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| 2001 | S | JAPON | NORMALE |
II y en a qui vont jusqu'à cette absurdité d'expliquer un mot par le mot même. J'en sais qui ont défini la lumière en cette sorte : "La lumière est un mouvement luminaire des corps lumineux" ; comme si on pouvait entendre les mots de luminaire et de lumineux sans celui de lumière.
On ne peut entreprendre de défini…
lire la suiteII y en a qui vont jusqu'à cette absurdité d'expliquer un mot par le mot même. J'en sais qui ont défini la lumière en cette sorte : "La lumière est un mouvement luminaire des corps lumineux" ; comme si on pouvait entendre les mots de luminaire et de lumineux sans celui de lumière.On ne peut entreprendre de définir l'être sans tomber dans cette absurdité : car on ne peut définir un mot sans commencer par celui-ci, c'est, soit qu'on l'exprime ou qu'on le sous-entende. Donc pour définir l'être, il faudrait dire c'est, et ainsi employer le mot défini dans sa définition. On voit assez de là qu'il y a des mots incapables d'être définis ; et si la nature n'avait suppléé à ce défaut par une idée pareille qu'elle a donnée à tous les hommes, toutes nos expressions seraient confuses ; au lieu qu'on en use avec la même assurance et la même certitude que s'ils étaient expliqués d'une manière parfaitement exempte d'équivoques : parce que la nature nous en a elle-même donné sans paroles une intelligence plus nette que celle que l'art nous acquiert par nos explications. PASCAL notions : LANGAGE VÉRITÉ
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PASCAL |
| 2001 | ES | LIBAN | NORMALE |
Peut-on ne vivre que pour agir ?
notions : {PRATIQUE} EXISTENCE
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| 2001 | ES | LIBAN | NORMALE |
Tout ce qui est évident est-il vrai ?
notions : VÉRITÉ
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| 2001 | ES | LIBAN | NORMALE |
Si la parole présupposait la pensée, si parler c'était d'abord se joindre à l'objet par une intention de connaissance ou par une représentation, on ne comprendrait pas pourquoi la pensée tend vers l'expression comme vers son achèvement, pourquoi l'objet le plus familier nous paraît indéterminé tant que nous n'en avons…
lire la suiteSi la parole présupposait la pensée, si parler c'était d'abord se joindre à l'objet par une intention de connaissance ou par une représentation, on ne comprendrait pas pourquoi la pensée tend vers l'expression comme vers son achèvement, pourquoi l'objet le plus familier nous paraît indéterminé tant que nous n'en avons pas retrouvé le nom, pourquoi le sujet pensant lui-même est dans une sorte d'ignorance de ses pensées tant qu'il ne les a pas formulées pour soi ou même dites et écrites, comme le montre l'exemple de tant d'écrivains qui commencent un livre sans savoir au juste ce qu'ils y mettront. Une pensée qui se contenterait d'exister pour soi, hors des gênes de la parole et de la communication, aussitôt apparue tomberait à l'inconscience, ce qui revient à dire qu'elle n'existerait pas même pour soi.MERLEAU-PONTY notions : ESPRIT LANGAGE
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MERLEAU-PONTY |
| 2001 | L | LIBAN | NORMALE |
Suffit-il d'être dans son droit pour avoir raison ?
notions : DROIT RAISON
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| 2001 | L | LIBAN | NORMALE |
Peut-on vivre sans se faire d'illusion ?
notions : {ILLUSION} EXISTENCE
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| 2001 | L | LIBAN | NORMALE |
La grandeur de l'homme est si visible, qu'elle se tire même de sa misère. Car ce qui est nature aux animaux, nous l'appelons misère en l'homme.
