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| 2002 | ES | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Les hommes ne communiquent-ils que dans l'espoir de se mettre d'accord ?
notions : ÉCHANGES LANGAGE
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| 2002 | ES | POLYNÉSIE | NORMALE |
La connaissance de soi est-elle plus facile que la connaissance des choses ?
notions : EXPÉRIENCE SUJET THÉORIE
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| 2002 | ES | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Faut-il être instruit pour prendre plaisir à une oeuvre d'art ?
notions : ART CULTURE
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| 2002 | ES | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Socrate. - Admettons-nous qu'il ne faut jamais faire le mal volontairement, ou qu'on peut le faire à certaines conditions, à d'autres non ? ou bien reconnaissons-nous que faire le mal n'est jamais bon, jamais beau, comme nous en sommes convenus plus d'une fois antérieurement ? et c'est ce que nous venons encore de dir…
lire la suiteSocrate. - Admettons-nous qu'il ne faut jamais faire le mal volontairement, ou qu'on peut le faire à certaines conditions, à d'autres non ? ou bien reconnaissons-nous que faire le mal n'est jamais bon, jamais beau, comme nous en sommes convenus plus d'une fois antérieurement ? et c'est ce que nous venons encore de dire. Est-ce que par hasard tous ces principes dont nous convenions jusqu'ici se seraient dissipés dans ces derniers jours ? Est-ce que vraiment, à notre âge, Criton, vieux comme nous le sommes, nous avons pu, depuis si longtemps, nous entretenir sérieusement ensemble, sans nous apercevoir que nous parlions comme des enfants ? Quoi ? ces affirmations ne subsistent-elles pas toujours les mêmes, acceptées ou rejetées par le grand nombre ? Qu'il nous faille attendre un sort encore pire ou un sort meilleur, en tout cas agir injustement n'est-ce pas toujours un mal et une honte pour qui le fait ? L'affirmons-nous oui ou non ?Criton. - Nous l'affirmons. Socrate. - Ainsi, jamais on ne doit agir injustement. Criton. - Non, assurément. Socrate. - Même à l'injustice on ne doit pas répondre par l'injustice comme on le pense communément, puisqu'il ne faut jamais être injuste. Criton. - Cela est évident. Socrate. - Et faire du mal à quelqu'un, Criton, le doit-on, oui ou non ? Criton. - Non certes, Socrate. Socrate. - Mais rendre le mal pour le mal, cela est-il juste, comme on le dit communément, ou injuste ? Criton. - Non, cela n'est pas juste. Socrate. - Car faire du mal à quelqu'un, ce n'est pas autre chose qu'être injuste. Criton. - Tu dis vrai. Socrate. - Ainsi, il ne faut ni répondre à l'injustice par l'injustice ni faire du mal à personne, pas même à qui nous en aurait fait. Fais bien attention, Criton, en concédant cela, à ne pas le concéder contre ta pensée ; car je sais que peu d'hommes en conviennent, que peu en conviendront. PLATON, Criton notions : JUSTICE MORALE
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PLATON |
| 2002 | ES | POLYNÉSIE | NORMALE |
Que les arts soient fonctionnels, que les cathédrales satisfassent un besoin religieux de la société, qu'un tableau soit né du besoin de s'exprimer de l'individu peintre, que le spectateur le regarde par désir de se perfectionner, toutes ces questions ont si peu de rapport avec l'art et sont historiquement si neuves q…
lire la suiteQue les arts soient fonctionnels, que les cathédrales satisfassent un besoin religieux de la société, qu'un tableau soit né du besoin de s'exprimer de l'individu peintre, que le spectateur le regarde par désir de se perfectionner, toutes ces questions ont si peu de rapport avec l'art et sont historiquement si neuves qu'on est tenté simplement de les évacuer comme préjugés modernes. Les cathédrales furent bâties ad majorem gloriam Dei (1) ; si, comme constructions, elles servaient certainement les besoins de la communauté, leur beauté élaborée ne pourra jamais être expliquée par ces besoins, qui auraient pu être satisfaits tout aussi bien par quelque indescriptible bâtisse. Leur beauté transcende tout besoin, et les fait durer à travers les siècles. Mais si la beauté, beauté d'une cathédrale comme beauté d'un bâtiment séculier, transcende besoins et fonctions, jamais elle ne transcende le monde, même s'il arrive que l'oeuvre ait un contenu religieux. Au contraire, c'est la beauté même de l'art religieux qui transforme les contenus et les soucis religieux ou autres de ce monde en réalités tangibles.ARENDT, La Crise de la culture (1) pour la plus grande gloire de Dieu notions : ART
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ARENDT |
| 2002 | L | POLYNÉSIE | NORMALE |
Y a-t-il quelque chose de vrai dans la sensation ?
