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| 1998 | TECHN. | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
L'Histoire est un grand miroir où l'on se voit tout entier. Un homme ne fait rien qu'un autre ne fasse ou ne puisse faire. En faisant donc attention aux grands exemples de cruautés, de dérèglements, d'impudicités, et de semblables crimes nous apercevons où nous peut porter la corruption de notre coeur quand nous ne tr…
lire la suiteL'Histoire est un grand miroir où l'on se voit tout entier. Un homme ne fait rien qu'un autre ne fasse ou ne puisse faire. En faisant donc attention aux grands exemples de cruautés, de dérèglements, d'impudicités, et de semblables crimes nous apercevons où nous peut porter la corruption de notre coeur quand nous ne travaillons pas à la guérir. La pratique du monde enseigne l'art de vivre ; ceux-là y excellent qui ont voyagé, et qui ont eu commerce (1) avec des personnes de différents pays, et de différente humeur. L'Histoire supplée (2) à cette pratique du monde, à ces pénibles voyages que peu de personnes peuvent faire. On y voit de quelle manière les hommes ont toujours vécu. On apprend à supporter les accidents de la vie, à n'en être pas surpris, à ne se plaindre point de son siècle, comme si nos plaintes pouvaient empêcher des maux dont aucun âge n'a été exempt.ROUSSEAU (1) commerce : relation (2) suppléer à : remplacer QUESTIONS : 1° Dégagez la thèse du texte et les étapes de son argumentation. 2° Expliquez : a) "Un homme ne fait rien qu'un autre ne fasse ou ne puisse faire" ; b) "nous apercevons où nous peut porter la corruption de notre coeur quand nous ne travaillons pas à la guérir" ; c) "l'Histoire supplée à cette pratique du monde". 3° L'Histoire nous apprend-elle à vivre ? notions : {ANTHROPOLOGIE} HISTOIRE
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ROUSSEAU |
| 1997 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
L'art n'obéit-il à aucune règle ?
notions : ART
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| 1997 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
La diversité des opinions rend-elle vaine la recherche de la vérité ?
notions : VÉRITÉ
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| 1997 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Les passions, puisqu'elles peuvent se conjuguer avec la réflexion la plus calme, qu'elles ne peuvent donc pas être irréfléchies comme les émotions et que, par conséquent, elles ne sont pas impétueuses (1) et passagères, mais qu'elles s'enracinent et peuvent subsister en même temps que le raisonnement, portent, on le c…
lire la suiteLes passions, puisqu'elles peuvent se conjuguer avec la réflexion la plus calme, qu'elles ne peuvent donc pas être irréfléchies comme les émotions et que, par conséquent, elles ne sont pas impétueuses (1) et passagères, mais qu'elles s'enracinent et peuvent subsister en même temps que le raisonnement, portent, on le comprend aisément, le plus grand préjudice à la liberté ; si l'émotion est une ivresse, la passion est une maladie, qui exècre toute médication (2), et qui par là est bien pire que tous les mouvements passagers de l'âme ; ceux-ci font naître du moins le propos de s'améliorer, alors que la passion est un ensorcellement qui exclut toute amélioration.KANT (1) impétueuses : dont l'impulsion est violente et rapide (2) exécrer toute médication : haïr, détester, repousser tout remède notions : {PASSIONS} LIBERTÉ
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KANT |
| 1997 | L | AMÉRIQUE DU NORD | Peut-on affirmer à la fois que l'homme est libre et que la nature est soumise à des lois ? | ||
| 1997 | L | AMÉRIQUE DU NORD | Pourquoi avons-nous du mal à reconnaître la vérité ? | ||
| 1997 | S | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Le langage sert-il à exprimer la réalité ?
notions : LANGAGE RÉEL
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| 1997 | S | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Le travail n'est-il que servitude ?