(...) Car qui se trouve malheureux de n'être pas roi, sinon un roi dépossédé ? Trouvait-on Paul-Émile (1) malheureux de n'être plus consul ? Au contraire, tout le monde trou…
lire la suiteLa grandeur de l'homme est si visible, qu'elle se tire même de sa misère. Car ce qui est nature aux animaux, nous l'appelons misère en l'homme.(...) Car qui se trouve malheureux de n'être pas roi, sinon un roi dépossédé ? Trouvait-on Paul-Émile (1) malheureux de n'être plus consul ? Au contraire, tout le monde trouvait qu'il était heureux de l'avoir été, parce que sa condition n'était pas de l'être toujours. Mais on trouvait Persée si malheureux de n'être plus roi, parce que sa condition était de l'être toujours, qu'on trouvait étrange de ce qu'il supportait la vie. Qui se trouve malheureux de n'avoir qu'une bouche ? et qui ne se trouverait malheureux de n'avoir qu'un oeil ? On ne s'est peut-être jamais avisé de s'affliger de n'avoir pas trois yeux, mais on est inconsolable de n'en point avoir. PASCAL (1) Paul-Émile est le général qui vainquit Persée, roi de Macédoine. notions : BONHEUR EXISTENCE
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PASCAL |
| 2001 | S | LIBAN | NORMALE |
La recherche scientifique a-t-elle des limites ?
notions : {CONNAISSANCE}
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| 2001 | S | LIBAN | NORMALE |
La religion et la morale ont-elles la même finalité ?
notions : MORALE RELIGION
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| 2001 | S | LIBAN | NORMALE |
Qu'est-ce donc que la liberté ? Naître, c'est à la fois naître du monde et naître au monde. Le monde est déjà constitué, mais aussi jamais complètement constitué. Sous le premier rapport, nous sommes sollicités, sous le second nous sommes ouverts à une infinité de possibles. Mais cette analyse est encore abstraite, ca…
lire la suiteQu'est-ce donc que la liberté ? Naître, c'est à la fois naître du monde et naître au monde. Le monde est déjà constitué, mais aussi jamais complètement constitué. Sous le premier rapport, nous sommes sollicités, sous le second nous sommes ouverts à une infinité de possibles. Mais cette analyse est encore abstraite, car nous existons sous les deux rapports à la fois. Il n'y a donc jamais déterminisme et jamais choix absolu, jamais je ne suis chose et jamais conscience nue. En particulier, même nos initiatives, même les situations que nous avons choisies nous portent, une fois assumées, comme par une grâce d'état. La généralité du "rôle" et de la situation vient au secours de la décision, et, dans cet échange entre la situation et celui qui l'assume, il est impossible de délimiter la "part de la situation" et la "part de la liberté". On torture un homme pour le faire parler. S'il refuse de donner les noms et les adresses qu'on veut lui arracher, ce n'est pas par une décision solitaire et sans appuis ; il se sentait encore avec ses camarades, et, encore engagé dans la lutte commune, il était comme incapable de parler ; ou bien, depuis des mois ou des années, il a affronté en pensée cette épreuve et misé toute sa vie sur elle ; ou enfin, il veut prouver en la surmontant ce qu'il a toujours pensé et dit de la liberté. Ces motifs n'annulent pas la liberté, ils font du moins qu'elle ne soit pas sans étais (1) dans l'être.MERLEAU-PONTY (1) soutiens notions : CONSCIENCE LIBERTÉ
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MERLEAU-PONTY |
| 2001 | L | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Des cultures différentes font-elles des humanités différentes ?
notions : CULTURE
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| 2001 | L | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
N'exprime-t-on que ce dont on a conscience ?
