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| 1997 | L | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
Choisit-on d'être celui qu'on est ?
notions : {PERSONNE} EXISTENCE LIBERTÉ
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| 1997 | L | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
Il faut toujours remonter de l'apparence à la chose ; il n'y a point au monde de lunette ni d'observatoire d'où l'on voit autre chose que des apparences. La perception droite, ou, si l'on veut, la science, consiste à se faire une idée exacte de la chose, d'après laquelle idée on pourra expliquer toutes les apparences.…
lire la suiteIl faut toujours remonter de l'apparence à la chose ; il n'y a point au monde de lunette ni d'observatoire d'où l'on voit autre chose que des apparences. La perception droite, ou, si l'on veut, la science, consiste à se faire une idée exacte de la chose, d'après laquelle idée on pourra expliquer toutes les apparences. Par exemple, on peut penser le soleil à deux cents pas en l'air ; on expliquera ainsi qu'il passe au-dessus des arbres et de la colline, mais on n'expliquera pas bien que les ombres soient toutes parallèles ; on expliquera encore moins que le soleil se couche au delà des objets les plus lointains ; on n'expliquera nullement comment deux visées vers le centre du soleil, aux deux extrémités d'une base de cent mètres, soient comme parallèles. Et, en suivant cette idée, on arrive peu à peu à reculer le soleil, d'abord au delà de la lune, et ensuite bien loin au delà de la lune, d'où l'on conclura que le soleil est fort gros. Je ne vois point que le soleil est bien plus gros que la terre, mais je pense qu'il est ainsi. Il n'y a point d'instrument qui me fera voir cette pensée comme vraie. Cette remarque assez simple mettrait sans doute un peu d'ordre dans ces discussions que l'on peut lire partout sur la valeur des hypothèses scientifiques. Car ceux qui se sont instruits trop vite et qui n'ont jamais réfléchi sur des exemples simples, voudraient qu'on leur montre la vérité comme on voit la lune grossie dans une lunette.ALAIN notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {CONNAISSANCE} EXPÉRIENCE PERCEPTION THÉORIE VÉRITÉ
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ALAIN |
| 1997 | S | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
Avons-nous besoin de rêver ?
notions : {IMAGINATION}
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| 1997 | S | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
L'État doit-il être sans pitié ?
notions : ÉTAT MORALE
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| 1997 | S | SPORTIFS HAUT NIVEAU | NORMALE |
Il semble que le savoir scientifique acquis soit toujours essayé, toujours contrôlé, toujours critiqué. Un peu de doute potentiel reste toujours en réserve dans les notions scientifiques (...). On ne l'élimine pas par une expérience réussie. Il pourra renaître, s'actualiser quand une autre expérience est rencontrée. E…
lire la suiteIl semble que le savoir scientifique acquis soit toujours essayé, toujours contrôlé, toujours critiqué. Un peu de doute potentiel reste toujours en réserve dans les notions scientifiques (...). On ne l'élimine pas par une expérience réussie. Il pourra renaître, s'actualiser quand une autre expérience est rencontrée. Et, précisément, à la différence de la connaissance commune, la connaissance scientifique est faite de la rencontre d'expériences nouvelles ; elle prend son dynamisme de la provocation d'expériences qui débordent le champ d'expériences anciennes. On n'est donc jamais sûr que ce qui fut fondamental le restera. Le dogmatisme scientifique est un dogmatisme qui s'émousse. Il peut trancher un débat actuel et cependant être un embarras quand l'expérience enjoint de "remettre en question" une notion. Tout savoir scientifique est ainsi soumis à une autocritique. On ne s'instruit, dans les sciences modernes, qu'en critiquant sans cesse son propre savoir.BACHELARD notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {CONNAISSANCE} EXPÉRIENCE
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BACHELARD |
| 1997 | TECHN. | SPORTIFS HAUT NIVEAU | REMPLACEMENT |
En quel sens peut-on dire que la vérité s'impose ?
notions : VÉRITÉ
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| 1997 | TECHN. | SPORTIFS HAUT NIVEAU | REMPLACEMENT |
La loi est-elle une garantie contre l'injustice ?