notions : PERCEPTION VÉRITÉ
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| 2002 | L | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Y a-t-il d'autres formes de liberté que la liberté politique ?
notions : LIBERTÉ POLITIQUE
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| 2002 | L | POLYNÉSIE | NORMALE |
Le travail peut-il rendre libre ?
notions : LIBERTÉ TRAVAIL
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| 2002 | L | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Peut-on tout désirer à la fois ?
notions : DÉSIR
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| 2002 | L | POLYNÉSIE | NORMALE |
Dans la foule des vieillards, j'ai envie d'en attraper un et de lui dire : "Nous te voyons arrivé au terme de la vie humaine ; cent ans ou davantage pèsent sur toi. Eh bien ! reviens sur ta vie pour en faire le bilan ; dis-nous quelle durée en a été soustraite par un créancier, par une maîtresse, par un roi, par un cl…
lire la suiteDans la foule des vieillards, j'ai envie d'en attraper un et de lui dire : "Nous te voyons arrivé au terme de la vie humaine ; cent ans ou davantage pèsent sur toi. Eh bien ! reviens sur ta vie pour en faire le bilan ; dis-nous quelle durée en a été soustraite par un créancier, par une maîtresse, par un roi, par un client, combien de temps t'ont pris les querelles de ménage, les réprimandes aux esclaves, les complaisances qui t'ont fait courir aux quatre coins de la ville. Ajoute les maladies dont nous sommes responsables ; ajoute encore le temps passé à ne rien faire ; tu verras que tu as bien moins d'années que tu n'en comptes. Remémore-toi combien de fois tu as été ferme dans tes desseins, combien de journées se sont passées comme tu l'avais décidé ; quand tu as disposé de toi-même, quand tu as eu le visage sans passion et l'âme sans crainte, ce qui a été ton oeuvre dans une existence si longue, combien de gens se sont arraché ta vie, sans que tu t'aperçoives de ce que tu perdais ; combien, de ta vie t'ont dérobé une douleur futile, une joie sotte, un désir aveugle, un entretien flatteur, combien peu t'est resté de ce qui est tien : et tu comprendras que tu meurs prématurément." Quelles en sont les causes ? Vous vivez comme si vous deviez toujours vivre ; jamais vous ne pensez à votre fragilité. Vous ne remarquez pas combien de temps est déjà passé, vous le perdez comme s'il venait d'une source pleine et abondante, alors pourtant que ce jour même, dont vous faites cadeau à un autre, homme ou chose, est votre dernier jour. C'est en mortels que vous possédez tout, c'est en immortels que vous désirez tout.SÉNÈQUE, De la Brièveté de la vie notions : EXISTENCE TEMPS
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SÉNÈQUE |
| 2002 | L | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
II s'en faut bien que les faits décrits dans l'histoire soient la peinture exacte des mêmes faits tels qu'ils sont arrivés : ils changent de forme dans la tête de l'historien, ils se moulent sur ses intérêts, ils prennent la teinte de ses préjugés. Qui est-ce qui sait mettre exactement le lecteur au lieu de la scène p…
lire la suiteII s'en faut bien que les faits décrits dans l'histoire soient la peinture exacte des mêmes faits tels qu'ils sont arrivés : ils changent de forme dans la tête de l'historien, ils se moulent sur ses intérêts, ils prennent la teinte de ses préjugés. Qui est-ce qui sait mettre exactement le lecteur au lieu de la scène pour voir un événement tel qu'il s'est passé ? L'ignorance ou la partialité déguise tout. Sans altérer même un trait historique, en étendant ou resserrant des circonstances qui s'y rapportent, que de faces différentes on peut lui donner ! Mettez un même objet à divers points de vue, à peine paraîtra-t-il le même, et pourtant rien n'aura changé que l'oeil du spectateur. Suffit-il, pour l'honneur de la vérité, de me dire un fait véritable en me le faisant voir tout autrement qu'il n'est arrivé ? Combien de fois un