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| 1998 | TECHN. | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
L'art s'adresse-t-il à tous ?
notions : ART
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| 1998 | TECHN. | MÉTROPOLE | NORMALE |
On pose la question de savoir si l'homme est par nature moralement bon ou mauvais. Il n'est ni l'un ni l'autre, car l'homme par nature n'est pas du tout un être moral ; il ne devient un être moral que lorsque sa raison s'élève jusqu'aux concepts du devoir et de la loi. On peut cependant dire qu'il contient en lui-même…
lire la suiteOn pose la question de savoir si l'homme est par nature moralement bon ou mauvais. Il n'est ni l'un ni l'autre, car l'homme par nature n'est pas du tout un être moral ; il ne devient un être moral que lorsque sa raison s'élève jusqu'aux concepts du devoir et de la loi. On peut cependant dire qu'il contient en lui-même à l'origine des impulsions menant à tous les vices, car il possède des penchants et des instincts qui le poussent d'un côté, bien que la raison le pousse du côté opposé. Il ne peut donc devenir moralement bon que par la vertu, c'est-à-dire en exerçant une contrainte sur lui-même, bien qu'il puisse être innocent s'il est sans passion.La plupart des vices naissent de ce que l'état de culture fait violence à la nature et cependant notre destination en tant qu'homme est de sortir du pur état de nature où nous ne sommes que des animaux. KANT QUESTIONS : 1° Dégager l'idée principale du texte et les étapes de son argumentation 2° Expliquer ce que signifie : a) "L'homme par nature n'est pas du tout un être moral" ; b) “Il possède des penchants et des instincts qui le poussent d'un côté bien que la raison le pousse du côté opposé” ; c) "L'état de culture fait violence à la nature" ; d) "Innocent" dans le contexte. 3° Être moral, est-ce contrarier ou suivre sa nature ? notions : {NATURE} CULTURE MORALE RAISON
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KANT |
| 1998 | TECHN. | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Comme dans les démocraties le peuple paraît à peu près faire ce qu'il veut, on a mis la liberté dans ces sortes de gouvernements, et on a confondu le pouvoir du peuple avec la liberté du peuple.
Mais la liberté politique ne consiste point à faire ce que l'on veut. Dans un État, c'est-à-dire dans une société où il y …
lire la suiteComme dans les démocraties le peuple paraît à peu près faire ce qu'il veut, on a mis la liberté dans ces sortes de gouvernements, et on a confondu le pouvoir du peuple avec la liberté du peuple.Mais la liberté politique ne consiste point à faire ce que l'on veut. Dans un État, c'est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir. Il faut se mettre dans l'esprit ce que c'est que l'indépendance et ce que c'est que la liberté. La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent ; et si un citoyen pouvait faire ce qu'elles défendent, il n'aurait plus de liberté, parce que les autres auraient tout de même (1) ce pouvoir. MONTESQUIEU (1) "Tout de même" signifie ici : "de la même façon", "également" QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée principale du texte et les articulations de son exposition. 2° a) Expliquez : a) "On a confondu le pouvoir du peuple avec la liberté du peuple" ; b) "La liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir" ; b) Pourquoi Montesquieu affirme-t-il que le citoyen n'aurait plus de liberté s'il pouvait faire ce que les lois défendent ? 3° En quoi les lois sont-elles nécessaires à la liberté ? notions : ÉTAT LIBERTÉ POLITIQUE
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MONTESQUIEU |
| 1998 | ES | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
La satisfaction des besoins est-elle le fondement des échanges entre les hommes ?
notions : ÉCHANGES
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| 1998 | ES | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Un homme libre est-il un homme sans obligation ?
