agis pour ainsi dire, qu'ils ont été mus ; mais ils ont aussi agi par l'acte de leur consentement, acte qu'ils avaient le pouvoir de ne pas donner dans le moment qu'ils l'ont donné ; pouvoir, dis-je, dont ils avaient le sentiment intérieur dans le moment qu'ils en ont usé, et qu'ils n'auraient osé nier si dans ce moment on les en eût interrogés.MALEBRANCHE, De la Recherche de la vérité (1) motif physique : motif qui agit sur la volonté (2) ils, c'est-à-dire : ces personnes notions : LIBERTÉ
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MALEBRANCHE |
| 2002 | S | MÉTROPOLE | NORMALE |
La diversité des langues est-elle un obstacle à l'entente entre les peuples ?
notions : CULTURE LANGAGE
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| 2002 | S | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Le droit peut-il être naturel ?
notions : {NATURE} DROIT
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| 2002 | S | MÉTROPOLE | NORMALE |
La politique est-elle une science ou un art ?
notions : {CONNAISSANCE} ART POLITIQUE TECHNIQUE
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| 2002 | S | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Si la vie était belle, y aurait-il de l'art ?
notions : ART EXISTENCE
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| 2002 | S | MÉTROPOLE | NORMALE |
Tout ce qui est peut ne pas être. Il n'y a pas de fait dont la négation implique contradiction. L'inexistence d'un être, sans exception, est une idée aussi claire et aussi distincte que son existence. La proposition, qui affirme qu'il n'existe pas, même si elle est fausse, ne se conçoit et ne s'entend pas moins que ce…
lire la suiteTout ce qui est peut ne pas être. Il n'y a pas de fait dont la négation implique contradiction. L'inexistence d'un être, sans exception, est une idée aussi claire et aussi distincte que son existence. La proposition, qui affirme qu'il n'existe pas, même si elle est fausse, ne se conçoit et ne s'entend pas moins que celle qui affirme qu'il existe. Le cas est différent pour les sciences proprement dites. Toute proposition qui n'est pas vraie y est confuse et inintelligible. La racine cubique de 64 est égale à la moitié de 10, c'est une proposition fausse et l'on ne peut jamais la concevoir distinctement. Mais César n'a jamais existé, ou l'ange Gabriel, ou un être quelconque n'ont jamais existé, ce sont peut-être des propositions fausses, mais on peut pourtant les concevoir parfaitement et elles n'impliquent aucune contradiction.On peut donc seulement prouver l'existence d'un être par des arguments tirés de sa cause ou de son effet ; et ces arguments se fondent entièrement sur l'expérience. Si nous raisonnons a priori, n'importe quoi peut paraître capable de produire n'importe quoi. La chute d'un galet peut, pour autant que nous le sachions, éteindre le soleil ; ou le désir d'un homme gouverner les planètes dans leurs orbites. C'est seulement l'expérience qui nous apprend la nature et les limites de la cause et de l'effet et nous rend capables d'inférer l'existence d'un objet de celle d'un autre. HUME, Enquête sur l'entendement humain notions : EXPÉRIENCE RAISON VÉRITÉ
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HUME |
| 2002 | S | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
II est vrai que nous ne voyons point qu'on jette par terre toutes les maisons d'une ville pour le seul dessein de les refaire d'autre façon et d'en rendre les rues plus belles ; mais on voit bien que plusieurs font abattre les leurs pour les rebâtir, et que même quelquefois ils y sont contraints quand elles sont en da…
lire la suiteII est vrai que nous ne voyons point qu'on jette par terre toutes les maisons d'une ville pour le seul dessein de les refaire d'autre façon et d'en rendre les rues plus belles ; mais on voit bien que plusieurs font abattre les leurs pour les rebâtir, et que même quelquefois ils y sont contraints quand elles sont en danger de tomber d'elles-mêmes, et que les fondements n'en sont pas bien fermes. A l'exemple de quoi je me persuadai qu'il n'y aurait véritablement point d'apparence (1) qu'un particulier fît dessein de réformer un État, en y changeant tout dès les fondements, et en le renversant pour le redresser ; ni même aussi de réformer le corps des sciences, ou l'ordre établi dans les écoles pour les enseigner ; mais que, pour toutes les opinions que j'avais reçues jusques alors en ma créance (2), je ne pouvais mieux faire que d'entreprendre une bonne fois de les en ôter, afin d'y en remettre par après ou d'autres meilleurs, ou bien les mêmes, lorsque je les aurais ajustées au niveau de la raison. Et je crus fermement que par ce moyen je réussirais à conduire ma vie beaucoup mieux que si je ne bâtissais que sur de vieux fondements, et que je ne m'appuyasse que sur les principes que je m'étais laissé persuader en ma jeunesse, sans avoir jamais examiné s'ils étaient vrais.DESCARTES, Discours de la méthode (1) il n'y aurait véritablement point d'apparence : il serait peu vraisemblable (2) que j'avais reçues jusques alors en ma créance : auxquelles j'adhérais jusqu'alors. notions : CROYANCE RAISON VÉRITÉ
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DESCARTES |
| 2002 | STI AA | MÉTROPOLE | NORMALE |
Toute contrainte est-elle un obstacle à la liberté ?