arbre de plus ou de moins, un rocher à droite ou à gauche, un tourbillon de poussière élevé par le vent ont décidé de l'événement d'un combat sans que personne s'en soit aperçu ! Cela empêche-t-il que l'historien ne vous dise la cause de la défaite ou de la victoire avec autant d'assurance que s'il eût été partout ? Or que m'importent les faits en eux-mêmes, quand la raison m'en reste inconnue ? et quelles leçons puis-je tirer d'un événement dont j'ignore la vraie cause ? L'historien m'en donne une, mais il la controuve (1) ; et la critique elle-même, dont on fait tant de bruit, n'est qu'un art de conjecturer, l'art de choisir entre plusieurs mensonges celui qui ressemble le mieux à la vérité.ROUSSEAU, Émile ou de L'Éducation (1) Controuver : inventer mensongèrement pour tromper notions : HISTOIRE VÉRITÉ
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ROUSSEAU |
| 2002 | S | POLYNÉSIE | NORMALE |
Le sujet humain peut-il être connu comme un objet ?
notions : SUJET
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| 2002 | S | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Qu'est-ce qui fait notre humanité ?
notions : EXISTENCE
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| 2002 | S | POLYNÉSIE | NORMALE |
Peut-on revendiquer sans cesse des droits nouveaux ?
notions : DROIT
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| 2002 | S | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Dans quelle mesure peut-on dire que les mots pensent pour nous ?
notions : ESPRIT LANGAGE
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| 2002 | S | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
"Ah ! ta sagesse te permet-elle donc de méconnaître qu'il faut honorer sa patrie plus encore qu'une mère, plus qu'un père, plus que tous les ancêtres, qu'elle est plus respectable, plus sacrée, qu'elle tient un plus haut rang au jugement des dieux et des hommes sensés ; oui, il faut la vénérer, lui céder, lui complair…
lire la suite"Ah ! ta sagesse te permet-elle donc de méconnaître qu'il faut honorer sa patrie plus encore qu'une mère, plus qu'un père, plus que tous les ancêtres, qu'elle est plus respectable, plus sacrée, qu'elle tient un plus haut rang au jugement des dieux et des hommes sensés ; oui, il faut la vénérer, lui céder, lui complaire, quand elle se fâche, plus qu'à un père ; il faut, ou la faire changer d'idée, ou exécuter ce qu'elle ordonne, souffrir même paisiblement ce qu'elle veut qu'on souffre, se laisser, s'il le faut, frapper, enchaîner, ou mener au combat pour y être blessé ou pour y mourir ; tout cela, il faut le faire, car c'est ce qui est juste ; et on ne doit ni se dérober, ni reculer, ni abandonner son poste, mais au combat, au tribunal, partout, le devoir est d'exécuter ce qu'ordonne l'État et la patrie, ou, sinon, de la faire changer d'idée par les moyens légitimes. Quant à la violence, n'est-elle pas impie envers une mère, envers un père, et bien plus encore envers la patrie ?" - Que dirons-nous à cela, Criton ? les lois ont-elles tort ou raison ?PLATON, Criton notions : DEVOIR ÉTAT LOI
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PLATON |
| 2002 | S | POLYNÉSIE | NORMALE |
[Croire]. C'est être persuadé de la vérité d'un fait ou d'une proposition ou parce qu'on ne s'est pas donné la peine de l'examen, ou parce qu'on a mal examiné, on parce qu'on a bien examiné. Il n'y a guère que le dernier cas dans lequel l'assentiment puisse être ferme et satisfaisant. Il est aussi rare que difficile d…