notions : LIBERTÉ TRAVAIL
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| 1997 | S | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Que soit vrai tout ce que l'on dit tant aux autres qu'à soi-même, c'est ce qu'il est impossible de garantir dans tous les cas, parce qu'on peut se tromper ; mais que ce soit sincère, c'est ce que l'on peut et doit toujours garantir, parce qu'on s'en rend compte immédiatement. Dans le premier cas, il faut, par un jugem…
lire la suiteQue soit vrai tout ce que l'on dit tant aux autres qu'à soi-même, c'est ce qu'il est impossible de garantir dans tous les cas, parce qu'on peut se tromper ; mais que ce soit sincère, c'est ce que l'on peut et doit toujours garantir, parce qu'on s'en rend compte immédiatement. Dans le premier cas, il faut, par un jugement logique de la raison, confronter l'affirmation avec l'objet ; dans le second, à l'instant où l'on constate sa conviction, on confronte devant la conscience l'affirmation avec le sujet. Si l'on pose l'affirmation par rapport à l'objet sans s'être assuré qu'on peut la poser aussi par rapport au sujet, on avance autre chose que ce dont on est convaincu, on ment (...).Les moralistes parlent d'une conscience fausse, mais ils disent une absurdité. Si une pareille conscience existait, personne ne serait plus jamais assuré d'avoir bien agi, puisque le juge en dernier ressort lui-même pourrait se tromper. Il m'arrive sans doute de me tromper dans le jugement qui me fait croire que j'ai raison ; mais ce jugement procède de l'intelligence, et celle-ci se borne, d'une manière exacte ou erronée, à juger objectivement. Mais dans ce sentiment intime : je crois avoir raison, ou : je fais semblant de le croire, je ne puis absolument pas me tromper, puisque ce jugement, ou mieux cette phrase n'est que l'expression de ce sentiment même. KANT notions : {JUGEMENT} {LOGIQUE} CONSCIENCE MORALE RAISON VÉRITÉ
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KANT |
| 1997 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | Faut-il renoncer à l'idée que l'histoire possède un sens ? | ||
| 1997 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | Une éducation des passions est-elle possible ? | ||
| 1997 | L | AMÉRIQUE DU SUD | Faut-il se battre pour être reconnu par les autres ? | ||
| 1997 | L | AMÉRIQUE DU SUD | La vérité est-elle différente de la réalité ? | ||
| 1997 | S | AMÉRIQUE DU SUD | L'homme injuste peut-il être heureux ? | ||
| 1997 | S | AMÉRIQUE DU SUD | Qu'est-ce qui fait la valeur d'une oeuvre d'art ? | ||
| 1997 | ES | ANTILLES | NORMALE |
La technique n'est-elle pour l'homme qu'un moyen ?
notions : {HOMME} TECHNIQUE
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| 1997 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
L'être humain peut-il perdre son humanité ?
notions : {ANTHROPOLOGIE}
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| 1997 | ES | ANTILLES | NORMALE |
Dois- je tenir compte de ce que font les autres pour orienter ma conduite ?
notions : AUTRUI MORALE
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| 1997 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
La vérité est-elle tyrannique ?
notions : VÉRITÉ
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| 1997 | ES | ANTILLES | NORMALE |
Il y a l'avenir qui se fait et l'avenir qu'on fait. L'avenir réel se compose des deux. Au sujet de l'avenir qui se fait, comme orage ou éclipse, il ne sert à rien d'espérer, il faut savoir et observer avec des yeux secs. Comme on essuie les verres de la lunette, ainsi il faut essuyer la buée des passions sur les yeux.…
lire la suiteIl y a l'avenir qui se fait et l'avenir qu'on fait. L'avenir réel se compose des deux. Au sujet de l'avenir qui se fait, comme orage ou éclipse, il ne sert à rien d'espérer, il faut savoir et observer avec des yeux secs. Comme on essuie les verres de la lunette, ainsi il faut essuyer la buée des passions sur les yeux. J'entends bien. Les choses du ciel, que nous ne modifions jamais, nous ont appris la résignation et l'esprit géomètre qui sont une bonne partie de la sagesse. Mais dans les choses terrestres, que de changements par l'homme industrieux ! Le feu, le blé, le navire, le chien dressé, le cheval dompté, voilà des oeuvres que l'homme n'aurait point faites si la science avait tué l'espérance.Surtout dans l'ordre humain lui-même, où la confiance fait partie des faits, je compte très mal si je ne compte point ma propre confiance. Si Je crois que je vais tomber, je tombe, si je crois que je ne puis rien, je ne puis rien. Si je crois que mon espérance me trompe, elle me trompe. Attention là. Je fais le beau temps et l'orage, en moi d'abord, autour de moi aussi, dans le monde des hommes. Car le désespoir, et l'espoir aussi, vont de l'un à l'autre plus vite que ne changent les nuages. ALAIN notions : EXISTENCE TEMPS
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ALAIN |
| 1997 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Pour former l'État, une seule chose est nécessaire : que tout le pouvoir de décréter appartienne soit à tous collectivement, soit à quelques-uns, soit à un seul. Puisque, en effet, le libre jugement des hommes est extrêmement divers, que chacun pense être seul à tout savoir et qu'il est impossible que tous soient de l…