notions : DEVOIR LIBERTÉ
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| 1998 | ES | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Si on veut se rendre compte de l'essence grandiose de la religion, il faut se représenter ce qu'elle entreprend d'accomplir pour les hommes. Elle les informe sur l'origine et la constitution du monde, elle leur assure protection et un bonheur fini dans les vicissitudes de la vie, elle dirige leurs opinions et leurs ac…
lire la suiteSi on veut se rendre compte de l'essence grandiose de la religion, il faut se représenter ce qu'elle entreprend d'accomplir pour les hommes. Elle les informe sur l'origine et la constitution du monde, elle leur assure protection et un bonheur fini dans les vicissitudes de la vie, elle dirige leurs opinions et leurs actions par des préceptes qu'elle soutient de toute son autorité. Elle remplit donc trois fonctions. Par la première, elle satisfait le désir humain de savoir, elle fait la même chose que ce que la science tente avec ses propres moyens, et entre ici en rivalité avec elle. C'est à sa deuxième fonction qu'elle doit sans doute la plus grande partie de son influence. Lorsqu'elle apaise l'angoisse des hommes devant les dangers et les vicissitudes de la vie, lorsqu'elle les assure d'une bonne issue, lorsqu'elle leur dispense de la consolation dans le malheur, la science ne peut rivaliser avec elle. Celle-ci enseigne, il est vrai, comment on peut éviter certains dangers, combattre victorieusement bien des souffrances ; il serait très injuste de contester qu'elle est pour les hommes une puissante auxiliaire, mais dans bien des situations, elle doit abandonner l'homme à sa souffrance et ne sait lui conseiller que la soumission. C'est dans sa troisième fonction, quand elle donne des préceptes, qu'elle édicte des interdits et des restrictions, que la religion s'éloigne le plus de la science.FREUD notions : RELIGION
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FREUD |
| 1998 | L | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Est-il vrai que les hommes n'ont que le gouvernement qu'ils méritent ?
notions : ÉTAT SOCIÉTÉ
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| 1998 | L | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Prévoir, est-ce expliquer ?
notions : {CONNAISSANCE} TEMPS
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| 1998 | L | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Les hommes sont ainsi faits qu'ils ne supportent rien plus malaisément que de voir les opinions qu'ils croient vraies tenues pour criminelles [...], par où il arrive qu'ils en viennent à détester les lois, à tout oser contre les magistrats, à juger non pas honteux, mais très beau, d'émouvoir des séditions pour une tel…
lire la suiteLes hommes sont ainsi faits qu'ils ne supportent rien plus malaisément que de voir les opinions qu'ils croient vraies tenues pour criminelles [...], par où il arrive qu'ils en viennent à détester les lois, à tout oser contre les magistrats, à juger non pas honteux, mais très beau, d'émouvoir des séditions pour une telle cause et de tenter quelle entreprise violente que ce soit. Puis donc que telle est la nature humaine, il est évident que les lois concernant les opinions menacent non les criminels, mais les hommes de caractère indépendant, qu'elles sont faites moins pour contenir les méchants que pour irriter les plus honnêtes, et qu'elles ne peuvent être maintenues en conséquence sans grand danger pour l'État. Ajoutons que de telles lois condamnant des opinions sont du tout inutiles : ceux qui jugent saines les opinions condamnées ne peuvent obéir à ces lois ; à ceux qui au contraire les rejettent comme fausses, ces lois paraîtront conférer un privilège et ils en concevront un tel orgueil que plus tard, même le voulant, les magistrats ne pourraient les abroger.SPINOZA notions : ÉTAT JUSTICE LOI
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SPINOZA |
| 1998 | S | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
L'imaginaire n'est-il qu'un refuge ?
notions : {IMAGINATION}
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| 1998 | S | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Une communication véritablement humaine peut-elle se passer de la parole ?