lire la suite[Croire]. C'est être persuadé de la vérité d'un fait ou d'une proposition ou parce qu'on ne s'est pas donné la peine de l'examen, ou parce qu'on a mal examiné, on parce qu'on a bien examiné. Il n'y a guère que le dernier cas dans lequel l'assentiment puisse être ferme et satisfaisant. Il est aussi rare que difficile d'être content de soi, lorsqu'on n'a fait aucun usage de sa raison, ou lorsque l'usage qu'on en a fait est mauvais. Celui qui croit, sans avoir aucune raison de croire, eût-il rencontré la vérité, se sent toujours coupable d'avoir négligé la prérogative la plus importante de sa nature, et il n'est pas possible qu'il imagine qu'un heureux hasard pallie l'irrégularité de sa conduite. Celui qui se trompe, après avoir employé les facultés de son âme dans toute leur étendue, se rend â lui-même le témoignage d'avoir rempli son devoir de créature raisonnable ; et il serait aussi condamnable de croire sans examen, qu'il le serait de ne pas croire une vérité évidente ou clairement prouvée. On aura donc bien réglé son assentiment et on l'aura placé comme on doit, lorsqu'en quelques cas et sur quelque matière que ce soit, on aura écouté la voix de sa conscience et de sa raison. Si on eût agi autrement, on eût péché contre ses propres lumières, et abusé de facultés qui ne nous ont été données pour aucune autre fin que pour suivre la plus grande probabilité : on ne peut contester ces principes, sans détruire la raison et jeter l'homme dans des perplexités fâcheuses.DIDEROT, Encyclopédie notions : CROYANCE DEVOIR RAISON VÉRITÉ
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DIDEROT |
| 2002 | TECHN. | POLYNÉSIE | NORMALE |
Le droit peut-il être fondé sur la nature ?
notions : DROIT
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| 2002 | TECHN. | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Qu'est-il raisonnable d'espérer de l'histoire ?
notions : HISTOIRE RAISON
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| 2002 | TECHN. | POLYNÉSIE | NORMALE |
L'art existerait-il sans la technique ?
notions : ART TECHNIQUE
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| 2002 | TECHN. | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
L'ignorance est-elle la seule cause de nos erreurs ?
notions : {CONNAISSANCE} VÉRITÉ
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| 2002 | TECHN. | POLYNÉSIE | NORMALE |
II ne servirait de rien de compter les suffrages pour suivre l'opinion garantie par le plus d'auteurs, car s'il s'agit d'une question difficile, il est plus croyable que la vérité en a été découverte par un petit nombre plutôt que par beaucoup. Même si tous étaient d'accord, leur enseignement ne nous suffirait pas : n…
lire la suiteII ne servirait de rien de compter les suffrages pour suivre l'opinion garantie par le plus d'auteurs, car s'il s'agit d'une question difficile, il est plus croyable que la vérité en a été découverte par un petit nombre plutôt que par beaucoup. Même si tous étaient d'accord, leur enseignement ne nous suffirait pas : nous ne deviendrons jamais mathématiciens, par exemple, bien que notre mémoire possède toutes les démonstrations faites par d'autres, si notre esprit n'est pas capable de résoudre toute sorte de problèmes ; nous ne deviendrons pas philosophes, pour avoir lu tous les raisonnements de Platon et d'Aristote, sans pouvoir porter un jugement solide sur ce qui nous est proposé. Ainsi, en effet, nous semblerions avoir appris, non des sciences, mais des histoires.DESCARTES QUESTIONS : 1° Dégagez les idées principales du texte et les étapes de son argumentation. 2° a) Pourquoi "est-il plus croyable que la vérité en a été découverte par un petit nombre plutôt que par beaucoup" ? b) Pourquoi ne suffit-il pas de posséder "toutes les démonstrations faites par d'autres" pour devenir mathématicien ? Pourquoi ne suffit-il pas d'avoir lu tous les raisonnements des philosophes pour être philosophe ? c) Expliquez : "porter un jugement solide". 3° L'unanimité est-elle un critère de vérité ? notions : RAISON VÉRITÉ
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DESCARTES |
| 2002 | TECHN. | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Pour les actes accomplis par crainte de plus grands maux ou pour quelque noble motif (par exemple, si un tyran nous ordonne d'accomplir une action honteuse, alors qu'il tient en son pouvoir nos parents et nos enfants, et qu'en accomplissant cette action nous assurerions leur salut, et en refusant de le faire, leur mor…