notions : JUSTICE LOI
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| 1997 | TECHN. | SPORTIFS HAUT NIVEAU | REMPLACEMENT |
Il existe un préjugé très répandu, d'après lequel l'art a débuté par le simple et le naturel. Ceci peut être vrai dans une certaine mesure, car, par rapport à l'art, le grossier et le sauvage constituent le plus simple ; les vrais débuts, tels que les conçoit l'art, sont tout autre chose. Les débuts simples et naturel…
lire la suiteIl existe un préjugé très répandu, d'après lequel l'art a débuté par le simple et le naturel. Ceci peut être vrai dans une certaine mesure, car, par rapport à l'art, le grossier et le sauvage constituent le plus simple ; les vrais débuts, tels que les conçoit l'art, sont tout autre chose. Les débuts simples et naturels, au sens du grossier et du sauvage, n'ont rien à voir avec l'art et la beauté, comme n'ont rien d'artistique les figures simples dessinées par les enfants, par exemple, qui, avec quelques traits informes, tracent une figure humaine, un cheval, etc. La beauté, en tant qu'oeuvre d'art, a besoin, dès ses débuts, d'une technique élaborée, exige de nombreux essais et un long exercice, et le simple, en tant que simplicité du beau, la grandeur idéale, est plutôt un résultat obtenu après de nombreuses médiations qui avaient pour but d'éliminer la variété, les exagérations, les confusions, le malaisé, sans que cette victoire se ressente des travaux préliminaires, du travail de préparation et d'élaboration, de façon que la beauté surgisse dans toute sa liberté, apparaisse comme faite d'une seule coulée.HEGEL QUESTIONS : 1° a) Quel préjugé Hegel combat-il dans ce texte ? b) Comment établit-il la distinction entre deux forme de "naturel" ? c) Quelle thèse soutient-il ? 2° Expliquez : a) "la beauté, en tant qu'oeuvre d'art, a besoin, dès ses débuts, d'une technique élaborée" ; b) "le simple (...) est plutôt un résultat obtenu après de nombreuses médiations". 3° Y a-t-il du naturel dans l'art ? notions : {NATURE} ART TECHNIQUE
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HEGEL |
| 1996 | ES | Aix-Marseille | Le travail n'est-il qu'une contrainte ? | ||
| 1996 | ES | Aix-Marseille | Faut-il parfois désobéir aux lois ? | ||
| 1996 | L | Aix-Marseille | Les hommes ne vivent-ils en société que par intérêt ? | ||
| 1996 | L | Aix-Marseille | Toute passion est-elle déraisonnable? | ||
| 1996 | S | Aix-Marseille | La morale a-t-elle un rôle à jouer dans les sciences ? | ||
| 1996 | S | Aix-Marseille | Le bonheur est-il inaccessible à l'homme ? | ||
| 1996 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | Au nom de quoi peut-on reprocher à autrui d'être égoïste? | ||
| 1996 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | Peut-on tout dire? | ||
| 1996 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | REMPLACEMENT |
Qui est artiste ?
notions : ART
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| 1996 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | REMPLACEMENT |
Peut-on traiter des faits humains comme des choses sans pour autant considérer l'homme comme une chose ?
notions : {HOMME} {SCIENCE_DE_L\'HOMME.}
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| 1996 | ES | AMÉRIQUE DU NORD | REMPLACEMENT |
Les politiques grecs qui vivaient dans le gouvernement populaire ne reconnaissaient d'autre force qui pût le soutenir que celle de la vertu. Ceux d'aujourd'hui ne nous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses, et de luxe même.