notions : CONSCIENCE
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| 2001 | L | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Toutes les actions auxquelles nul ne peut être incité ni par des promesses ni par des menaces, sont en dehors des lois de la Cité. Nul par exemple ne peut se dessaisir de sa faculté de juger ; par quelles promesses ou par quelles menaces un homme pourrait-il être amené à croire que le tout n'est pas plus grand que la…
lire la suiteToutes les actions auxquelles nul ne peut être incité ni par des promesses ni par des menaces, sont en dehors des lois de la Cité. Nul par exemple ne peut se dessaisir de sa faculté de juger ; par quelles promesses ou par quelles menaces un homme pourrait-il être amené à croire que le tout n'est pas plus grand que la partie (...) ou que le corps qu'il voit être fini est un être infini ? D'une manière générale, comment pourrait-il être amené à croire ce qui est contraire à ce qu'il sent ou pense ? De même, par quelles promesses ou par quelles menaces un homme pourrait-il être amené à aimer ce qu'il hait ou à haïr ce qu'il aime ? Et il faut en dire autant de tout ce dont la nature humaine a horreur à ce point qu'elle le juge pire que tous les maux : qu'un homme porte témoignage contre lui-même, se mette lui-même au supplice, tue son père et sa mère, ne s'efforce pas d'éviter la mort, et autres choses semblables, auxquelles ni promesses ni menaces ne peuvent amener personne. Si cependant l'on prétendait que la Cité a le droit ou le pouvoir de commander de telles choses, ce serait à nos yeux comme si l'on disait qu'un homme a le droit d'être insensé ou de délirer.SPINOZA notions : {JUGEMENT} CROYANCE ÉTAT RAISON SOCIÉTÉ
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SPINOZA |
| 2001 | TECHN. | MÉTROPOLE | NORMALE |
Pourquoi s'intéresser à l'histoire?
notions : HISTOIRE
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| 2001 | TECHN. | MÉTROPOLE | NORMALE |
Le développement technique transforme-t-il réellement l'homme ?
notions : {HOMME} TECHNIQUE
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| 2001 | TECHN. | MÉTROPOLE | NORMALE |
Renoncer à sa liberté c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs. Il n'y a nul dédommagement possible pour quiconque renonce à tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l'homme, et c'est ôter toute moralité à ses actions que d'ôter toute liberté à sa volonté…
lire la suiteRenoncer à sa liberté c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs. Il n'y a nul dédommagement possible pour quiconque renonce à tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l'homme, et c'est ôter toute moralité à ses actions que d'ôter toute liberté à sa volonté. Enfin c'est une convention vaine et contradictoire de stipuler (1) d'une part une autorité absolue et de l'autre une obéissance sans bornes. N'est-il pas clair qu'on n'est engagé à rien envers celui dont on a droit de tout exiger, et cette seule condition, sans équivalent, sans échange n'entraîne-t-elle pas la nullité de l'acte ? Car quel droit mon esclave aurait-il contre moi, puisque tout ce qu'il a m'appartient, et que son droit étant le mien, ce droit de moi contre moi-même est un mot qui n'a aucun sens ?ROUSSEAU (1) stipuler : affirmer QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée générale du texte et la structure de son argumentation. 2° Expliquez : "N'est-il pas clair qu'on n'est engagé en rien envers celui dont on a droit de tout exiger ?" 3° En quoi toute forme d'esclavage est-elle contraire au droit ? notions : DROIT LIBERTÉ MORALE
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ROUSSEAU |
| 2001 | ES | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Dans la passion suis-je moi-même ?
notions : {PASSIONS}
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| 2001 | ES | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
De quelle vérité l'opinion est-elle capable ?
notions : VÉRITÉ
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| 2001 | ES | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Les religions empêchent-elles les hommes de s'entendre ?
notions : RELIGION
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| 2001 | ES | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
Donner pour recevoir, est-ce le principe de tout échange ?