lire la suitePour les actes accomplis par crainte de plus grands maux ou pour quelque noble motif (par exemple, si un tyran nous ordonne d'accomplir une action honteuse, alors qu'il tient en son pouvoir nos parents et nos enfants, et qu'en accomplissant cette action nous assurerions leur salut, et en refusant de le faire, leur mort), pour de telles actions la question est débattue de savoir si elles sont volontaires ou involontaires. C'est là encore ce qui se produit dans le cas d'une cargaison que l'on jette par-dessus bord au cours d'une tempête : dans l'absolu personne ne se débarrasse ainsi de son bien volontairement, mais quand il s'agit de son propre salut et de celui de ses compagnons un homme sensé agit toujours ainsi. De telles actions sont donc mixtes, tout en ressemblant plutôt à des actions volontaires, car elles sont librement choisies au moment où on les accomplit, et la fin (1) de l'action varie avec les circonstances de temps. On doit donc, pour qualifier une action de volontaire ou d'involontaire, se référer au moment où elle s'accomplit.ARISTOTE (1) La fin : le but QUESTIONS : 1°Dégagez la thèse du texte et la manière dont le texte est construit. 2° a) Expliquez et comparez les deux exemples du texte ; b) expliquez : "elles sont librement choisies au moment où on les accompli". 3° Une action volontaire est-elle une action libre ? notions : {PRATIQUE} LIBERTÉ
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ARISTOTE |
| 2001 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Est-il nécessaire de pouvoir pour vouloir ?
notions : LIBERTÉ
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| 2001 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Est-il raisonnable de se quereller pour des mots ?
notions : LANGAGE RAISON
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| 2001 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
On a coutume cependant de demander si le souverain est lié par les lois et si en conséquence il peut commettre des fautes. Puisque cependant les mots de loi et de faute ne s'appliquent pas seulement à la législation de la Cité mais aux lois communes de toute la nature, et qu'il y a lieu d'avoir égard avant tout aux rè…
lire la suiteOn a coutume cependant de demander si le souverain est lié par les lois et si en conséquence il peut commettre des fautes. Puisque cependant les mots de loi et de faute ne s'appliquent pas seulement à la législation de la Cité mais aux lois communes de toute la nature, et qu'il y a lieu d'avoir égard avant tout aux règles que pose la raison, nous ne pouvons dire, absolument parlant, que la Cité n'est liée par aucune loi et ne peut commettre de faute. Si, en effet, la Cité n'avait ni lois ni règles, non pas même celles sans lesquelles elle ne serait pas une Cité, il faudrait voir en elle non une chose appartenant à la nature, mais une chimère. La Cité commet donc une faute quand elle agit ou permet d'agir de telle façon que sa propre ruine puisse être la conséquence des actes accomplis : nous dirons alors qu'elle commet une faute dans le sens où les philosophes et aussi les médecins disent que la nature peut fauter, ce qui signifie que la Cité commet une faute quand elle agit contrairement au commandement de la raison. C'est surtout en effet quand elle se conforme au commandement de la raison, que la Cité est maîtresse d'elle-même. Lors donc qu'elle agit contrairement à la raison, et dans la mesure où elle le fait, elle se manque à elle-même et on peut dire qu'elle faute.SPINOZA notions : {NATURE} LOI POLITIQUE RAISON
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SPINOZA |
| 2001 | L | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
De quoi sommes-nous responsables ?
notions : LIBERTÉ MORALE
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| 2001 | L | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Le désir peut-il être désintéressé ?