Lorsque cette vertu cesse, l'ambition entre dans les coeurs qui…
lire la suiteLes politiques grecs qui vivaient dans le gouvernement populaire ne reconnaissaient d'autre force qui pût le soutenir que celle de la vertu. Ceux d'aujourd'hui ne nous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses, et de luxe même.Lorsque cette vertu cesse, l'ambition entre dans les coeurs qui peuvent la recevoir, et l'avarice entre dans tous. Les désirs changent d'objets ; ce qu'on aimait on ne l'aime plus ; on était libre avec les lois, on veut être libre contre elles ; chaque citoyen est comme un esclave échappé de la maison de son maître ; ce qui était maxime, on l'appelle rigueur ; ce qui était règle, on l'appelle gêne ; ce qui était attention, on l'appelle crainte. C'est la frugalité qui est l'avarice, et non pas le désir d'avoir. Autrefois le bien des particuliers faisait le trésor public ; mais pour lors le trésor public devient le patrimoine des particuliers. La république est une dépouille ; et sa force n'est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous. MONTESQUIEU notions : LIBERTÉ MORALE POLITIQUE
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MONTESQUIEU |
| 1996 | L | AMÉRIQUE DU NORD | Le savoir est-il une forme de pouvoir ? | ||
| 1996 | L | AMÉRIQUE DU NORD | Quelle réalité peut-on attribuer au temps? | ||
| 1996 | S | AMÉRIQUE DU NORD | Ne respectons-nous autrui qu'afin qu'il nous respecte? | ||
| 1996 | S | AMÉRIQUE DU NORD | L'imagination a-t-elle une place dans la connaissance scientifique? | ||
| 1996 | ES | AMÉRIQUE DU NORD + LIBAN | NORMALE |
Peut-on tout dire ?
notions : LANGAGE
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| 1996 | ES | AMÉRIQUE DU NORD + LIBAN | NORMALE |
Au nom de quoi peut-on reprocher à autrui d'être égoïste ?
notions : AUTRUI
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| 1996 | ES | AMÉRIQUE DU NORD + LIBAN | NORMALE |
Demander, dans un État libre, des gens hardis dans la guerre et timides dans la paix, c'est vouloir des choses impossibles, et, pour règle générale, toutes les fois qu'on verra tout le monde tranquille dans un État qui se donne le nom de république, on peut être assuré que la liberté n'y est pas.
Ce qu'on appelle un…
lire la suiteDemander, dans un État libre, des gens hardis dans la guerre et timides dans la paix, c'est vouloir des choses impossibles, et, pour règle générale, toutes les fois qu'on verra tout le monde tranquille dans un État qui se donne le nom de république, on peut être assuré que la liberté n'y est pas.Ce qu'on appelle union dans un corps politique est une chose très équivoque : la vraie est une union d'harmonie, qui fait que toutes les parties, quelque opposées qu'elles nous paraissent, concourent au bien général de la Société, comme des dissonances dans la musique concourent à l'accord total. Il peut y avoir de l'union dans un État où l'on ne croit voir que du trouble, c'est-à-dire une harmonie d'où résulte le bonheur, qui seul est la vraie paix. Il en est comme des parties de cet Univers, éternellement liées par l'action des unes et la réaction des autres. Mais, dans l'accord du despotisme asiatique, c'est-à-dire de tout gouvernement qui n'est pas modéré, il y a toujours une division réelle : le laboureur, l'homme de guerre, le négociant, le magistrat, le noble, ne sont joints que parce que les uns oppriment les autres sans résistance, et, si l'on y voit de l'union, ce ne sont pas des citoyens qui sont unis, mais des corps morts, ensevelis les uns auprès des autres. MONTESQUIEU notions : ÉTAT LIBERTÉ POLITIQUE SOCIÉTÉ
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MONTESQUIEU |
| 1996 | L | AMÉRIQUE DU NORD + LIBAN | NORMALE |
Le savoir est-il une forme de pouvoir ?
notions : {CONNAISSANCE}
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| 1996 | L | AMÉRIQUE DU NORD + LIBAN | NORMALE |
Quelle réalité peut-on attribuer au temps ?
notions : RÉEL TEMPS
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| 1996 | L | AMÉRIQUE DU NORD + LIBAN | NORMALE |
Mettez-vous à la place d'autrui, et vous serez dans le vrai point de vue pour juger ce qui est juste ou non.