notions : LIBERTÉ
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| 2002 | STI AA | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
L'art transforme-t-il la nature ou la dévoile-t-il ?
notions : {NATURE} ART
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| 2002 | STI AA | MÉTROPOLE | NORMALE |
Expliquer une oeuvre d'art, est-ce la comprendre ?
notions : ART
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| 2002 | STI AA | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Faut-il défendre sa liberté ?
notions : LIBERTÉ
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| 2002 | STI AA | MÉTROPOLE | NORMALE |
Attacher une valeur égale aux opinions et aux imaginations de ceux qui sont en désaccord entre eux, c'est une sottise. II est clair, en effet, que ou les uns ou les autres doivent nécessairement se tromper. On peut s'en rendre compte à la lumière de ce qui se passe dans la connaissance sensible : jamais, en effet, la …
lire la suiteAttacher une valeur égale aux opinions et aux imaginations de ceux qui sont en désaccord entre eux, c'est une sottise. II est clair, en effet, que ou les uns ou les autres doivent nécessairement se tromper. On peut s'en rendre compte à la lumière de ce qui se passe dans la connaissance sensible : jamais, en effet, la même chose ne paraît, aux uns, douce, et, aux autres, le contraire du doux, à moins que, chez les uns, l'organe sensoriel qui juge des saveurs en question ne soit vicié et endommagé. Mais s'il en est ainsi, ce sont les uns qu'il faut prendre pour mesure des choses, et non les autres. Et je le dis également pour le bien et le mal, le beau et !e laid, et les autres qualités de ce genre. Professer, en effet, l'opinion dont il s'agit, revient à croire que les choses sont telles qu'elles apparaissent à ceux qui, pressant la partie inférieure du globe de l'oeil avec le doigt, donnent ainsi à un seul objet l'apparence d'être double ; c'est croire qu'il existe deux objets, parce qu'on en voit deux, et qu'ensuite il n'y en a plus qu'un seul, puisque, pour ceux qui ne font pas mouvoir le globe de l'oeil, l'objet un parait un.ARISTOTE QUESTIONS : 1° À quelle thèse Aristote s'oppose-t-il et sur quel argument appuie-t-il sa critique ? 2° Expliquez : a) "les uns ou les autres doivent nécessairement se tromper" ; b) "prendre pour mesure des choses". 3° Chacun peut-il avoir sa vérité ? notions : {CONNAISSANCE} PERCEPTION
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ARISTOTE |
| 2002 | STI AA | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
C'est une pensée consolatrice que d'espérer une compensation dis souffrances endurées, et nous l'exigeons de la justice ; il nous faut pourtant nous habituer à ne pas éprouver comme une injustice tout ce qui advient contre notre attente ; il faut que nous nous habituions à nous comprendre dans une plus grande dépendan…
lire la suiteC'est une pensée consolatrice que d'espérer une compensation dis souffrances endurées, et nous l'exigeons de la justice ; il nous faut pourtant nous habituer à ne pas éprouver comme une injustice tout ce qui advient contre notre attente ; il faut que nous nous habituions à nous comprendre dans une plus grande dépendance vis-à-vis de la nature. L'enchevêtrement de nos conditions politiques et civiles ainsi que l'inégalité des modes de vie et des biens de fortune, ont non seulement augmenté la misère en tout genre, mais aussi notre susceptibilité et notre sensibilité. L'irritation, l'impatience accompagnent souvent les souffrances auxquelles notre nature nous expose, ainsi que notre mode de vie qui s'écarte si souvent de celle-ci. Cette impatience provient de ce que nous exigeons que tout se déroule selon nos désirs, et de ce que nous éprouvons nos malheurs comme une injustice.HEGEL QUESTIONS : 1° Quelle est l'idée directrice du texte ? Comment Hegel en développe-t-il l'analyse ? 2° Expliquez : a) "nous comprendre dans une plus grande dépendance vis-à-vis de la nature" ; b) "les souffrances auxquelles notre nature nous expose, ainsi que notre mode de vie". 3° Le sentiment d'injustice n'exprime-t-il qu'un désir illusoire ? notions : {NATURE} JUSTICE SOCIÉTÉ
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HEGEL |
| 2002 | TECHN. | MÉTROPOLE | NORMALE |
Notre liberté de penser a-t-elle des limites ?
