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| 1997 | ES | GROUPEMENTS II-III | NORMALE |
Toute oeuvre d'art nous parle-t-elle de l'homme ?
notions : {HOMME} ART
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| 1997 | ES | GROUPEMENTS II-III | NORMALE |
L'effet naturel du commerce est de porter à la paix. Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes : si l'une a intérêt d'acheter, l'autre a intérêt de vendre, et toutes les unions sont fondées sur des besoins mutuels.
Mais si l'esprit de commerce unit les nations, il n'unit pas de même l…
lire la suiteL'effet naturel du commerce est de porter à la paix. Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes : si l'une a intérêt d'acheter, l'autre a intérêt de vendre, et toutes les unions sont fondées sur des besoins mutuels.Mais si l'esprit de commerce unit les nations, il n'unit pas de même les particuliers. Nous voyons que dans les pays où l'on n'est affecté que de l'esprit de commerce, on trafique de toutes les actions humaines, et de toutes les vertus morales : les plus petites choses, celles que l'humanité demande, s'y font ou s'y donnent pour de l'argent. L'esprit de commerce produit dans les hommes un certain sentiment de justice exacte, opposé d'un côté au brigandage, et de l'autre à ces vertus morales qui font qu'on ne discute pas toujours ses intérêts avec rigidité, et qu'on peut les négliger pour ceux des autres. MONTESQUIEU notions : ÉCHANGES JUSTICE MORALE
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MONTESQUIEU |
| 1997 | TECHN. | GROUPEMENTS II-III | NORMALE |
La conscience d'être libre peut-elle être illusoire ?
notions : {ILLUSION} CONSCIENCE LIBERTÉ
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| 1997 | TECHN. | GROUPEMENTS II-III | NORMALE |
Peut-on se passionner pour la vérité ?
notions : {PASSIONS} LIBERTÉ
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| 1997 | TECHN. | GROUPEMENTS II-III | NORMALE |
S'il n'y a pas d'histoire proprement dite là où les événements dérivent nécessairement et régulièrement les uns des autres, en vertu des lois constantes par lesquelles le système est régi (...), il n'y a pas non plus d'histoire, dans le vrai sens du mot, pour une suite d'événements qui seraient sans aucune liaison ent…
lire la suiteS'il n'y a pas d'histoire proprement dite là où les événements dérivent nécessairement et régulièrement les uns des autres, en vertu des lois constantes par lesquelles le système est régi (...), il n'y a pas non plus d'histoire, dans le vrai sens du mot, pour une suite d'événements qui seraient sans aucune liaison entre eux. Ainsi les registres (1) d'une loterie publique pourraient offrir une succession de coups singuliers, quelquefois piquants pour la curiosité, mais ne constitueraient pas une histoire : car les coups se succèdent sans s'enchaîner, sans que les premiers exercent aucune influence sur ceux qui les suivent, à peu prés comme dans ces annales où les prêtres de l'Antiquité avaient soin de consigner les monstruosités et les prodiges à mesure qu'ils venaient à leur connaissance. Tous ces événements merveilleux, sans liaison les uns avec les autres, ne peuvent former une histoire dans le vrai sens du terme, quoiqu'ils se succèdent suivant un certain ordre chronologique.COURNOT (1) registres = annales QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée directrice et les étapes de l'argumentation de ce texte. 2°Expliquez : "Il n'y a pas d'histoire là où les événements dérivent nécessairement et régulièrement les uns des autres" et "Tous ces événements merveilleux, sans liaison les uns avec les autres, ne peuvent former une histoire". 3° Pourquoi la compréhension de l'histoire ne peut-elle se réduire à une simple chronologie ? notions : HISTOIRE LOI
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COURNOT |
| 1997 | ES | INDE | NORMALE |
Suffit-il d'être conscient de ses actes pour en être responsable ?
notions : CONSCIENCE DEVOIR MORALE
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| 1997 | ES | INDE | NORMALE |
Une société juste peut-elle s'accommoder d'inégalités ?