notions : ÉCHANGES LANGAGE
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| 1998 | S | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
L'adversité, la douleur, la pauvreté sont de grandes tentations menant l'homme à violer son devoir. L'aisance, la force, la santé et la prospérité en général, qui s'opposent à cette influence, peuvent donc aussi, semble-t-il, être considérées comme des fins qui sont en même temps des devoirs, je veux dire celui de tra…
lire la suiteL'adversité, la douleur, la pauvreté sont de grandes tentations menant l'homme à violer son devoir. L'aisance, la force, la santé et la prospérité en général, qui s'opposent à cette influence, peuvent donc aussi, semble-t-il, être considérées comme des fins qui sont en même temps des devoirs, je veux dire celui de travailler à son propre bonheur et de ne pas s'appliquer seulement à celui d'autrui. Mais alors ce n'est pas le bonheur qui est la fin, mais la moralité du sujet, et le bonheur n'est que le moyen légitime d'écarter les obstacles qui s'opposent à cette fin ; aussi personne n'a ainsi le droit d'exiger de moi le sacrifice de mes fins qui ne sont pas immorales. Ce n'est pas directement un devoir que de chercher pour elle-même l'aisance, mais indirectement ce peut bien en être un, à savoir écarter la misère comme étant une forte tentation à mal agir. Mais alors ce n'est pas de mon bonheur, mais de ma moralité, que j'ai comme fin et aussi comme devoir de conserver l'intégrité.KANT notions : {FINS} BONHEUR DEVOIR MORALE
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KANT |
| 1998 | TECHN. | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Reconnaître la vérité, est-ce renoncer à sa liberté de penser ?
notions : ESPRIT LIBERTÉ VÉRITÉ
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| 1998 | TECHN. | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Est-ce pour mieux comprendre le présent que l'on étudie l'histoire ?
notions : HISTOIRE
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| 1998 | TECHN. | NOUVELLE-CALÉDONIE | NORMALE |
Quand je dis que tous les hommes sont égaux, c'est comme si je disais : il est raisonnable d'agir avec tous pacifiquement, c'est-à-dire de ne point régler ses actions sur leur force, ou sur leur intelligence, ou sur leur science, ou sur leur richesse. Et en somme je décide, quand je dis qu'ils sont égaux, de ne point …
lire la suiteQuand je dis que tous les hommes sont égaux, c'est comme si je disais : il est raisonnable d'agir avec tous pacifiquement, c'est-à-dire de ne point régler ses actions sur leur force, ou sur leur intelligence, ou sur leur science, ou sur leur richesse. Et en somme je décide, quand je dis qu'ils sont égaux, de ne point rompre la paix, de ne point mettre en pratique les règles de la guerre. Par exemple voilà un enfant qui porte une rose ; je désire avoir cette rose. Selon les règles de la guerre, je n'ai qu'à la prendre ; si au contraire l'enfant est entouré de gardes, je n'ai qu'à m'en priver. Mais si j'agis selon le droit, cela veut dire que je ne tiendrai compte ni de sa force ni de la mienne, et que je ne m'y prendrai pas autrement pour avoir cette rose, que si l'enfant était un Goliath (1).ALAIN (1) Goliath : personnage de la Bible doué d'une force hors du commun QUESTIONS : 1° Dégagez la thèse de ce texte et les étapes de son argumentation. 2° a) Qu'y a-t-il de commun entre "régler ses actions sur (la) force (des hommes), (...) leur intelligence, (...) leur science, (...) leur richesse" ? b) Quelle différence y a-t-il entre agir "selon les règles de la guerre" et agir "selon le droit" ? 3° Etablir l'égalité des droits, est-ce l'affaire de la raison ? notions : DROIT JUSTICE
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ALAIN |
| 1998 | ES | POLYNÉSIE | NORMALE |
N'y a-t-il que des passions déraisonnables ?
notions : {PASSIONS} RAISON
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| 1998 | ES | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
L'homme est-il par nature un être religieux ?
notions : {HOMME} RELIGION
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| 1998 | ES | POLYNÉSIE | NORMALE |
Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {CONNAISSANCE} VIVANT
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| 1998 | ES | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Tout le monde est-il artiste ?