notions : ESPRIT LIBERTÉ
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| 2002 | TECHN. | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
La diversité des opinions nous empêche-t-elle d'atteindre la vérité ?
notions : CROYANCE VÉRITÉ
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| 2002 | TECHN. | MÉTROPOLE | NORMALE |
Que peut la raison pour exclure la violence ?
notions : RAISON
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| 2002 | TECHN. | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Les oeuvres d'art peuvent-elles être utiles ?
notions : ART
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| 2002 | TECHN. | MÉTROPOLE | NORMALE |
On peut dire d'une façon générale qu'en voulant rivaliser avec la nature par l'imitation, l'art restera toujours au-dessous de la nature et pourra être comparé à un ver faisant des efforts pour égaler un éléphant. Il y a des hommes qui savent imiter les trilles (1) du rossignol, et Kant a dit à ce propos que, dès que …
lire la suiteOn peut dire d'une façon générale qu'en voulant rivaliser avec la nature par l'imitation, l'art restera toujours au-dessous de la nature et pourra être comparé à un ver faisant des efforts pour égaler un éléphant. Il y a des hommes qui savent imiter les trilles (1) du rossignol, et Kant a dit à ce propos que, dès que nous nous apercevons que c'est un homme qui chante ainsi, et non un rossignol, nous trouvons ce chant insipide (2). Nous y voyons un simple artifice, non une libre production de la nature ou une oeuvre d'art. Le chant du rossignol nous réjouit naturellement, parce que nous entendons un animal, dans son inconscience naturelle, émettre des sons qui ressemblent à l'expression de sentiments humains. Ce qui nous réjouit donc ici, c'est l'imitation de l'humain par la nature.HEGEL (1) trille : répétition très rapide de deux notes de musique. (2) insipide : sans la moindre saveur. QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée directrice et la structure du texte. 2° Expliquez, pour les distinguer : "libre production de la nature", "oeuvre d'art". 3° Expliquez : "ce qui nous réjouit donc ici, c'est l'imitation de l'humain par la nature". 4°L'art peut-il rivaliser avec la nature ? notions : ART
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HEGEL |
| 2002 | TECHN. | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
II faut mener les hommes de telle façon qu'ils ne croient pas être menés, mais vivre selon leur libre décret (1) et conformément à leur complexion (2) propre ; il faut donc les tenir par le seul amour de la liberté, le désir d'accroître leur fortune et l'espoir de s'élever aux honneurs. Cependant, les statues, les cor…
lire la suiteII faut mener les hommes de telle façon qu'ils ne croient pas être menés, mais vivre selon leur libre décret (1) et conformément à leur complexion (2) propre ; il faut donc les tenir par le seul amour de la liberté, le désir d'accroître leur fortune et l'espoir de s'élever aux honneurs. Cependant, les statues, les cortèges triomphaux et les autres excitants à la vertu, sont des marques de servitude plutôt que des marques de liberté. C'est aux esclaves, non aux hommes libres qu'on donne des récompenses pour leur bonne conduite. Je reconnais que les hommes sont très sensibles à ces stimulants, mais si, à l'origine, on décerne les récompenses honorifiques aux grands hommes, plus tard, l'envie croissant, c'est aux paresseux et à ceux que gonfle l'orgueil de leur richesse, à la grande indignation de tous les bons citoyens. En outre, il est évident que l'égalité, dont la perte entraîne nécessairement la ruine de la liberté commune, ne peut être maintenue sitôt que des honneurs extraordinaires sont décernés par une loi de l'État à un homme qui se distingue par son mérite.SPINOZA (1) leur libre décision. (2) leur nature. QUESTIONS : 1° Dégagez la thèse du texte et les étapes de son argumentation. 2° Expliquez : a) "C'est aux esclaves, non aux hommes libres qu'on donne des récompenses pour leur bonne conduite" ; b) "la ruine de la liberté commune". 3° Pourquoi la disparition de l'égalité entre les citoyens conduit-elle à la perte de la liberté ? notions : {PASSIONS} ÉTAT LIBERTÉ
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SPINOZA |
| 2002 | TMD | MÉTROPOLE | SECOURS |
La connaissance de l'histoire nous rend-elle plus libres ?