notions : JUSTICE SOCIÉTÉ
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| 1997 | ES | INDE | NORMALE |
Rien de plus singulier que le personnage de Hamlet (1). S'il ressemble par certains côtés à d'autres hommes, ce n'est pas par là qu'il nous intéresse le plus. Mais il est universellement accepté, universellement tenu pour vivant. C'est en ce sens seulement qu'il est d'une vérité universelle. De même pour les autres pr…
lire la suiteRien de plus singulier que le personnage de Hamlet (1). S'il ressemble par certains côtés à d'autres hommes, ce n'est pas par là qu'il nous intéresse le plus. Mais il est universellement accepté, universellement tenu pour vivant. C'est en ce sens seulement qu'il est d'une vérité universelle. De même pour les autres produits de l'art. Chacun d'eux est singulier, mais il finira, s'il porte la marque du génie, par être accepté de tous le monde. Pourquoi l'accepte-t-on ? Et s'il est unique en son genre, à quel signe reconnaît-on qu'il est vrai ? Nous le reconnaissons, je crois, à l'effort même qu'il nous amène à faire sur nous pour voir sincèrement à notre tour. La sincérité est communicative. Ce que l'artiste a vu, nous ne le reverrons pas, sans doute, du moins pas tout à fait de même, mais s'il a vu pour tout de bon, l'effort qu'il a fait pour écarter le voile s'impose à notre imitation. Son oeuvre est un exemple qui nous sert de leçon. Et à l'efficacité de la leçon se mesure précisément la vérité de l'oeuvre. La vérité porte donc en elle une puissance de conviction, de conversion même, qui est la marque à laquelle elle se reconnaît. Plus grande est l'oeuvre et plus profonde la vérité entrevue, plus l'effet pourra s'en faire attendre, mais plus aussi cet effet tendra à devenir universel.BERGSON notions : ART VÉRITÉ
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BERGSON |
| 1997 | L | INDE | NORMALE |
Dissiper une illusion, est-ce seulement corriger une erreur ?
notions : {ILLUSION} VÉRITÉ
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| 1997 | L | INDE | NORMALE |
Qu'est-ce qu'un homme de bonne volonté ?
notions : {VOLONTÉ} MORALE
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| 1997 | L | INDE | NORMALE |
La perception est exactement une anticipation de nos mouvements et de leurs effets. Et sans doute la fin est toujours d'obtenir ou d'écarter quelque sensation, comme si je veux cueillir un fruit ou éviter le choc d'une pierre. Bien percevoir, c'est connaître d'avance quel mouvement j'aurai à faire pour arriver à ces f…
lire la suiteLa perception est exactement une anticipation de nos mouvements et de leurs effets. Et sans doute la fin est toujours d'obtenir ou d'écarter quelque sensation, comme si je veux cueillir un fruit ou éviter le choc d'une pierre. Bien percevoir, c'est connaître d'avance quel mouvement j'aurai à faire pour arriver à ces fins. Celui qui perçoit bien sait d'avance ce qu'il a faire. Le chasseur perçoit bien qu'il sait retrouver ses chiens qu'il entend, il perçoit bien qu'il sait atteindre la perdrix qui s'envole. L'enfant perçoit mal lorsqu'il veut saisir la lune entre ses mains et ainsi du reste. Donc ce qu'il y a de vrai ou de douteux, ou de faux dans la perception, c'est cette évaluation, si sensible surtout à la vue dans la perspective et le relief, mais sensible aussi pour l'ouïe et l'odorat, et même sans doute pour un toucher exercé, quand les mains d'un aveugle palpent. Quand à la sensation elle-même, elle n'est ni douteuse, ni fausse ni par conséquent vraie ; elle est actuelle (1) toujours dès qu'on l'a. Ainsi ce qui est faux dans la perception d'un fantôme, ce n'est point ce que nos yeux nous font éprouver, lueur fugitive ou tache colorée, mais bien notre anticipation. Voir un fantôme c'est supposer, d'après les impressions visuelles, qu'en allongeant la main on toucherait quelque être animé (...). Mais pour ce que j'éprouve actuellement, sans aucun doute je l'éprouve ; il n'y a point de science de cela puisqu'il n'y a point d'erreur de cela.Toute étude de ce que je ressens consiste toujours à savoir ce que cela signifie et comment cela varie avec mes mouvements. ALAIN (1) c'est-à-dire réelle notions : {JUGEMENT} {SENS} PERCEPTION VÉRITÉ
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ALAIN |
| 1997 | S | INDE | NORMALE |
Faut-il travailler pour être heureux ?