notions : ÉCHANGES
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| 2001 | ES | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Il faut (...) préciser contre le sens commun que la formule "être libre" ne signifie pas "obtenir ce qu'on a voulu", mais "se déterminer à vouloir (au sens large de choisir) par soi-même". Autrement dit, le succès n'importe aucunement à la liberté. La discussion qui oppose le sens commun aux philosophes vient ici d'un…
lire la suiteIl faut (...) préciser contre le sens commun que la formule "être libre" ne signifie pas "obtenir ce qu'on a voulu", mais "se déterminer à vouloir (au sens large de choisir) par soi-même". Autrement dit, le succès n'importe aucunement à la liberté. La discussion qui oppose le sens commun aux philosophes vient ici d'un malentendu : le concept empirique et populaire de "liberté" produit de circonstances historiques, politiques et morales équivaut à "faculté d'obtenir les fins choisies". Le concept technique et philosophique de liberté, le seul que nous considérions ici, signifie seulement : autonomie du choix. Il faut cependant noter que le choix étant identique au faire suppose, pour se distinguer du rêve et du souhait, un commencement de réalisation. Ainsi ne dirons-nous pas qu'un captif est toujours libre de sortir de prison, ce qui serait absurde, ni non plus qu'il est toujours libre de souhaiter l'élargissement ce qui serait une lapalissade (1) sans portée, mais qu'il est toujours libre de chercher à s'évader (ou à se faire libérer) - c'est-à-dire que quelle que soit sa condition, il peut projeter son évasion et s'apprendre à lui-même la valeur de son projet par un début d'action. Notre description de la liberté, ne distinguant pas entre le choisir et le faire, nous oblige à renoncer du coup à la distinction entre l'intention et l'acte.SARTRE (1) Évidence. notions : {PRATIQUE} LIBERTÉ
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SARTRE |
| 2001 | ES | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
Le criminel qui connaît tout l'enchaînement des circonstances ne considère pas, comme son juge et son censeur, que son acte est en dehors de l'ordre et de la compréhension : sa peine cependant lui est mesurée exactement selon le degré d'étonnement qui s'empare de ceux-ci, en voyant cette chose incompréhensible pour e…
lire la suiteLe criminel qui connaît tout l'enchaînement des circonstances ne considère pas, comme son juge et son censeur, que son acte est en dehors de l'ordre et de la compréhension : sa peine cependant lui est mesurée exactement selon le degré d'étonnement qui s'empare de ceux-ci, en voyant cette chose incompréhensible pour eux, l'acte du criminel. - Lorsque le défenseur d'un criminel connaît suffisamment le cas et sa genèse, les circonstances atténuantes qu'il présentera, les unes après les autres, finiront nécessairement par effacer toute la faute. Ou, pour l'exprimer plus exactement encore : le défenseur atténuera degré par degré cet étonnement qui veut condamner et attribuer la peine, il finira même par le supprimer complètement, en forçant tous les auditeurs honnêtes à s'avouer dans leur for intérieur : "Il lui fallut agir de la façon dont il a agi ; en punissant, nous punirions l'éternelle nécessité." - Mesurer le degré de la peine selon le degré de connaissance que l'on a ou peut avoir de l'histoire du crime, - n'est-ce pas contraire à toute équité ?NIETZSCHE notions : JUSTICE
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NIETZSCHE |
| 2001 | L | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
La question "qui suis-je ?" admet-elle une réponse exacte ?
notions : SUJET VÉRITÉ
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| 2001 | L | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
Tout pouvoir s'accompagne-t-il de violence ?
notions : {VIOLENCE}
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| 2001 | L | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
Dans toutes les créatures qui ne font pas des autres leurs proies et que de violentes passions n'agitent pas, se manifeste un remarquable désir de compagnie, qui les associe les unes les autres. Ce désir est encore plus manifeste chez l'homme : celui-ci est la créature de l'univers qui a le désir le plus ardent d'une…
lire la suiteDans toutes les créatures qui ne font pas des autres leurs proies et que de violentes passions n'agitent pas, se manifeste un remarquable désir de compagnie, qui les associe les unes les autres. Ce désir est encore plus manifeste chez l'homme : celui-ci est la créature de l'univers qui a le désir le plus ardent d'une société, et il y est adapté par les avantages les plus nombreux. Nous ne pouvons former aucun désir qui ne se réfère pas à la société. La parfaite solitude est peut-être la plus grande punition que nous puissions souffrir. Tout plaisir est languissant quand nous en jouissons hors de toute compagnie, et toute peine devient plus cruelle et plus intolérable. Quelles que soient les autres passions qui nous animent, orgueil, ambition, avarice, curiosité, désir de vengeance, ou luxure, le principe de toutes, c'est la sympathie : elles n'auraient aucune force si nous devions faire entièrement abstraction des pensées et des sentiments d'autrui. Faites que tous les pouvoirs et tous les éléments de la nature s'unissent pour servir un seul homme et pour lui obéir ; faites que le soleil se lève et se couche à son commandement ; que la mer et les fleuves coulent à son gré ; que la terre lui fournisse spontanément ce qui peut lui être utile et agréable : il sera toujours misérable tant que vous ne lui aurez pas donné au moins une personne avec qui il puisse partager son bonheur, et de l'estime et de l'amitié de qui il puisse jouir.HUME notions : {PASSIONS} DÉSIR SOCIÉTÉ
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HUME |
| 2001 | S | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
La liberté se définit-elle comme un pouvoir de refuser ?