notions : HISTOIRE LIBERTÉ
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| 2002 | TMD | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
La vie en société m'empêche-t-elle d'être moi-même ?
notions : {PERSONNE} LIBERTÉ SOCIÉTÉ
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| 2002 | TMD | MÉTROPOLE | SECOURS |
L'art est-il évasion de la réalité ?
notions : {IMAGINATION} ART RÉEL
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| 2002 | TMD | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
L'expérience peut-elle tromper ?
notions : EXPÉRIENCE VÉRITÉ
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| 2002 | TMD | MÉTROPOLE | SECOURS |
L'homme est un être destiné à la société (bien qu'il soit aussi, pourtant, insociable), et en cultivant l'état de société il éprouve puissamment le besoin de s'ouvrir à d'autres (même sans viser par là quelque but) ; mais d'un autre côté, embarrassé et averti par la crainte du mauvais usage que d'autres pourraient fai…
lire la suiteL'homme est un être destiné à la société (bien qu'il soit aussi, pourtant, insociable), et en cultivant l'état de société il éprouve puissamment le besoin de s'ouvrir à d'autres (même sans viser par là quelque but) ; mais d'un autre côté, embarrassé et averti par la crainte du mauvais usage que d'autres pourraient faire du dévoilement de ses pensées, il se voit contraint de renfermer en lui-même une bonne partie de ses jugements (particulièrement quand ils portent sur d'autres hommes). C'est volontiers qu'il s'entretiendrait avec quelqu'un de ce qu'il pense des hommes qu'il fréquente, de même que de ses idées sur le gouvernement, la religion, etc. ; mais il ne peut avoir cette audace, d'une part parce que l'autre, qui retient en lui-même prudemment son jugement, pourrait s'en servir à son détriment, d'autre part, parce que, concernant la révélation de ses propres fautes, l'autre pourrait bien dissimuler les siennes et qu'il perdrait ainsi le respect de ce dernier s'il exposait à son regard, ouvertement, tout son coeur.KANT QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée centrale et le mouvement du texte. 2° Expliquez : a) "en cultivant l'état de société il éprouve puissamment le besoin de s'ouvrir à d'autres (même sans viser par là quelque but)" ; b) "parce que, concernant la révélation de ses propres fautes, l'autre pourrait bien dissimuler les siennes et qu'il perdrait ainsi le respect de ce dernier s'il exposait à son regard, ouvertement, tout son coeur". 3° La vie en société nous rend-elle dépendants du jugement d'autrui ? notions : ÉCHANGES LANGAGE SOCIÉTÉ
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KANT |
| 2002 | TMD | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Il n'y a rien de plus beau que de conserver le plus de calme possible dans le malheur et de ne pas se révolter, parce qu'on ne sait pas ce qu'il y a de bon et de mauvais dans les situations de ce genre, qu'on ne gagne rien pour la suite à s'indigner, qu'aucune des choses humaines ne mérite qu'on y attache beaucoup d'i…
lire la suiteIl n'y a rien de plus beau que de conserver le plus de calme possible dans le malheur et de ne pas se révolter, parce qu'on ne sait pas ce qu'il y a de bon et de mauvais dans les situations de ce genre, qu'on ne gagne rien pour la suite à s'indigner, qu'aucune des choses humaines ne mérite qu'on y attache beaucoup d'importance, et que ce qui devrait venir le plus vite possible à notre secours dans ces circonstances en est empêché par le chagrin.De quoi veux-tu parler ? demanda-t-il. De la réflexion sur ce qui nous est arrivé, répondis-je. Ici, comme au jeu de dés, il faut contre les coups du sort rétablir sa position par les moyens que la raison démontre être les meilleurs, et, si l'on reçoit un coup, ne pas faire comme les enfants qui portent la main à la partie blessée et perdent leur temps à crier ; il faut au contraire habituer constamment son âme à venir aussi vite que possible guérir ce qui est malade, relever ce qui est tombé et à supprimer les lamentations par l'application du remède. C'est à coup sûr, dit-il, la meilleure conduite à tenir contre les coups du sort. PLATON QUESTIONS : 1° Dégagez la thèse de l'auteur et l'organisation du texte. 2° Expliquez : a) "Parce qu'on ne sait pas ce qu'il y a de bon et de mauvais dans les situations de ce genre " ; b) "rétablir sa position par les moyens que la raison détermine être les meilleurs". 3° Pour bien vivre faut-il exclure ce qui est étranger à la raison ? notions : EXISTENCE MORALE RAISON
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PLATON |
| 2002 | ES | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Le doute est-il une force ou une faiblesse ?