notions : BONHEUR TRAVAIL
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| 1997 | S | INDE | NORMALE |
La recherche scientifique est-elle une recherche de la vérité ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} VÉRITÉ
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| 1997 | S | INDE | NORMALE |
Lorsqu'on déclare voir l'avenir, ce que l'on voit, ce ne sont pas les événements eux-mêmes, qui ne sont pas encore, autrement dit qui sont futurs, ce sont leurs causes ou peut-être leurs signes qui les annoncent et qui les uns et les autres existent déjà : ils ne sont pas futurs, mais déjà présents aux voyants et c'es…
lire la suiteLorsqu'on déclare voir l'avenir, ce que l'on voit, ce ne sont pas les événements eux-mêmes, qui ne sont pas encore, autrement dit qui sont futurs, ce sont leurs causes ou peut-être leurs signes qui les annoncent et qui les uns et les autres existent déjà : ils ne sont pas futurs, mais déjà présents aux voyants et c'est grâce à eux que l'avenir est conçu par l'esprit et prédit. Ces conceptions existent déjà, et ceux qui prédisent l'avenir les voient présentes en eux-mêmes.Je voudrais faire appel à l'éloquence d'un exemple pris entre une foule d'autres. Je regarde l'aurore, j'annonce le proche lever du soleil. Ce que j'ai sous les yeux est présent, ce que j'annonce est futur : non point le soleil qui est déjà, mais son lever qui n'est pas encore. Pourtant si je n'avais pas une image mentale de ce lever même, comme à cet instant où j'en parle, il me serait impossible de le prédire. Mais cette aurore que j'aperçois dans le ciel n'est pas le lever du soleil, bien qu'elle le précède, pas davantage ne l'est l'image que je porte dans mon esprit : seulement toutes les deux sont présentes, je les vois et ainsi je puis dire d'avance ce qui va se passer. L'avenir n'est donc pas encore ; s'il n'est pas encore, il n'est pas et s'il n'est pas, il ne peut absolument pas se voir, mais on peut le prédire d'après les signes présents qui sont déjà et qui se voient. AUGUSTIN notions : ESPRIT TEMPS
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AUGUSTIN |
| 1997 | TECHN. | INDE | NORMALE |
La raison a-t-elle besoin de douter ?
notions : RAISON
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| 1997 | TECHN. | INDE | NORMALE |
Une oeuvre d'art s'adresse-t-elle seulement aux hommes de son temps ?
notions : ART TEMPS
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| 1997 | TECHN. | INDE | NORMALE |
Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance, il assure l'ordre ; par la résistance, il assure la liberté. Et il est bien clair que l'ordre et la liberté ne sont point séparables, car le jeu des forces, c'est-à-dire la guerre privée à toute minute, n'enferme aucune liberté ; c'est une v…
lire la suiteRésistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance, il assure l'ordre ; par la résistance, il assure la liberté. Et il est bien clair que l'ordre et la liberté ne sont point séparables, car le jeu des forces, c'est-à-dire la guerre privée à toute minute, n'enferme aucune liberté ; c'est une vie animale, livrée à tous hasards. Donc les deux termes, ordre et liberté, sont bien loin d'être opposés ; j'aime mieux dire qu'ils sont corrélatifs. La liberté ne va pas sans l'ordre, l'ordre ne vaut rien sans la liberté. Obéir en résistant, c'est tout le secret. Ce qui détruit l'obéissance est anarchie ; ce qui détruit la résistance est tyrannie. Ces deux maux s'appellent, car la tyrannie employant la force contre les opinions, les opinions, en retour, emploient la force contre la tyrannie, et, inversement, quand la résistance devient désobéissance, les pouvoirs ont beau jeu pour écraser la résistance, et ainsi deviennent tyranniques. Dès qu'un pouvoir use de force pour tuer la critique, il est tyrannique.ALAIN QUESTIONS : 1° Dégagez l'idée générale du texte et précisez la structure de son argumentation. 2° Expliquez : a) “Le jeu des forces, (...) n'enferme aucune liberté” ; b) “Ce qui détruit l'obéissance est anarchie, ce qui détruit la résistance est tyrannie”. 3° Dans un développement progressif et argumenté, vous vous efforcerez de délimiter un droit du citoyen à la résistance. notions : ÉTAT LIBERTÉ POLITIQUE
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ALAIN |
| 1997 | ES | JAPON | NORMALE |
Un artiste doit-il être original ?