notions : LIBERTÉ
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| 2001 | S | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Faut-il douter de tout ?
notions : CONSCIENCE ESPRIT RAISON
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| 2001 | S | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
Notre connaissance du réel se limite-t-elle au savoir scientifique ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {CONNAISSANCE} RÉEL
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| 2001 | S | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Le progrès technique est-il la condition du bonheur ?
notions : BONHEUR TECHNIQUE
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| 2001 | S | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
C'est la faiblesse de l'homme qui le rend sociable : ce sont nos misères communes qui portent nos coeurs à l'humanité, nous ne lui devrions rien si nous n'étions pas hommes. Tout attachement est un signe d'insuffisance : si chacun de nous n'avait nul besoin des autres, il ne songerait guère à s'unir à eux. Ainsi de …
lire la suiteC'est la faiblesse de l'homme qui le rend sociable : ce sont nos misères communes qui portent nos coeurs à l'humanité, nous ne lui devrions rien si nous n'étions pas hommes. Tout attachement est un signe d'insuffisance : si chacun de nous n'avait nul besoin des autres, il ne songerait guère à s'unir à eux. Ainsi de notre infirmité même naît notre frêle bonheur. Un être vraiment heureux est un être solitaire : Dieu seul jouit d'un bonheur absolu ; mais qui de nous en a l'idée ? Si quelque être imparfait pouvait se suffire à lui-même, de quoi jouirait-il selon nous ? Il serait seul, il serait misérable. Je ne conçois pas que celui qui n'a besoin de rien puisse aimer quelque chose ; je ne conçois pas que celui qui n'aime rien puisse être heureux.Il suit de là que nous nous attachons à nos semblables moins par le sentiment de leurs plaisirs que par celui de leurs peines ; car nous y voyons bien mieux l'identité de notre nature et les garants de leur attachement pour nous. Si nos besoins communs nous unissent par intérêt, nos misères communes nous unissent par affection. ROUSSEAU notions : BONHEUR SOCIÉTÉ
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ROUSSEAU |
| 2001 | S | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Si une génération humaine quittait la scène d'un seul coup et qu'une autre lui succédât, comme c'est le cas chez les vers à soie et les papillons, la nouvelle race, à supposer qu'elle ait assez de bon sens pour choisir son gouvernement, ce qui assurément n'est jamais le cas chez les hommes, pourrait bien établir ses p…
lire la suiteSi une génération humaine quittait la scène d'un seul coup et qu'une autre lui succédât, comme c'est le cas chez les vers à soie et les papillons, la nouvelle race, à supposer qu'elle ait assez de bon sens pour choisir son gouvernement, ce qui assurément n'est jamais le cas chez les hommes, pourrait bien établir ses propres institutions volontairement et par un consentement général, sans aucun égard envers les lois ou les précédents qui prévalurent parmi ses ancêtres. Mais comme la société humaine est dans un flux perpétuel, puisqu'à chaque heure un homme quitte ce monde et qu'un autre y pénètre, il est nécessaire au maintien de la stabilité du gouvernement que les nouveaux rejetons se conforment à la constitution établie et qu'ils suivent pas à pas le sentier que leurs pères, marchant sur les traces des leurs, ont jalonné pour eux. Certes, toute institution humaine doit nécessairement faire place à certaines innovations, et l'on doit se réjouir quand les lumières du génie orientent les innovations d'une époque du côté de la raison, de la liberté et de la justice ; mais des innovations violentes, aucun individu n'est fondé à en introduire : elles sont dangereuses même lorsque c'est le législateur qui s'y essaye ; en règle générale, on doit en attendre plus de mal que de bien ; et si l'histoire offre des exemples du contraire, il ne faut pas les transformer en autant de précédents, mais les considérer seulement comme prouvant que la science politique offre peu de règles dépourvues d'exceptions et qui ne soient parfois soumises à la fortune et à la contingence.HUME notions : ÉTAT HISTOIRE SOCIÉTÉ
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HUME |
| 2001 | STI AA | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
L'indépendance suffit-elle à définir la liberté ?