notions : CONSCIENCE RAISON
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| 2002 | ES | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
La morale n'est-elle qu'un ensemble de conventions ?
notions : MORALE
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| 2002 | ES | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Une loi, suivant sa véritable notion, n'est pas tant faite pour limiter, que pour faire agir un agent intelligent et libre conformément à ses propres intérêts : elle ne prescrit rien que par rapport au bien général de ceux qui y sont soumis. Peuvent-ils être plus heureux sans cette loi là ? Dès lors cette sorte de loi…
lire la suiteUne loi, suivant sa véritable notion, n'est pas tant faite pour limiter, que pour faire agir un agent intelligent et libre conformément à ses propres intérêts : elle ne prescrit rien que par rapport au bien général de ceux qui y sont soumis. Peuvent-ils être plus heureux sans cette loi là ? Dès lors cette sorte de loi s'évanouit d'elle-même, comme une chose inutile ; et ce qui nous conduit dans des précipices et dans des abîmes, mérite sans doute d'être rejeté. Quoi qu'il en soit, il est certain que la fin d'une loi n'est point d'abolir ou de diminuer la liberté, mais de la conserver et de l'augmenter. Et certes, dans toutes les sortes d'états des êtres créés capables de lois, où il y a point de loi, il n'y a point non plus de liberté. Car la liberté consiste à être exempt de gêne et de violence, de la part d'autrui : ce qui ne saurait se trouver où il n'y a point de loi, et où il n'y a point, selon ce que nous avons dit ci-dessus, une liberté, par laquelle chacun peut faire ce qu'il lui plaît. Car qui peut être libre, lorsque l'humeur fâcheuse de quelque autre pourra dominer sur lui et le maîtriser? Mais on jouit d'une véritable liberté, quand on peut disposer librement, et comme on veut, de sa personne, de ses actions, de ses possessions, de tout son bien propre, suivant les lois sous lesquelles on vit, et qui font qu'on n'est point sujet à la volonté arbitraire des autres, mais qu'on peut librement suivre la sienne propre.LOCKE, Traité du gouvernement civil notions : LIBERTÉ LOI
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LOCKE |
| 2002 | L | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
L'existence de déterminations sociales et historiques rend-elle impossible la liberté individuelle?
notions : HISTOIRE LIBERTÉ SOCIÉTÉ
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| 2002 | L | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Peut-on à la fois valoriser l'opinion dans le débat public et la combattre dans le travail de la pensée?
notions : ESPRIT POLITIQUE
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| 2002 | L | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Il me faut voir enfin, s'il est en la puissance de l'homme de trouver ce qu'il cherche, et si cette quête qu'il a employée depuis tant de siècles, l'a enrichi de quelque nouvelle force et de quelque vérité solide. Je crois qu'il me confessera, s'il parle en conscience, que tout l'acquêt (1) qu'il a retiré d'une si lon…
lire la suiteIl me faut voir enfin, s'il est en la puissance de l'homme de trouver ce qu'il cherche, et si cette quête qu'il a employée depuis tant de siècles, l'a enrichi de quelque nouvelle force et de quelque vérité solide. Je crois qu'il me confessera, s'il parle en conscience, que tout l'acquêt (1) qu'il a retiré d'une si longue poursuite, c'est d'avoir appris à reconnaître sa faiblesse. L'ignorance qui était naturellement en nous, nous l'avons, par longue étude, confirmée et avérée. Il est advenu aux gens véritablement savants ce qu'il advient aux épis de blé : ils vont s'élevant et se haussant la tête droite et fière ; mais, quand ils sont pleins et grossis de grain en leur maturité, ils commencent à s'humilier et à baisser les cornes. Pareillement les hommes ayant tout essayé et tout sondé, n'ayant trouvé en cet amas de science et provision de tant de choses diverses rien de massif et ferme, et rien que vanité, ils ont renoncé à leur présomption et reconnu leur condition naturelle.MONTAIGNE, Apologie de Raymond Sebond (1) l'acquis notions : {CONNAISSANCE} VÉRITÉ
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MONTAIGNE |
| 2002 | S | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Peut-on penser l'homme hors de l'histoire ?