notions : DÉSIR
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| 2001 | L | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Quelque réelle que soit, sans doute, la satisfaction attachée à la seule découverte de la vérité, elle n'a jamais assez d'intensité pour diriger la conduite habituelle ; l'impulsion d'une passion quelconque est même indispensable à notre chétive intelligence pour déterminer et soutenir presque tous ses efforts. Si ce…
lire la suiteQuelque réelle que soit, sans doute, la satisfaction attachée à la seule découverte de la vérité, elle n'a jamais assez d'intensité pour diriger la conduite habituelle ; l'impulsion d'une passion quelconque est même indispensable à notre chétive intelligence pour déterminer et soutenir presque tous ses efforts. Si cette inspiration émane d'une affection bienveillante, on la remarque comme étant à la fois plus rare et plus estimable ; sa vulgarité empêche, au contraire, de la distinguer quand elle est due aux motifs personnels de gloire, d'ambition, ou de cupidité. Telle est, au fond, la seule différence ordinaire. Lors même que l'impulsion mentale résulterait, en effet, d'une sorte de passion exceptionnelle pour la pure vérité, sans aucun mélange d'orgueil ou de vanité, cet exercice idéal, dégagé de toute destination sociale, ne cesserait pas d'être profondément égoïste.COMTE notions : {PASSIONS} VÉRITÉ
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COMTE |
| 2001 | S | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Suis-je libre de penser ce que je veux ?
notions : ESPRIT LIBERTÉ
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| 2001 | S | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
N'est-on moral que par intérêt ?
notions : MORALE
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| 2001 | S | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Ceux qui ont à l'excès les dons de la fortune - force, richesse, amis et autres avantages de ce genre - ne veulent ni ne savent obéir (et ce défaut, ils le tiennent, dès l'enfance, de leur famille : à cause d'une vie trop facile, ils n'ont pas pris, même à l'école, l'habitude d'obéir), tandis que ceux qui sont privés…
lire la suiteCeux qui ont à l'excès les dons de la fortune - force, richesse, amis et autres avantages de ce genre - ne veulent ni ne savent obéir (et ce défaut, ils le tiennent, dès l'enfance, de leur famille : à cause d'une vie trop facile, ils n'ont pas pris, même à l'école, l'habitude d'obéir), tandis que ceux qui sont privés, d'une manière excessive, de ces avantages sont trop avilis. Le résultat, c'est que ces derniers ne savent pas commander, mais seulement obéir en esclaves à l'autorité, tandis que les autres ne savent obéir à aucune autorité mais seulement commander en maîtres. Ainsi donc, il se forme une cité d'esclaves et de maîtres, mais non d'hommes libres, les uns pleins d'envie, les autres de mépris, sentiments très éloignés de l'amitié et de la communauté de la cité car communauté implique amitié : avec ses ennemis, on ne veut même pas faire en commun un bout de chemin. La cité, elle, se veut composée le plus possible, d'égaux et de semblables, ce qui se rencontre surtout dans la classe moyenne.ARISTOTE notions : LIBERTÉ POLITIQUE
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ARISTOTE |
| 2001 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
La liberté consiste-t-elle à faire ce qui nous plaît ?
notions : LIBERTÉ
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| 2001 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
La recherche de la vérité peut-elle se passer du doute ?
notions : VÉRITÉ
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| 2001 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Une oeuvre géniale, qui commence par déconcerter, pourra créer peu à peu par sa seule présence une conception de l'art et une atmosphère artistique qui permettront de la comprendre ; elle deviendra alors rétrospectivement géniale : sinon, elle serait restée ce qu'elle était au début, simplement déconcertante. Dans une…
lire la suiteUne oeuvre géniale, qui commence par déconcerter, pourra créer peu à peu par sa seule présence une conception de l'art et une atmosphère artistique qui permettront de la comprendre ; elle deviendra alors rétrospectivement géniale : sinon, elle serait restée ce qu'elle était au début, simplement déconcertante. Dans une spéculation financière, c'est le succès qui fait que l'idée avait été bonne. Il y a quelque chose du même genre dans la création artistique, avec cette différence que le succès, s'il finit par venir à l'oeuvre qui avait d'abord choqué, tient à une transformation du goût du public opérée par l'oeuvre même ; celle-ci était donc force en même temps que matière ; elle a imprimé un élan que l'artiste lui avait communiqué ou plutôt qui est celui même de l'artiste, invisible et présent en elle.BERGSON notions : ART
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BERGSON |
| 2001 | L | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
L'illusion est-elle la force ou la faiblesse de la passion ?