notions : ART
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| 1997 | ES | JAPON | NORMALE |
Qu'est-ce qu'être maître de soi ?
notions : SUJET
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| 1997 | ES | JAPON | NORMALE |
Radicale est la différence entre la conscience de l'animal, même le plus intelligent, et la conscience humaine. Car la conscience correspond exactement à la puissance de choix dont l'être dispose, elle est coextensive (1) à la frange d'action possible qui entoure l'action réelle : conscience est synonyme d'invention e…
lire la suiteRadicale est la différence entre la conscience de l'animal, même le plus intelligent, et la conscience humaine. Car la conscience correspond exactement à la puissance de choix dont l'être dispose, elle est coextensive (1) à la frange d'action possible qui entoure l'action réelle : conscience est synonyme d'invention et de liberté. Or, chez l'animal, l'invention n'est jamais qu'une variation sur le thème de la routine. Enfermé dans les habitudes de l'espèce, il arrivera sans doute à les élargir par son initiative individuelle ; mais il n'échappe à l'automatisme que pour un instant, juste le temps de créer un automatisme nouveau : les portes de sa prison se referment aussitôt ouvertes ; en tirant sur sa chaîne, il ne réussit qu'à l'allonger. Avec l'homme, la conscience brise la chaîne. Chez l'homme, et chez l'homme seulement, elle se libère.BERGSON (1) coextensive : dont l'étendue coïncide avec notions : CONSCIENCE LIBERTÉ
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BERGSON |
| 1997 | L | JAPON | NORMALE |
Faire ce qu'on veut, est-ce faire ce qui plaît ?
notions : {VOLONTÉ} LIBERTÉ
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| 1997 | L | JAPON | NORMALE |
La connaissance commune est-elle, pour la connaissance scientifique, un point d'appui ou un obstacle ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {CONNAISSANCE}
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| 1997 | L | JAPON | NORMALE |
Il n'y a donc pas et il ne saurait y avoir de régime politique absolument préférable à tous les autres, il y a seulement des états de civilisation plus perfectionnés les uns que les autres. Les institutions bonnes à une époque peuvent être et sont même le plus souvent mauvaises à une autre, et réciproquement. Ainsi, p…
lire la suiteIl n'y a donc pas et il ne saurait y avoir de régime politique absolument préférable à tous les autres, il y a seulement des états de civilisation plus perfectionnés les uns que les autres. Les institutions bonnes à une époque peuvent être et sont même le plus souvent mauvaises à une autre, et réciproquement. Ainsi, par exemple, l'esclavage, qui est aujourd'hui une monstruosité, était certainement, à son origine, une très belle institution, puisqu'elle avait pour objet d'empêcher le fort d'égorger le faible ; c'était un intermédiaire inévitable dans le développement général de la civilisation.De même, en sens inverse, la liberté, qui, dans une proportion raisonnable, est si utile à un individu et à un peuple qui ont atteint un certain degré d'instruction et contracté quelques habitudes de prévoyance, parce qu'elle permet le développement de leurs facultés, est très nuisible à ceux qui n'ont pas encore rempli ces deux conditions, et qui ont indispensablement besoin, pour eux-mêmes autant que pour les autres, d'être tenus en tutelle. Il est donc évident qu'on ne saurait s'entendre sur la question absolue du meilleur gouvernement possible. COMTE notions : ÉTAT LIBERTÉ POLITIQUE
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COMTE |
| 1997 | TECHN. | LA RÉUNION | NORMALE |
Dire à quelqu'un "sois naturel", est-ce lui donner un bon conseil ?
notions : {NATURE}
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| 1997 | TECHN. | LA RÉUNION | NORMALE |
La conscience est-elle ce qui me rend libre ?