notions : {HOMME} HISTOIRE
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| 2002 | S | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Qu'est-ce qui fonde nos certitudes ?
notions : CROYANCE ESPRIT
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| 2002 | S | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Dans la première enfance de l'esprit humain, les travaux théoriques et les travaux pratiques sont exécutés par le même individu pour toutes les opérations ; ce qui n'empêche pas que, même alors, leur distinction, quoique moins saillante, ne soit très réelle. Bientôt ces deux ordres de travaux commencent à se séparer, …
lire la suiteDans la première enfance de l'esprit humain, les travaux théoriques et les travaux pratiques sont exécutés par le même individu pour toutes les opérations ; ce qui n'empêche pas que, même alors, leur distinction, quoique moins saillante, ne soit très réelle. Bientôt ces deux ordres de travaux commencent à se séparer, comme exigeant des capacités et des cultures différentes, et, en quelque sorte, opposées. A mesure que l'intelligence collective et individuelle de l'espèce humaine se développe, cette division se prononce et se généralise toujours davantage, et elle devient la source de nouveaux progrès. On peut vraiment mesurer, sous le rapport philosophique, le degré de civilisation d'un peuple par le degré auquel la division de la théorie et de la pratique se trouve poussée, combiné avec le degré d'harmonie qui existe entre elles. Car le grand moyen de civilisation est la séparation des travaux et la combinaison des efforts.COMTE, Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société notions : {PRATIQUE} CULTURE THÉORIE
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COMTE |
| 2002 | TECHN. | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Est-il raisonnable de critiquer le progrès technique ?
notions : TECHNIQUE
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| 2002 | TECHN. | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Le respect des opinions peut-il être un obstacle à la recherche de la vérité ?
notions : VÉRITÉ
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| 2002 | TECHN. | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Le but final de l'instauration d'un régime politique n'est pas la domination, ni la répression des hommes, ni leur soumission au joug d'un autre. Ce à quoi l'on a visé par un tel système, c'est à libérer l'individu de la crainte - de sorte que chacun vive, autant que possible, en sécurité ; en d'autres termes conserve…
lire la suiteLe but final de l'instauration d'un régime politique n'est pas la domination, ni la répression des hommes, ni leur soumission au joug d'un autre. Ce à quoi l'on a visé par un tel système, c'est à libérer l'individu de la crainte - de sorte que chacun vive, autant que possible, en sécurité ; en d'autres termes conserve au plus au point son droit naturel de vivre et d'accomplir une action (sans nuire ni à soi-même ni à autrui). Non, je le répète, le but poursuivi ne saurait être de transformer des hommes raisonnables en bêtes ou en automates ! Ce qu'on a voulu leur donner, c'est, bien plutôt, la pleine latitude de s'acquitter dans une sécurité parfaite des fonctions de leur corps et de leur esprit. Après quoi, ils seront en mesure de raisonner plus librement, ils ne s'affronteront plus avec les armes de la haine, de la colère, de la ruse et ils se traiteront mutuellement sans injustice. Bref, le but de l'organisation en société, c'est la liberté !SPINOZA QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée principale du texte et la structure du raisonnement. 2° Expliquez : a) "le but poursuivi ne saurait être de transformer des hommes raisonnables en bêtes ou en automates !" ; b) "Après quoi, ils seront en mesure de raisonner plus librement". 3° La liberté est-elle le principal but de la vie en société ? notions : ÉTAT LIBERTÉ POLITIQUE SOCIÉTÉ
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SPINOZA |
| 2002 | ES | POLYNÉSIE | NORMALE |
La liberté peut-elle être un fardeau ?
notions : LIBERTÉ
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