notions : LIBERTÉ
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| 2001 | STI AA | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Peut-on voir les choses telles qu'elles sont ?
notions : RÉEL VÉRITÉ
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| 2001 | STI AA | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
L'art répond-il à un besoin ?
notions : ART
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| 2001 | STI AA | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Le droit a-t-il pour fin de protéger le faible ?
notions : DROIT
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| 2001 | STI AA | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
Cette table même, que nous voyons blanche et que nous sentons dure, nous croyons qu'elle existe indépendamment de notre perception, nous croyons qu'elle est quelque chose d'extérieur à notre esprit qui la perçoit. Notre présence ne lui confère pas l'existence ; notre absence ne l'anéantit pas. Elle conserve une exist…
lire la suiteCette table même, que nous voyons blanche et que nous sentons dure, nous croyons qu'elle existe indépendamment de notre perception, nous croyons qu'elle est quelque chose d'extérieur à notre esprit qui la perçoit. Notre présence ne lui confère pas l'existence ; notre absence ne l'anéantit pas. Elle conserve une existence invariable et entière, indépendante de la situation des êtres intelligents qui la perçoivent ou la contemplent.Mais cette opinion universelle et primitive de tous les hommes est bientôt détruite par la plus légère philosophie (1), qui nous apprend que rien ne peut jamais être présent à l'esprit qu'une image ou une perception et que les sens sont seulement des guichets à travers lesquels ces images sont introduites, sans qu'ils soient capables de produire un rapport immédiat entre l'esprit et l'objet. La table que nous voyons semble diminuer quand nous nous en éloignons ; mais la table réelle, qui existe indépendamment de nous, ne souffre pas de modification ; ce n'était donc que son image qui était présente à l'esprit. HUME (1) la plus légère philosophie : la philosophie la plus élémentaire. QUESTIONS : 1° Enoncez la thèse du texte et soulignez les moments de sa démonstration. 2° a) Expliquez : "Notre présence ne lui confère pas l'existence ; notre absence ne l'anéantit pas". b) Pourquoi les sens ne sont-ils pas "capables de produire un rapport immédiat entre l'esprit et l'objet" ? 3° Est-ce la perception qui nous renseigne sur la réalité ? notions : ESPRIT PERCEPTION RÉEL
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HUME |
| 2001 | STI AA | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Il est impossible de persévérer dans la pratique de la contemplation de quelque ordre de beauté que ce soit, sans être fréquemment obligé de faire des comparaisons entre les divers degrés et genres de perfection, et sans estimer l'importance relative des uns par rapport aux autres. Un homme qui n'a eu aucune possibili…
lire la suiteIl est impossible de persévérer dans la pratique de la contemplation de quelque ordre de beauté que ce soit, sans être fréquemment obligé de faire des comparaisons entre les divers degrés et genres de perfection, et sans estimer l'importance relative des uns par rapport aux autres. Un homme qui n'a eu aucune possibilité de comparer les différentes sortes de beauté n'a absolument aucune qualification pour donner son opinion sur un objet qui lui est présenté. C'est seulement par comparaison que nous fixons les épithètes de louange, ou de blâme, et apprenons à assigner le juste degré de l'un ou de l'autre. Le plus grossier des barbouillages comporte un certain lustre de couleurs, et une exactitude d'imagination, qui sont en tant que tels, des beautés, et affecteraient de la plus grande admiration l'esprit d'un paysan ou d'un Indien. Les ballades (1) les plus vulgaires ne sont pas entièrement dépourvues d'harmonie, ni de naturel, et personne, si ce n'est un homme familiarisé avec des beautés