notions : CONSCIENCE LIBERTÉ
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| 1997 | TECHN. | LA RÉUNION | NORMALE |
Ce n'est pas pour tenir l'homme par la crainte et faire qu'il appartienne à un autre, que l'État est institué ; au contraire, c'est pour libérer l'individu de la crainte, pour qu'il vive autant que possible en sécurité, c'est-à-dire conserve aussi bien qu'il se pourra, sans dommage pour autrui, son droit naturel d'exi…
lire la suiteCe n'est pas pour tenir l'homme par la crainte et faire qu'il appartienne à un autre, que l'État est institué ; au contraire, c'est pour libérer l'individu de la crainte, pour qu'il vive autant que possible en sécurité, c'est-à-dire conserve aussi bien qu'il se pourra, sans dommage pour autrui, son droit naturel d'exister et d'agir. Non, je le répète, la fin de l'État n'est pas de faire passer les hommes de la condition d'êtres raisonnables à celle de bêtes brutes ou d'automates, mais au contraire il est institué pour que leur âme et leur corps s'acquittent en sûreté de toutes leurs fonctions, pour qu'eux-mêmes usent d'une raison libre, pour qu'ils ne luttent point de haine, de colère ou de ruse, pour qu'ils se supportent sans malveillance les uns les autres. La fin de l'État est donc en réalité la liberté.SPINOZA QUESTIONS : 1° Quelle est l'idée principale du texte ? 2° Expliquer : a) “ce n'est pas pour tenir l'homme par la crainte (...) que l'État est institué” ; b) “son droit naturel d'exister et d'agir” ; c) “la fin de l'État”. 3° Peut-on concilier le pouvoir de l'État et la liberté individuelle ? notions : ÉTAT LIBERTÉ RAISON
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SPINOZA |
| 1997 | ES | MÉTROPOLE | NORMALE |
La vérité est-elle contraignante ou libératrice ?
notions : LIBERTÉ VÉRITÉ
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| 1997 | ES | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
L'art peut-il nous affranchir de l'ordre du temps ?
notions : ART TEMPS
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| 1997 | ES | MÉTROPOLE | NORMALE |
Le respect n'est-il dû qu'à la personne ?
notions : {PERSONNE} MORALE
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| 1997 | ES | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Les vérités scientifiques ne sont-elles que conventionnelles ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} VÉRITÉ
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| 1997 | ES | MÉTROPOLE | NORMALE |
À quoi vise l'art, sinon à nous montrer, dans la nature et dans l'esprit, hors de nous et en nous, des choses qui ne frappaient pas explicitement nos sens et notre conscience ? Le poète et le romancier qui expriment un état d'âme ne le créent certes pas de toutes pièces, ils ne seraient pas compris de nous si nous n'o…
lire la suiteÀ quoi vise l'art, sinon à nous montrer, dans la nature et dans l'esprit, hors de nous et en nous, des choses qui ne frappaient pas explicitement nos sens et notre conscience ? Le poète et le romancier qui expriment un état d'âme ne le créent certes pas de toutes pièces, ils ne seraient pas compris de nous si nous n'observions pas en nous, jusqu'à un certain point, ce qu'ils nous disent d'autrui. Au fur et à mesure qu'ils nous parlent, des nuances d'émotion et de pensée nous apparaissent qui pouvaient être représentées en nous depuis longtemps, mais qui demeuraient invisibles : telle, l'image photographique qui n'a pas encore été plongée dans le bain où elle se révélera. Le poète est ce révélateur. Mais nulle part la fonction de l'artiste ne se montre aussi clairement que dans celui des arts qui fait la plus large place à l'imitation, je veux dire la peinture. Les grands peintres sont des hommes auxquels remonte une certaine vision des choses qui est devenue ou qui deviendra la vision de tous les hommes.BERGSON notions : ART
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BERGSON |
| 1997 | ES | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Je puis vouloir une éclipse, ou simplement un beau soleil qui sèche le grain, au lieu de cette tempête grondeuse et pleureuse, je puis, à force de vouloir, espérer et croire enfin que les choses iront comme je veux ; mais elles vont leur train. D'où je vois bien que ma prière est d'un nigaud. Mais quand il s'agit de m…
lire la suiteJe puis vouloir une éclipse, ou simplement un beau soleil qui sèche le grain, au lieu de cette tempête grondeuse et pleureuse, je puis, à force de vouloir, espérer et croire enfin que les choses iront comme je veux ; mais elles vont leur train. D'où je vois bien que ma prière est d'un nigaud. Mais quand il s'agit de mes frères les hommes, ou de mes soeurs les femmes, tout change. Ce que je crois finit souvent par être vrai. Si Je me crois haï, je serai haï ; pour l'amour de même. Si je crois que l'enfant que j'instruis est incapable d'apprendre, cette croyance écrite dans mes regards et dans mes discours le rendra stupide, au contraire, ma confiance et mon attente est comme un soleil qui mûrira les fleurs et les fruits du petit bonhomme. Je prête, dites-vous, à la femme que j'aime, des vertus qui elle n'a point, mais si elle sait que je crois en elle, elle les aura. Plus ou moins, mais il faut essayer ; il faut croire. Le peuple, méprisé, est bientôt méprisable, estimez-le, il s'élèvera. La défiance a fait plus d'un voleur ; une demi-confiance est comme une injure ; mais si je savais la donner toute, qui donc me tromperait ? Il faut donner d'abord.ALAIN notions : CROYANCE RÉEL
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ALAIN |
| 1997 | L | MÉTROPOLE | NORMALE |
Si le droit est relatif au temps et aux lieux, faut-il renoncer à l'idée d'une justice universelle ?