notions : ART
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| 1998 | ES | POLYNÉSIE | NORMALE |
La fin dernière de l'État n'est pas la domination ; ce n'est pas pour tenir l'homme par la crainte et faire qu'il appartienne à un autre que l'État est institué ; au contraire c'est pour libérer l'individu de la crainte, pour qu'il vive autant que possible en sécurité, c'est-à-dire conserve, aussi bien qu'il se pourra…
lire la suiteLa fin dernière de l'État n'est pas la domination ; ce n'est pas pour tenir l'homme par la crainte et faire qu'il appartienne à un autre que l'État est institué ; au contraire c'est pour libérer l'individu de la crainte, pour qu'il vive autant que possible en sécurité, c'est-à-dire conserve, aussi bien qu'il se pourra, sans dommage pour autrui, son droit naturel d'exister et d'agir. Non, je le répète, la fin de l'État n'est pas de faire passer les hommes de la condition d'êtres raisonnables à celle de bêtes brutes ou d'automates, mais au contraire, il est institué pour que leur âme et leur corps s'acquittent en sûreté de toutes leurs fonctions, pour qu'eux-mêmes usent d'une Raison libre, pour qu'ils ne luttent point de haine, de colère ou de ruse, pour qu'ils se supportent sans malveillance les uns les autres. La fin de l'État est donc en réalité la liberté.SPINOZA notions : DROIT ÉTAT LIBERTÉ RAISON
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SPINOZA |
| 1998 | ES | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
La liberté des opinions ne peut être sans limites. Je vois qu'on la revendique comme un droit tantôt pour une propagande, tantôt pour une autre. Or, on comprend pourtant bien qu'il n'y a pas de droit sans limites ; cela n'est pas possible, à moins que l'on ne se place dans l'état de liberté et de guerre, où l'on peut …
lire la suiteLa liberté des opinions ne peut être sans limites. Je vois qu'on la revendique comme un droit tantôt pour une propagande, tantôt pour une autre. Or, on comprend pourtant bien qu'il n'y a pas de droit sans limites ; cela n'est pas possible, à moins que l'on ne se place dans l'état de liberté et de guerre, où l'on peut bien dire que l'on se donne les droits, mais où, aussi, l'on ne possède que ceux que l'on peut maintenir par sa propre force. Mais dès que l'on fait société avec d'autres, les droits des uns et des autres forment un système équilibré ; il n'est pas dit du tout que tous auront tous les droits possibles ; il est dit seulement que tous auront les mêmes droits ; et c'est cette égalité des droits qui est sans doute la forme de la justice ; car les circonstances ne permettent jamais d'établir un droit tout à fait sans restriction ; par exemple il n'est pas dit qu'on ne barrera pas une rue dans l'intérêt commun ; la justice exige seulement que la rue soit barrée aux mêmes conditions pour tout le monde. Donc je conçois bien que l'on revendique comme citoyen, et avec toute l'énergie que l'on voudra y mettre, un droit dont on voit que les autres citoyens ont la jouissance. Mais vouloir un droit sans limites, cela sonne mal.ALAIN notions : DROIT JUSTICE LIBERTÉ SOCIÉTÉ
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ALAIN |
| 1998 | L | POLYNÉSIE | Toute violence est-elle sans raison ? | ||
| 1998 | L | POLYNÉSIE | Qu'est-ce qui fait l'identité de chacun d'entre nous? | ||
| 1998 | S | POLYNÉSIE | NORMALE |
Que peut-on savoir de soi ?
notions : CONSCIENCE SUJET
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| 1998 | S | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Peut-on faire plus que son devoir ?
notions : DEVOIR
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| 1998 | S | POLYNÉSIE | NORMALE |
L'imagination enrichit-elle la connaissance ?