lire la suitePour former l'État, une seule chose est nécessaire : que tout le pouvoir de décréter appartienne soit à tous collectivement, soit à quelques-uns, soit à un seul. Puisque, en effet, le libre jugement des hommes est extrêmement divers, que chacun pense être seul à tout savoir et qu'il est impossible que tous soient de la même opinion et parlent d'une seule bouche, ils ne pourraient vivre en paix si l'individu n'avait renoncé à son droit d'agir suivant le seul décret de sa pensée. C'est donc seulement au droit d'agir par son décret qu'il a renoncé, non au droit de raisonner et de juger ; par suite nul à la vérité ne peut, sans danger pour le droit du souverain, agir contre son décret, mais il peut avec une entière liberté se former une opinion et juger et en conséquence aussi parler, pourvu qu'il n'aille pas au delà de la simple parole ou de l'enseignement, et qu'il défende son opinion par la raison seule, non par la ruse, la colère ou la haine, ni dans l'intention de changer quoi que ce soit dans l'État de par l'autorité de son propre décret.SPINOZA notions : DROIT ESPRIT ÉTAT LIBERTÉ
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SPINOZA |
| 1997 | L | ANTILLES | NORMALE |
Peut-on vouloir ce qu'on ne désire pas ?
notions : {VOLONTÉ} DÉSIR
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| 1997 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
L'historien peut-il être objectif ?
notions : HISTOIRE
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| 1997 | L | ANTILLES | NORMALE |
L'imagination est-elle la cause de notre malheur ?
notions : {IMAGINATION} BONHEUR
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| 1997 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Une oeuvre d'art est-elle nécessairement belle ?
notions : ART
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| 1997 | L | ANTILLES | NORMALE |
La vérité ou la fausseté, la critique et l'adéquation critique à des données évidentes, voilà autant de thèmes banals qui déjà jouent sans cesse dans la vie pré-scientifique. La vie quotidienne, pour ses fins variables et relatives, peut se contenter d'évidences et de vérités relatives. La science, elle, veut des véri…
lire la suiteLa vérité ou la fausseté, la critique et l'adéquation critique à des données évidentes, voilà autant de thèmes banals qui déjà jouent sans cesse dans la vie pré-scientifique. La vie quotidienne, pour ses fins variables et relatives, peut se contenter d'évidences et de vérités relatives. La science, elle, veut des vérités valables une fois pour toutes et pour tous, définitives, et, partant, des vérifications nouvelles et ultimes.Si, en fait, comme elle-même doit finir par s'en convaincre, la science ne réussit pas à édifier un système de vérités "absolues", si elle doit sans arrêt modifier les vérités acquises, elle obéit cependant à l'idée de vérité absolue, de vérité scientifique, et elle tend par là vers un horizon infini d'approximations qui convergent toutes vers cette idée. A l'aide de ces approximations, elle croit pouvoir dépasser la connaissance naïve et aussi se dépasser infiniment elle-même. Elle croit le pouvoir aussi par la fin qu'elle pose, à savoir l'universalité systématique de la connaissance. HUSSERL notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {CONNAISSANCE} VÉRITÉ
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HUSSERL |
| 1997 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Nul être matériel n'est actif par lui-même, et moi je le suis. On a beau me disputer cela, je le sens, et ce sentiment qui me parle est plus fort que la raison qui le combat. J'ai un corps sur lequel les autres agissent et qui agit sur eux ; cette action réciproque n'est pas douteuse ; mais ma volonté est indépendante…
lire la suiteNul être matériel n'est actif par lui-même, et moi je le suis. On a beau me disputer cela, je le sens, et ce sentiment qui me parle est plus fort que la raison qui le combat. J'ai un corps sur lequel les autres agissent et qui agit sur eux ; cette action réciproque n'est pas douteuse ; mais ma volonté est indépendante de mes sens, je consens ou je résiste, je succombe ou je suis vainqueur, et je sens parfaitement en moi-même quand je fais ce que j'ai voulu faire, ou quand je ne fais que céder à mes passions. J'ai toujours la puissance de vouloir, non la force d'exécuter. Quand je me livre aux tentations, j'agis selon l'impulsion des objets externes. Quand je me reproche cette faiblesse, je n'écoute que ma volonté, je suis esclave par mes vices, et libre par mes remords ; le sentiment de ma liberté ne s'efface en moi que quand je me déprave, et que j'empêche enfin la voix de l'âme de s'élever contre la loi du corps. Je ne connais la volonté que par le sentiment de la mienne.ROUSSEAU notions : {PASSIONS} {VOLONTÉ} ESPRIT MATIÈRE
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ROUSSEAU |
| 1997 | S | ANTILLES | NORMALE |
L'explication scientifique des conduites humaines est-elle incompatible avec l'affirmation de la liberté ?