notions : DROIT JUSTICE
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| 1997 | L | MÉTROPOLE | SECOURS |
À quoi reconnaît-on l'humanité en chaque homme ?
notions : {HOMME}
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| 1997 | L | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Un art peut-il se passer de règles ?
notions : ART TECHNIQUE
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| 1997 | L | MÉTROPOLE | NORMALE |
Dans quels domaines est-il légitime de prendre la nature comme modèle ?
notions : {NATURE}
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| 1997 | L | MÉTROPOLE | SECOURS |
Le savoir exclut-il toute forme de croyance?
notions : {CONNAISSANCE} CROYANCE
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| 1997 | L | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Les hommes font-ils leur propre histoire ?
notions : HISTOIRE
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| 1997 | L | MÉTROPOLE | NORMALE |
Il me semble que l'erreur qu'on commet le plus ordinairement touchant les désirs est qu'on ne distingue pas assez les choses qui dépendent entièrement de nous de celles qui n'en dépendent point : car, pour celles qui ne dépendent que de nous, c'est-à-dire de notre libre arbitre, il suffit de savoir qu'elles sont bonne…
lire la suiteIl me semble que l'erreur qu'on commet le plus ordinairement touchant les désirs est qu'on ne distingue pas assez les choses qui dépendent entièrement de nous de celles qui n'en dépendent point : car, pour celles qui ne dépendent que de nous, c'est-à-dire de notre libre arbitre, il suffit de savoir qu'elles sont bonnes pour ne les pouvoir désirer avec trop d'ardeur, à cause que c'est suivre la vertu que de faire les choses bonnes qui dépendent de nous, et il est certain qu'on ne saurait avoir un désir trop ardent pour la vertu, outre que ce que nous désirons en cette façon ne pouvant manquer de nous réussir, puisque c'est de nous seuls qu'il dépend, nous en recevons toujours toute la satisfaction que nous en avons attendue. Mais la faute qu'on a coutume de commettre en ceci n'est jamais qu'on désire trop, c'est seulement qu'on désire trop peu ; et le souverain remède contre cela est de délivrer l'esprit autant qu'il se peut de toutes sortes d'autres désirs moins utiles, puis de tâcher de connaître bien clairement et de considérer avec attention la bonté de ce qui est à désirer.DESCARTES notions : DÉSIR LIBERTÉ
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DESCARTES |
| 1997 | L | MÉTROPOLE | SECOURS |
À quoi vise l'art, sinon à nous montrer, dans la nature et dans l'esprit, hors de nous et en nous, des choses qui ne frappaient pas explicitement nos sens et notre conscience ? Le poète et le romancier qui expriment un état d'âme ne le créent certes pas de toutes pièces ; ils ne seraient pas compris de nous si nous n'…