notions : {CONNAISSANCE} {IMAGINATION}
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| 1998 | S | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
La science est-elle en mesure de dicter des conclusions morales ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {CONNAISSANCE} MORALE
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| 1998 | S | POLYNÉSIE | NORMALE |
Il est, décidément, indispensable aux hommes de se donner des lois et de vivre conformément à ces lois ; autrement, il n'y aucune différence entre eux et les animaux qui, sous tous les rapports, sont les plus sauvages. Et voici quelle en est la raison : il n'y a absolument pas d'homme qui naisse avec une aptitude natu…
lire la suiteIl est, décidément, indispensable aux hommes de se donner des lois et de vivre conformément à ces lois ; autrement, il n'y aucune différence entre eux et les animaux qui, sous tous les rapports, sont les plus sauvages. Et voici quelle en est la raison : il n'y a absolument pas d'homme qui naisse avec une aptitude naturelle, aussi bien à discerner par la pensée ce qui est avantageux pour l'humanité en vue de l'organisation politique, que, une fois cela discerné, à posséder constamment la possibilité comme la volonté de réaliser dans la pratique ce qui vaut le mieux. En premier lieu, il est difficile en effet de reconnaître la nécessité, pour un art politique vrai, de se préoccuper, non pas de l'intérêt individuel, mais de l'intérêt commun, car l'intérêt commun fait la cohésion des États, tandis que l'intérêt individuel les désagrège brutalement ; difficile en outre de reconnaître que l'avantage, à la fois de l'intérêt commun et de l'intérêt individuel, de tous les deux ensemble, est que l'on mette en belle condition ce qui est d'intérêt commun, plutôt que ce qui est d'intérêt individuel. En second lieu, à supposer que, d'aventure, on ait acquis dans les conditions scientifiques voulues la connaissance de cette nécessité naturelle ; à supposer, en outre de cela, que dans l'État, on soit investi d'une souveraineté absolue et qui n'ait point de comptes à rendre, il ne serait jamais possible que l'on demeurât toujours fidèle à cette conviction, c'est-à-dire que, tout au long de la vie, on entretînt à la place maîtresse l'intérêt commun, et l'intérêt individuel en état de subordination à l'égard de l'intérêt commun.PLATON notions : ÉTAT LOI POLITIQUE
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PLATON |
| 1998 | S | POLYNÉSIE | REMPLACEMENT |
Le trésor de raison consciente d'elle-même qui nous appartient, qui appartient à l'époque contemporaine, ne s'est pas produit de manière immédiate, n'est pas sorti du sol du temps présent, mais pour lui c'est essentiellement un héritage, plus précisément le résultat du travail et, à vrai dire, du travail de toutes les…
lire la suiteLe trésor de raison consciente d'elle-même qui nous appartient, qui appartient à l'époque contemporaine, ne s'est pas produit de manière immédiate, n'est pas sorti du sol du temps présent, mais pour lui c'est essentiellement un héritage, plus précisément le résultat du travail et, à vrai dire, du travail de toutes les générations antérieures du genre humain. De même que les arts de la vie extérieure, la quantité de moyens et de procédés habiles, les dispositions et les habitudes de la vie sociale et politique sont un résultat de la réflexion, de l'invention, des besoins, de la nécessité et du malheur, de la volonté et de la réalisation de l'histoire qui précède notre époque, de même ce que nous sommes en fait de sciences et plus particulièrement de philosophie nous le devons à la tradition qui enlace tout ce qui est passager et qui est par suite passé, pareille à une chaîne sacrée, [...] et qui nous a conservé et transmis tout ce qu'a créé le temps passé.Or, cette tradition n'est pas seulement une ménagère qui se contente de garder fidèlement ce qu'elle a reçu et le transmet sans changement aux successeurs ; elle n'est pas une immobile statue de pierre, mais elle est vivante et grossit comme un fleuve puissant qui s'amplifie à mesure qu'il s'éloigne de sa source. HEGEL notions : CULTURE HISTOIRE RAISON TEMPS TRAVAIL
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HEGEL |
| 1998 | STT | POLYNÉSIE | Setions-nous plus libres sans machines ? | ||
| 1998 | TECHN. | POLYNÉSIE | NORMALE |
Faut-il s'être d'abord trompé pour pouvoir parvenir à la vérité ?
notions : VÉRITÉ
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| 1998 | TECHN. | POLYNÉSIE | NORMALE |
Serions-nous plus libres sans machines ?