notions : [PASSION] {ILLUSION}
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| 2001 | L | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
La parole suffit-elle à faire échec à la violence ?
notions : {VIOLENCE} LANGAGE
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| 2001 | L | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Fréquemment (...) quelques-uns se mettent à scruter des propositions avec tant de hâte qu'ils appliquent à leur solution un esprit errant à l'aventure, avant de remarquer à quels signes ils reconnaîtront l'objet cherché, s'il vient à se présenter. Ils ne sont pas moins niais qu'un serviteur envoyé quelque part par son…
lire la suiteFréquemment (...) quelques-uns se mettent à scruter des propositions avec tant de hâte qu'ils appliquent à leur solution un esprit errant à l'aventure, avant de remarquer à quels signes ils reconnaîtront l'objet cherché, s'il vient à se présenter. Ils ne sont pas moins niais qu'un serviteur envoyé quelque part par son maître et qui serait si désireux d'obéir qu'il se mettrait à courir en hâte sans avoir encore reçu d'ordre et sans savoir où on lui ordonne d'aller.Au contraire, dans toute question, quoiqu'il doive y avoir quelque chose d'inconnu, car autrement sa recherche serait vaine, il faut néanmoins que cet inconnu soit désigné par des conditions si précises que nous soyons entièrement déterminés à rechercher un objet particulier plutôt qu'un autre. C'est à l'examen de ces conditions, disons-nous, qu'il faut dès le début nous livrer, et c'est ce qui arrivera si nous appliquons notre pénétration intellectuelle à les saisir distinctement par intuition une à une, en recherchant avec soin quelle limitation reçoit de chacune d'elles cet inconnu que nous cherchons. L'esprit humain, en effet, a coutume de se tromper ici de deux façons, soit en prenant quelque chose de plus que ce qui lui a été donné pour déterminer la question, soit au contraire en faisant quelque omission. DESCARTES notions : {LOGIQUE} ESPRIT RAISON
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DESCARTES |
| 2001 | S | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Ne fait-on son devoir que par crainte du regard d'autrui ?
notions : AUTRUI DEVOIR MORALE
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| 2001 | S | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
La justice suppose-t-elle l'égalité ?
notions : JUSTICE
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| 2001 | S | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Les hommes sont la proie d'une si aveugle curiosité qu'ils conduisent souvent leur esprit par des chemins inconnus, et sans aucune raison d'espérer, mais seulement pour courir leur chance d'y trouver par hasard ce qu'ils cherchent ; comme quelqu'un qui brûlerait d'un désir si brutal de découvrir un trésor, qu'il ne ce…
lire la suiteLes hommes sont la proie d'une si aveugle curiosité qu'ils conduisent souvent leur esprit par des chemins inconnus, et sans aucune raison d'espérer, mais seulement pour courir leur chance d'y trouver par hasard ce qu'ils cherchent ; comme quelqu'un qui brûlerait d'un désir si brutal de découvrir un trésor, qu'il ne cesserait de courir les rues çà et là, cherchant si par hasard il n'en trouverait pas un qu'un voyageur aurait perdu. C'est ainsi que travaillent presque tous les chimistes, la plupart des géomètres, et plus d'un philosophe ; et certes je ne nie point que parfois ils ne vagabondent avec assez de bonne fortune pour trouver quelque vérité ; je n'admets pas pour autant qu'ils en soient plus habiles, mais seulement plus chanceux. Il vaut cependant bien mieux ne jamais songer à chercher la vérité sur quelque objet que ce soit, que le faire sans méthode : car il est très certain que ces recherches désordonnées et ces méditations obscures troublent la lumière naturelle et aveuglent l'esprit ; et tous ceux qui s'habituent ainsi à marcher dans les ténèbres affaiblissent tant leur vue que par la suite ils ne peuvent plus supporter la lumière du jour : l'expérience aussi le confirme, puisque nous voyons très souvent ceux qui ne se sont jamais souciés d'étudier porter des jugements bien plus solides et bien plus clairs sur ce qui se présente à eux, que ceux qui ont passé tout leur temps dans les écoles.DESCARTES notions : {JUGEMENT} RAISON VÉRITÉ
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DESCARTES |
| 2001 | ES | ANTILLES | NORMALE |
Suffit-il d'être poli envers autrui pour le respecter ?