lire la suiteÀ quoi vise l'art, sinon à nous montrer, dans la nature et dans l'esprit, hors de nous et en nous, des choses qui ne frappaient pas explicitement nos sens et notre conscience ? Le poète et le romancier qui expriment un état d'âme ne le créent certes pas de toutes pièces ; ils ne seraient pas compris de nous si nous n'observions pas en nous, jusqu'à un certain point, ce qu'ils nous disent d'autrui. Au fur et à me sure qu'ils nous parlent, des nuances d'émotion et de pensée nous apparaissent qui pouvaient être représentées en nous depuis longtemps, mais qui demeuraient invisibles : telle, l'image photographique qui n'a pas encore été plongée dans le bain où elle se révélera. Le poète est ce révélateur. Mais nulle part la fonction de l'artiste ne se montre aussi clairement que dans celui des arts qui fait la plus large place à l'imitation, je veux dire la peinture. Les grands peintres sont des hommes auxquels remonte une certaine vision des choses qui est devenue ou qui deviendra la vision de tous les hommes.BERGSON notions : {NATURE} ART ESPRIT
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BERGSON |
| 1997 | L | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Supposons que quelqu'un affirme, en parlant de son penchant au plaisir, qu'il lui est tout à fait possible d'y résister quand se présentent l'objet aimé et l'occasion : si, devant la maison où il rencontre cette occasion, une potence était dressée pour l'y attacher aussitôt qu'il aurait satisfait sa passion, ne triomp…
lire la suiteSupposons que quelqu'un affirme, en parlant de son penchant au plaisir, qu'il lui est tout à fait possible d'y résister quand se présentent l'objet aimé et l'occasion : si, devant la maison où il rencontre cette occasion, une potence était dressée pour l'y attacher aussitôt qu'il aurait satisfait sa passion, ne triompherait-il pas alors de son penchant ? On ne doit pas chercher longtemps ce qu'il répondrait. Mais demandez-lui si, dans le cas où son prince lui ordonnerait, en le menaçant d'une mort immédiate, de porter un faux témoignage contre un honnête homme qu'il voudrait perdre sous un prétexte plausible, il tiendrait comme possible de vaincre son amour pour la vie, si grand qu'il puisse être. Il n'osera peut-être assurer qu'il le ferait ou qu'il ne le ferait pas, mais il accordera sans hésiter que cela lui est possible. Il juge donc qu'il peut faire une chose, parce qu'il a conscience qu'il doit le faire et reconnaît ainsi sa liberté qui, sans loi morale, lui serait restée inconnue.KANT notions : {PASSIONS} DEVOIR LIBERTÉ MORALE
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KANT |
| 1997 | S | MÉTROPOLE | NORMALE |
L'imaginaire et le réel se contredisent-ils ?
notions : {IMAGINATION} RÉEL
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| 1997 | S | MÉTROPOLE | NORMALE |
Ne doit-on tenir pour vrai que ce qui est scientifiquement prouvé ?
notions : {CONNAISSANCE} DÉMONSTRATION VÉRITÉ
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| 1997 | S | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
L'histoire peut-elle justifier le mal ?
notions : HISTOIRE MAL
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| 1997 | S | MÉTROPOLE | NORMALE |
Peut-on changer le cours de l'histoire ?
notions : HISTOIRE
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| 1997 | S | MÉTROPOLE | NORMALE |
Les hommes peuvent-ils avoir des droits sans avoir des devoirs ?
notions : DEVOIR DROIT
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| 1997 | S | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
L'artiste doit-il chercher à plaire ?