notions : LIBERTÉ TECHNIQUE TRAVAIL
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| 1998 | TECHN. | POLYNÉSIE | NORMALE |
L'anatomiste ne devrait jamais rivaliser avec le peintre. Dans ses dissections soigneuses et ses descriptions précises des moindres éléments du corps humain, il ne prétend pas donner à ses représentations une attitude ou une expression gracieuse et séduisante. Il y a même quelque chose de repoussant, ou au moins d'étr…
lire la suiteL'anatomiste ne devrait jamais rivaliser avec le peintre. Dans ses dissections soigneuses et ses descriptions précises des moindres éléments du corps humain, il ne prétend pas donner à ses représentations une attitude ou une expression gracieuse et séduisante. Il y a même quelque chose de repoussant, ou au moins d'étriqué, dans les vues qu'il donne des choses. Il est nécessaire de placer les objets plus à distance et de les protéger davantage du regard pour les rendre plus séduisants pour l'oeil et l'imagination. L'anatomiste, cependant, est admirablement qualifié pour conseiller le peintre, il est même impossible d'exceller dans le second art sans l'aide du premier. Il nous faut avoir une connaissance exacte des éléments, de leur situation et de leurs relations avant de pouvoir dessiner avec exactitude et élégance.HUME 1° a) Quelle est l'idée directrice de ce texte ? b) quelles sont les étapes de l'argumentation ? 2° Expliquez : a) “il ne prétend pas donner à ses représentations une attitude ou une expression gracieuse et séduisante” ; b) “Il est nécessaire de placer les objets plus à distance et de les protéger davantage du regard pour les rendre plus séduisants pour l'oeil et l'imagination. 3° Faut-il être un bon observateur pour être un artiste ? notions : {CONNAISSANCE} {NATURE} ART
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HUME |
| 1998 | L | Pondichéry | Faut-il s'abstenir de penser pour être heureux ? | ||
| 1998 | L | Pondichéry | Quelles compétences faut-il avoir pour apprécier une oeuvre d'art ? | ||
| 1998 | S | Pondichéry | Tout s'en va-t-il avec le temps ? | ||
| 1998 | S | Pondichéry | La guerre peut-elle être juste ? | ||
| 1998 | STT | Pondichéry | La loi constitue-t-elle, pour la liberté, un obstacle ou une condition ? | ||
| 1998 | STT | Pondichéry | L'humanité peut-elle se désintéresser de son passé ? | ||
| 1998 | ES | SPORTIFS HAUT NIVEAU | REMPLACEMENT |
L'exigence de la vérité est-elle compatible avec le souci d'être tolérant ?
notions : VÉRITÉ
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| 1998 | ES | SPORTIFS HAUT NIVEAU | REMPLACEMENT |
Faut-il renoncer à faire du travail une valeur ?
notions : TRAVAIL
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| 1998 | ES | SPORTIFS HAUT NIVEAU | REMPLACEMENT |
L'amour de soi, qui ne regarde qu'à nous, est content quand nos vrais besoins sont satisfaits ; mais l'amour-propre, qui se compare, n'est jamais content et ne saurait l'être, parce que ce sentiment, en nous préférant aux autres, exige aussi que les autres nous préfèrent à eux ; ce qui est impossible. Voilà comment le…
lire la suiteL'amour de soi, qui ne regarde qu'à nous, est content quand nos vrais besoins sont satisfaits ; mais l'amour-propre, qui se compare, n'est jamais content et ne saurait l'être, parce que ce sentiment, en nous préférant aux autres, exige aussi que les autres nous préfèrent à eux ; ce qui est impossible. Voilà comment les passions douces et affectueuses naissent de l'amour de soi, et comment les passions haineuses et irascibles naissent de l'amour-propre. Ainsi, ce qui rend l'homme essentiellement bon est d'avoir peu de besoins, et de peu se comparer aux autres ; ce qui le rend essentiellement méchant est d'avoir beaucoup de besoins, et de tenir beaucoup à l'opinion. Sur ce principe il est aisé de voir comment on peut diriger au bien ou au mal toutes les passions des enfants et des hommes. Il est vrai que, ne pouvant vivre toujours seuls, ils vivront difficilement toujours bons : cette difficulté même augmentera nécessairement avec leurs relations.ROUSSEAU notions : {PASSIONS} MORALE
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ROUSSEAU |
| 1998 | L | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
L'histoire nous permet-elle de savoir qui nous sommes ?
notions : HISTOIRE
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| 1998 | L | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
Peut-on combattre une croyance par le raisonnement ?