notions : AUTRUI DEVOIR
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| 2001 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
En quel sens les sciences de l'homme sont-elles des sciences ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {SCIENCE_DE_L'HOMME.}
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| 2001 | ES | ANTILLES | NORMALE |
Notre pensée est-elle prisonnière de la langue que nous parlons ?
notions : ESPRIT LANGAGE
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| 2001 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Le droit et l'intérêt général peuvent-il s'opposer ?
notions : DROIT SOCIÉTÉ
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| 2001 | ES | ANTILLES | NORMALE |
II est inadmissible de dire que la science est un domaine de l'activité intellectuelle humaine, que la religion et la philosophie en sont d'autres, de valeur au moins égale, et que la science n'a pas à intervenir dans les deux autres, qu'elles ont toutes la même prétention à la vérité, et que chaque être humain est li…
lire la suiteII est inadmissible de dire que la science est un domaine de l'activité intellectuelle humaine, que la religion et la philosophie en sont d'autres, de valeur au moins égale, et que la science n'a pas à intervenir dans les deux autres, qu'elles ont toutes la même prétention à la vérité, et que chaque être humain est libre de choisir d'où il veut tirer ses convictions et où il veut placer sa foi. Une telle conception passe pour particulièrement distinguée, tolérante, compréhensive et libre de préjugés étroits. Malheureusement, elle n'est pas soutenable, elle participe à tous les traits nocifs d'une Weltanschauung (1) absolument non scientifique et lui équivaut pratiquement. Il est évident que la vérité ne peut être tolérante, qu'elle n'admet ni compromis ni restriction, que la recherche considère tous les domaines de l'activité humaine comme les siens propres et qu'il lui faut devenir inexorablement critique lorsqu'une autre puissance veut en confisquer une part pour elle-même.FREUD (1) Weltanschauung : vision du monde. notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} CROYANCE VÉRITÉ
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FREUD |
| 2001 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Cette idée de la personnalité qui éveille le respect, qui nous met devant les yeux la sublimité de notre nature (d'après sa détermination), en nous faisant remarquer en même temps le défaut d'accord de notre conduite avec elle, et en abaissant par cela même la présomption, est naturelle, même à la raison humaine la pl…
lire la suiteCette idée de la personnalité qui éveille le respect, qui nous met devant les yeux la sublimité de notre nature (d'après sa détermination), en nous faisant remarquer en même temps le défaut d'accord de notre conduite avec elle, et en abaissant par cela même la présomption, est naturelle, même à la raison humaine la plus commune, et aisément remarquée. Tout homme, même médiocrement honorable, n'a-t-il pas trouvé quelquefois qu'il s'est abstenu d'un mensonge, d'ailleurs inoffensif, par lequel il pouvait ou se tirer lui-même d'une affaire désagréable ou procurer quelque avantage à un ami cher et plein de mérite, pour avoir le droit de ne pas se mépriser en secret à ses propres yeux ? Dans les grands malheurs de la vie, qu'il aurait pu éviter en se mettant au-dessus du devoir, un honnête homme n'est-il pas soutenu par la conscience d'avoir en sa personne maintenu l'humanité dans sa dignité, de l'avoir honorée, de n'avoir pas de raison de rougir de lui-même à ses propres yeux et de craindre le spectacle intérieur de l'examen de conscience ?KANT notions : {NATURE} {PERSONNE} CONSCIENCE DEVOIR MORALE
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KANT |
| 2001 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Prétendre distinguer l'homme de l'animal, est-ce légitime ?
notions : {HOMME} VIVANT
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| 2001 | L | ANTILLES | NORMALE |
Une théorie scientifique doit-elle se prémunir contre toute critique ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {CONNAISSANCE} THÉORIE
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| 2001 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Exiger l'obéissance, est-ce nécessairement porter atteinte à la liberté ?
notions : LIBERTÉ
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