supérieures, n'énoncerait que leurs rythmes sont désagréables, ou que les histoires qu'elles content sont sans intérêt. Une grande infériorité de beauté donne du déplaisir à une personne accoutumée aux plus grandes perfections dans ce genre, et elle est considérée pour cette raison comme une laideur, de même que nous supposons naturellement que l'objet le plus fini que nous connaissions atteint le summum de la perfection, et qu'il mérite les plus grands applaudissements. Quelqu'un d'accoutumé à voir, à examiner et à peser la valeur des réalisations de diverses sortes qui ont été admirées dans des époques et des nations différentes, est seul habilité à juger des mérites d'une oeuvre qu'on lui présente, et à lui assigner le rang qui lui revient parmi les productions du génie.HUME (1) La ballade : ici, genre littéraire populaire issu de la chanson à danser. QUESTIONS : 1° Dégagez la thèse de ce texte et analysez la manière dont il est construit. 2° a) Expliquez : "C'est seulement par comparaison que nous fixons les épithètes de louange, ou de blâme, et apprenons à assigner le juste degré de l'un de l'autre". b) Pourquoi reconnaître de la beauté dans "le plus grossier des barbouillages" ou "les ballades les plus vulgaires" n'exclut-il pas qu'il y ait des "beautés supérieures" ? 3° Le goût s'éduque-t-il ? notions : ART CULTURE EXPÉRIENCE
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HUME |
| 2001 | TECHN. | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
L'homme n'a-t-il que les droits que lui donnent les lois de son pays ?
notions : {HOMME} DROIT SOCIÉTÉ
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| 2001 | TECHN. | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
Une oeuvre d'art peut-elle ne pas être belle ?
notions : ART
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| 2001 | TECHN. | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Qu'est-ce que vivre conformément à la nature ?
notions : {NATURE}
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| 2001 | TECHN. | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
Le projet de maîtriser la nature est-il raisonnable ?
notions : TECHNIQUE
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| 2001 | TECHN. | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | REMPLACEMENT |
Tout homme a une conscience et se trouve observé, menacé, de manière générale tenu en respect (respect lié à la crainte) par un juge intérieur et cette puissance qui veille en lui sur les lois n'est pas quelque chose de forgé (arbitrairement) par lui-même, mais elle est inhérente à son être. Elle le suit comme son omb…
lire la suiteTout homme a une conscience et se trouve observé, menacé, de manière générale tenu en respect (respect lié à la crainte) par un juge intérieur et cette puissance qui veille en lui sur les lois n'est pas quelque chose de forgé (arbitrairement) par lui-même, mais elle est inhérente à son être. Elle le suit comme son ombre quand il pense lui échapper. Il peut sans doute par des plaisirs ou des distractions s'étourdir ou s'endormir, mais il ne saurait éviter parfois de revenir à soi ou de se réveiller, dès qu'il en perçoit la voix terrible. Il est bien possible à l'homme de tomber dans la plus extrême abjection où il ne se soucie plus de cette voix, mais il ne peut jamais éviter de l'entendre.KANT QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée générale du texte et les étapes de son argumentation. 2° Expliquez : "il ne saurait éviter parfois de revenir à soi ou de se réveiller". 3° Peut-on s'affranchir de la conscience morale ? notions : CONSCIENCE MORALE
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KANT |
| 2001 | TECHN. | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
Si la culture a établi le commandement de ne pas tuer le voisin que l'on hait, qui nous fait obstacle et dont on convoite les biens, cela fut manifestement dans l'intérêt de la vie en commun des hommes qui, autrement, serait impraticable. Car le meurtrier attirerait sur lui la vengeance des proches de la victime du me…