notions : CROYANCE RAISON
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| 1998 | L | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
Comment expliquer qu'un pianiste, qui croit mourir de peur en entrant sur la scène, soit immédiatement guéri dès qu'il joue ? On dira qu'il ne pense plus alors à avoir peur, et c'est vrai ; mais j'aime mieux réfléchir plus près de la peur elle-même, et comprendre que l'artiste secoue sa peur et la défait par ces soupl…
lire la suiteComment expliquer qu'un pianiste, qui croit mourir de peur en entrant sur la scène, soit immédiatement guéri dès qu'il joue ? On dira qu'il ne pense plus alors à avoir peur, et c'est vrai ; mais j'aime mieux réfléchir plus près de la peur elle-même, et comprendre que l'artiste secoue sa peur et la défait par ces souples mouvements des doigts. Car, comme tout se tient en notre machine, les doigts ne peuvent se délier si la poitrine ne l'est aussi ; la souplesse, comme la raideur, envahit tout ; et, dans ce corps bien gouverné, la peur ne peut plus être. Le vrai chant et la vraie éloquence ne rassurent pas moins, par ce travail mesuré qui est alors imposé à tous les muscles. Chose remarquable et trop peu remarquée, ce n'est point la pensée qui nous délivre des passions, mais c'est plutôt l'action qui nous délivre. On ne pense point comme on veut, mais quand les actions sont assez familières, quand les muscles sont dressés et assouplis par gymnastique, on agit comme on veut. Dans les moments d'anxiété n'essayez point de raisonner, car votre raisonnement se tournera en pointes contre vous-même ; mais plutôt essayez ces élévations et flexions des bras que l'on apprend maintenant dans toutes les écoles ; le résultat vous étonnera. Ainsi le maître de philosophie vous renvoie au maître de gymnastique.ALAIN notions : {PASSIONS} ESPRIT MATIÈRE RAISON
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ALAIN |
| 1998 | S | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
L'apprentissage de la liberté peut-il se faire sans contraintes ?
notions : LIBERTÉ
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| 1998 | S | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
La présence d'autrui nous évite-t-elle la solitude ?
notions : AUTRUI
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| 1998 | S | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
A tout prendre, les méthodes scientifiques sont un aboutissement de la recherche au moins aussi important que n'importe quel autre de ses résultats ; car c'est sur l'intelligence de la méthode que repose l'esprit scientifique, et tous les résultats de la science ne pourraient empêcher, si lesdites méthodes venaient à …
lire la suiteA tout prendre, les méthodes scientifiques sont un aboutissement de la recherche au moins aussi important que n'importe quel autre de ses résultats ; car c'est sur l'intelligence de la méthode que repose l'esprit scientifique, et tous les résultats de la science ne pourraient empêcher, si lesdites méthodes venaient à se perdre, une recrudescence de la superstition et de l'absurdité reprenant le dessus. Des gens intelligents peuvent bien apprendre tout ce qu'ils veulent des résultats de la science, on n'en remarque pas moins à leur conversation, et notamment aux hypothèses qui y paraissent, que l'esprit scientifique leur fait toujours défaut : ils n'ont pas cette méfiance instinctive pour les aberrations de la pensée qui a pris racine dans l'âme de tout homme de science à la suite d'un long exercice. Il leur suffit de trouver une hypothèse quelconque sur une matière donnée, et les voilà tout feu tout flamme pour elle, s'imaginant qu'ainsi tout est dit. Avoir une opinion, c'est bel et bien pour eux s'en faire les fanatiques et la prendre dorénavant à coeur en guise de conviction. Y a-t-il une chose inexpliquée, ils s'échauffent pour la première fantaisie qui leur passe par la tête et ressemble à une explication ; il en résulte continuellement, surtout dans le domaine de la politique, les pires conséquences.NIETZSCHE notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {CONNAISSANCE} ESPRIT
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NIETZSCHE |
| 1998 | TECHN. | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
Une vérité est-elle discutable ?
notions : VÉRITÉ
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| 1998 | TECHN. | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
Est-ce la volonté du plus grand nombre qui fonde le droit ?
notions : {VOLONTÉ} DROIT
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