notions : {CONNAISSANCE} {SCIENCE_DE_L'HOMME.} LIBERTÉ
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| 1997 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Le progrès scientifique est-il lié à l'évolution des techniques ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} TECHNIQUE
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| 1997 | S | ANTILLES | NORMALE |
Puis-je invoquer le cours de l'histoire pour m'excuser de n'avoir pas agi ?
notions : {PRATIQUE} HISTOIRE
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| 1997 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
La reproduction des oeuvres d'art nuit-elle à l'art ?
notions : ART
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| 1997 | S | ANTILLES | NORMALE |
La piété, ce n'est pas se montrer à tout instant couvert d'un voile et tourné vers une pierre, et s'approcher de tous les autels ; ce n'est pas se pencher jusqu'à terre en se prosternant, et tenir la paume de ses mains ouvertes en face des sanctuaires divins, ce n'est point inonder les autels du sang des animaux, ou l…
lire la suiteLa piété, ce n'est pas se montrer à tout instant couvert d'un voile et tourné vers une pierre, et s'approcher de tous les autels ; ce n'est pas se pencher jusqu'à terre en se prosternant, et tenir la paume de ses mains ouvertes en face des sanctuaires divins, ce n'est point inonder les autels du sang des animaux, ou lier sans cesse des voeux à d'autres voeux ; mais c'est plutôt pouvoir tout regarder d'un esprit que rien ne trouble. Car lorsque levant la tête, nous contemplons les espaces célestes de ce vaste monde, et les étoiles scintillantes fixées dans les hauteurs de l'éther, et que notre pensée se porte sur les cours du soleil et de la lune, alors une angoisse, jusque là étouffée en notre coeur sous d'autres maux, s'éveille et commence à relever la tête : n'y aurait-il pas en face de nous des dieux dont la puissance infinie entraîne d'un mouvement varié les astres à la blanche lumière ? Livré au doute par l'ignorance des causes, l'esprit se demande s'il y a eu vraiment un commencement, une naissance du monde, s'il doit y avoir une fin, et jusqu'à quand les remparts du monde pourront supporter la fatigue de ce mouvement inquiet ; ou bien si, doués par les dieux d'une existence éternelle, ils pourront prolonger leur course dans l'infini du temps et braver les forces puissantes de l'éternité ?LUCRÈCE notions : ESPRIT RELIGION TEMPS
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LUCRÈCE |
| 1997 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Il y a cette différence entre les devoirs que la religion nous oblige à rendre à Dieu, et ceux que la société demande que nous rendions aux autres hommes, que les principaux devoirs de la religion sont intérieurs et spirituels : parce que Dieu pénètre les coeurs, et qu'absolument parlant il n'a nul besoin de ses créat…
lire la suiteIl y a cette différence entre les devoirs que la religion nous oblige à rendre à Dieu, et ceux que la société demande que nous rendions aux autres hommes, que les principaux devoirs de la religion sont intérieurs et spirituels : parce que Dieu pénètre les coeurs, et qu'absolument parlant il n'a nul besoin de ses créatures, et que les devoirs de la société sont presque tous extérieurs. Car outre que les hommes ne peuvent savoir nos sentiments à leur égard, si nous ne leur en donnons des marques sensibles, ils ont tous besoin les uns des autres, soit pour la conservation de leur vie, soit pour leur instruction particulière, soit enfin pour mille et mille secours dont ils ne peuvent se passer.Ainsi exiger des autres les devoirs intérieurs et spirituels, qu'on ne doit qu'à Dieu, esprit pur, scrutateur des coeurs, seul indépendant et suffisant à lui-même, c'est un orgueil de démon. C'est vouloir dominer sur les esprits : c'est s'attribuer la qualité de scrutateur des coeurs. C'est en un mot exiger ce qu'on ne nous doit point. MALEBRANCHE notions : DEVOIR RELIGION SOCIÉTÉ
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MALEBRANCHE |
| 1997 | TECHN. | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Avons-nous quelque chose à apprendre de nos erreurs ?