notions : ART
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| 1997 | S | MÉTROPOLE | NORMALE |
C'est beaucoup que d'avoir fait régner l'ordre et la paix dans toutes les parties de la république ; c'est beaucoup que l'État soit tranquille et la loi respectée : mais si l'on ne fait rien de plus, il y aura dans tout cela plus d'apparence que de réalité, et le gouvernement se fera difficilement obéir s'il se borne …
lire la suiteC'est beaucoup que d'avoir fait régner l'ordre et la paix dans toutes les parties de la république ; c'est beaucoup que l'État soit tranquille et la loi respectée : mais si l'on ne fait rien de plus, il y aura dans tout cela plus d'apparence que de réalité, et le gouvernement se fera difficilement obéir s'il se borne à l'obéissance. S'il est bon de savoir employer les hommes tels qu'ils sont ; il vaut beaucoup mieux encore les rendre tels qu'on a besoin qu'ils soient, l'autorité la plus absolue est celle qui pénètre jusqu'à l'intérieur de l'homme, et ne s'exerce pas moins sur la volonté que sur les actions. Il est certain que les peuples sont à la longue ce que le gouvernement les fait être. Guerriers, citoyens, hommes, quand il le veut ; populace et canaille quand il lui plaît : et tout prince qui méprise ses sujets se déshonore lui même en montrant qu'il n'a pas su les rendre estimables. Formez donc des hommes si vous voulez commander à des hommes : si vous voulez qu'on obéisse aux lois, faites qu'on les aime, et que pour faire ce qu'on doit, il suffise de songer qu'on doit le faire.ROUSSEAU notions : DEVOIR ÉTAT POLITIQUE
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ROUSSEAU |
| 1997 | S | MÉTROPOLE | NORMALE |
Il y a (...) deux vues classiques. L'une consiste à traiter l'homme comme le résultat des influences physiques, physiologiques et sociologiques qui le détermineraient du dehors et feraient de lui une chose entre les choses. L'autre consiste à reconnaître dans l'homme, en tant qu'il est esprit et construit la représent…
lire la suiteIl y a (...) deux vues classiques. L'une consiste à traiter l'homme comme le résultat des influences physiques, physiologiques et sociologiques qui le détermineraient du dehors et feraient de lui une chose entre les choses. L'autre consiste à reconnaître dans l'homme, en tant qu'il est esprit et construit la représentation des causes mêmes qui sont censées agir sur lui, une liberté acosmique (1). D'un côté l'homme est une partie du monde, de l'autre il est conscience constituante du monde. Aucune de ces deux vues n'est satisfaisante. À la première on opposera toujours (...) que si l'homme était une chose entre les choses, il ne saurait en connaître aucune, puisqu'il serait, comme cette chaise ou comme cette table, enfermé dans ses limites, présent en un certain lieu de l'espace et donc incapable de se les représenter tous. Il faut lui reconnaître une manière d'être très particulière, l'être intentionnel, qui consiste à viser toutes choses et à ne demeurer en aucune. Mais si l'on voulait conclure de là que par notre fond nous sommes esprit absolu, on rendrait incompréhensibles nos attaches corporelles et sociales, notre insertion dans le monde, on renoncerait à penser la condition humaine.MERLEAU-PONTY (1) liberté acosmique : qui ne dépend pas de notre "insertion dans le monde". notions : {HOMME} {SCIENCE_DE_L'HOMME.} CONSCIENCE ESPRIT LIBERTÉ
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MERLEAU-PONTY |
| 1997 | S | MÉTROPOLE | REMPLACEMENT |
Ce qui exigeait un génie vraiment supérieur, c'était de chercher et de découvrir dans les phénomènes les plus vulgaires, dans la chute d'une pierre, dans les balancements d'une lampe suspendue, ce que tant de philosophes, tant de docteurs, tant de raisonneurs sur les choses divines et humaines avaient eu sous les yeux…
lire la suiteCe qui exigeait un génie vraiment supérieur, c'était de chercher et de découvrir dans les phénomènes les plus vulgaires, dans la chute d'une pierre, dans les balancements d'une lampe suspendue, ce que tant de philosophes, tant de docteurs, tant de raisonneurs sur les choses divines et humaines avaient eu sous les yeux depuis des milliers d'années, sans songer qu'il y eût là quelque chose à chercher et à découvrir. De tout temps le genre humain avait senti le besoin de l'observation et de l'expérience, avait vécu d'observations bien ou mal conduites, rattachées tant bien que mal à des théories plus ou moins aventureuses : mais l'expérience précise, numérique, quantitative, et surtout l'expérience indirecte qui utilise les relations mathématiques pour mesurer, à l'aide de grandeurs sur lesquelles nos sens et nos instruments ont prise, d'autres grandeurs insaisissables directement, à cause de leur extrême grandeur ou de leur extrême petitesse, voilà ce dont les plus doctes n'avaient pas l'idée. On ne songeait pas à diriger systématiquement l'expérience, de manière à forcer la Nature à livrer son secret, à dévoiler la loi mathématique, simple et fondamentale, qui se dérobe à la faiblesse de nos sens ou que masque la complication des phénomènes.COURNOT notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {MATHÉMATIQUES} EXPÉRIENCE THÉORIE
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COURNOT |