lire la suiteSi la culture a établi le commandement de ne pas tuer le voisin que l'on hait, qui nous fait obstacle et dont on convoite les biens, cela fut manifestement dans l'intérêt de la vie en commun des hommes qui, autrement, serait impraticable. Car le meurtrier attirerait sur lui la vengeance des proches de la victime du meurtre et la sourde envie des autres, qui intérieurement se sentent tout autant enclins à un tel acte de violence. Il ne jouirait donc pas longtemps de sa vengeance ou de son butin, il aurait bien au contraire toute chance d'être lui-même bientôt abattu. Quand bien même, grâce à une force et à une prudence extraordinaires, il se protégerait d'un adversaire isolé, il ne pourrait que succomber à une union d'adversaires plus faibles. Si une telle union ne se constituait pas, la pratique du meurtre se prolongerait indéfiniment.FREUD QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée centrale et les étapes de l'argumentation. 2° Expliquez : "Si une telle union ne se constituait pas, la pratique du meurtre se prolongerait indéfiniment". 3° Le respect de la vie d'autrui n'est-il justifié que par l'intérêt commun ? notions : CULTURE JUSTICE SOCIÉTÉ
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FREUD |
| 2001 | TMD | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
Le progrès de l'humanité se réduit-il au progrès technique ?
notions : TECHNIQUE
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| 2001 | TMD | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
Être libre est-ce agir ?
notions : {PRATIQUE} LIBERTÉ
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| 2001 | TMD | MÉTROPOLE + LA RÉUNION | NORMALE |
L'un aime le son des instruments à vent, l'autre celui des instruments à corde. Discuter là-dessus avec l'intention de dénoncer l'erreur du jugement d'autrui qui diffère du nôtre, comme s'il lui était logiquement opposé, serait pure folie ; le principe : à chacun son goût (s'agissant des sens) vaut dans le domaine d…
lire la suiteL'un aime le son des instruments à vent, l'autre celui des instruments à corde. Discuter là-dessus avec l'intention de dénoncer l'erreur du jugement d'autrui qui diffère du nôtre, comme s'il lui était logiquement opposé, serait pure folie ; le principe : à chacun son goût (s'agissant des sens) vaut dans le domaine de l'agréable.Il en va tout autrement du beau. Il serait (tout au contraire) ridicule que quelqu'un qui se flatterait d'avoir du goût songeât à en donner la preuve en disant : cet objet (l'édifice que nous voyons, le vêtement que porte celui-ci, le concert que nous entendons, le poème qui est soumis à notre appréciation) est beau pour moi. Car ce qui lui plaît à lui simplement, il ne doit pas le qualifier de beau. Il ne manque pas de choses qui peuvent avoir pour lui attrait et agrément, personne ne s'en soucie, mais lorsqu'il donne une chose pour belle, il attribue aux autres la même satisfaction, il ne juge pas simplement pour lui, mais pour quiconque et parle alors de la beauté comme si c'était une propriété des choses. Aussi dit-il : la chose est belle, et en jugeant de la satisfaction il ne compte pas sur l'adhésion d'autrui parce qu'il l'a obtenue en maintes occasions, mais il exige d'eux cette adhésion. KANT QUESTIONS : 1° Quelle thèse ce texte établit-il ? Quelles sont les étapes de son argumentation ? 2° Expliquez : a) "Le principe : à chacun son goût (s'agissant des sens) vaut dans le domaine de l'agréable" ; b) "Lorsqu'il donne une chose pour belle, il attribue aux autres la même satisfaction." 2° Puis-je appeler beau ce qui ne plait qu'à moi ? notions : {JUGEMENT} ART
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KANT |
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notions : LIBERTÉ
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notions : LIBERTÉ
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notions : HISTOIRE TEMPS
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