notions : EXPÉRIENCE VÉRITÉ
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| 1997 | TECHN. | ANTILLES | REMPLACEMENT |
La violence peut-elle être un remède à l'injustice ?
notions : {VIOLENCE} JUSTICE
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| 1997 | TECHN. | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Les hommes ne sont pas nés pour devenir astronomes, ou chimistes ; pour passer toute leur vie pendus à une lunette, ou attachés à un fourneau ; et pour tirer ensuite des conséquences assez utiles de leurs observations laborieuses. Je veux (1) qu'un astronome ait découvert le premier des terres, des mers, et des montag…
lire la suiteLes hommes ne sont pas nés pour devenir astronomes, ou chimistes ; pour passer toute leur vie pendus à une lunette, ou attachés à un fourneau ; et pour tirer ensuite des conséquences assez utiles de leurs observations laborieuses. Je veux (1) qu'un astronome ait découvert le premier des terres, des mers, et des montagnes dans la lune ; qu'il se soit aperçu le premier des taches qui tournent sur le soleil, et qu'il en ait exactement calculé les mouvements. Je veux qu'un chimiste ait enfin trouvé le secret de fixer le mercure (...) : en sont-ils pour cela devenus plus sages et plus heureux ? Ils se sont peut être fait quelques réputation dans le monde ; mais s'ils y ont pris garde, cette réputation n'a fait qu'étendre leur servitude. Les hommes peuvent regarder l'astronomie, la chimie, et presque toutes les autres sciences comme des divertissements d'un honnête homme (2), mais ils ne doivent pas se laisser surprendre par leur éclat, ni les préférer à la science de l'homme.MALEBRANCHE (1) Je veux : je veux bien, je consens, j'admets. (2) Un honnête homme : un homme accompli. QUESTIONS : 1° Dégagez clairement la thèse du texte. Précisez l'argumentation de l'auteur. 2° Expliquez “s'ils y ont pris garde, cette réputation n'a fait qu'étendre leur servitude”. 3° La recherche de la sagesse et de l'épanouissement peut-elle être indépendante de la connaissance du monde ? notions : {CONNAISSANCE} EXISTENCE
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MALEBRANCHE |
| 1997 | ES | Antilles-Guyanne | La technique n'est-elle pour l'homme qu'un moyen ? | ||
| 1997 | ES | Antilles-Guyanne | La vérité est-elle tyrannique ? | ||
| 1997 | ES | Antilles-Guyanne | Dois-je tenir compte de ce que font les autres pour orienter ma conduite ? | ||
| 1997 | ES | Antilles-Guyanne | L'être humain peut-il perdre son humanité ? | ||
| 1997 | L | Antilles-Guyanne | L'historien peut-il être objectif ? | ||
| 1997 | L | Antilles-Guyanne | L'imagination est-elle la cause de notre malheur ? | ||
| 1997 | L | Antilles-Guyanne | Peut-on vouloir ce qu'on ne désire pas ? | ||
| 1997 | S | Antilles-Guyanne | Puis-je invoquer le cours de l'histoire pour m'excuser de n'avoir pas agi ? | ||
| 1997 | S | Antilles-Guyanne | L'explication scientifique des conduites humaines est-elle incompatible avec l'affirmation de la liberté ? | ||
| 1997 | S | Antilles-Guyanne | La reproduction des oeuvres d'art nuit-elle à l'art ? | ||
| 1997 | S | Antilles-Guyanne | Le progrès scientifique est-il lié à l'évolution des techniques ? | ||
| 1997 | STT | Antilles-Guyanne | La technique ne donne-t-elle aux hommes qu'un pouvoir ? | ||
| 1997 | STT | Antilles-Guyanne | La violence peut-elle être un remède à l'injustice ? | ||
| 1997 | STT | Antilles-Guyanne | Avons-nous quelque chose à apprendre de nos erreurs ? |