On a fait quelques objections contre cette grande règle, mais elles viennent de ce qu'on ne l'applique point partout. On objecte par exemple qu'un criminel peut prétendre, en vertu de cette maxime, d'être par…
lire la suiteMettez-vous à la place d'autrui, et vous serez dans le vrai point de vue pour juger ce qui est juste ou non.On a fait quelques objections contre cette grande règle, mais elles viennent de ce qu'on ne l'applique point partout. On objecte par exemple qu'un criminel peut prétendre, en vertu de cette maxime, d'être pardonné par le juge souverain, parce que le juge souhaiterait la même chose, s'il était en pareille posture. La réponse est aisée. Il faut que le juge ne se mette pas seulement dans la place du criminel, mais encore dans celle des autres qui sont intéressés que le crime soit puni (...). Il en est de même de cette objection que la justice distributive demande une inégalité entre les hommes, que dans une société on doit partager le gain à proportion de ce que chacun a conféré (1) et qu'on doit avoir égard au mérite et au démérite. La réponse est encore aisée. Mettez-vous à la place de tous et supposez qu'ils soient bien informés et bien éclairés. Vous recueillerez de leurs suffrages cette conclusion qu'ils jugent convenable à leur intérêt qu'on distingue les uns des autres. Par exemple, si dans une société de commerce le gain n'était point partagé à proportion, l'on y entrerait point ou l'on en sortirait bientôt, ce qui est contre l'intérêt de toute la société. LEIBNIZ (1) a conféré : a mis en commun notions : AUTRUI JUSTICE
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LEIBNIZ |
| 1996 | S | AMÉRIQUE DU NORD + LIBAN | NORMALE |
L'imagination a-t-elle une place dans la connaissance scientifique ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} {CONNAISSANCE} {IMAGINATION}
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| 1996 | S | AMÉRIQUE DU NORD + LIBAN | NORMALE |
Ne respectons-nous autrui qu'afin qu'il nous respecte ?
notions : AUTRUI MORALE
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| 1996 | S | AMÉRIQUE DU NORD + LIBAN | NORMALE |
On a vu des fanatiques en tous les temps, et sans doute honorables à leurs propres yeux. Ces crimes (1) sont la suite d'une idée, religion, justice, liberté. Il y a un fond d'estime, et même quelquefois une secrète admiration, pour des hommes qui mettent au jeu leur propre vie, et sans espérer aucun avantage ; car nou…
lire la suiteOn a vu des fanatiques en tous les temps, et sans doute honorables à leurs propres yeux. Ces crimes (1) sont la suite d'une idée, religion, justice, liberté. Il y a un fond d'estime, et même quelquefois une secrète admiration, pour des hommes qui mettent au jeu leur propre vie, et sans espérer aucun avantage ; car nous ne sommes points fiers de faire si peu et de risquer si peu pour ce que nous croyons juste ou vrai. Certes je découvre ici des vertus rares, qui veulent respect, et une partie au moins de la volonté. Mais c'est à la pensée qu'il faut regarder. Cette pensée raidie, qui se limite, qui ne voit qu'un côté, qui ne comprend point la pensée des autres, ce n'est point la pensée Il y a quelque chose de mécanique dans une pensée fanatique, car elle revient toujours par les mêmes chemins. Elle ne cherche plus, elle n'invente plus. Le dogmatisme est comme un délire récitant. Il y manque cette pointe de diamant, le doute, qui creuse toujours. Ces pensées fanatiques gouvernent admirablement les peurs et les désirs, mais elles ne se gouvernent pas elles-mêmes. Elles ne cherchent pas ces vues de plusieurs points, ces perspectives sur l'adversaire, enfin cette libre réflexion qui ouvre les chemins de persuader, et qui détourne en même temps de forcer. Bref il y a un emportement de pensée, et une passion de penser qui ressemble aux autres passions.ALAIN (1) Le contexte indique qu'il s'agit des crimes des fanatiques. notions : {PASSIONS} ESPRIT LIBERTÉ
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ALAIN |
| 1996 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Nos rapports avec autrui sont-ils nécessairement conflictuels ?
notions : AUTRUI ÉCHANGES
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| 1996 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Qu'est-ce que prouver ?
notions : {LOGIQUE} DÉMONSTRATION RAISON
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| 1996 | ES | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Les sujets doivent exécuter les ordres reçus et ne reconnaître d'autre droit que celui établi par les proclamations de la souveraine Puissance (1). Peut-être va-t-on prétendre qu'ainsi nous faisons des sujets des esclaves, car une opinion vulgairement répandue nomme esclave celui qui agit sur l'ordre d'un autre, et ho…
lire la suiteLes sujets doivent exécuter les ordres reçus et ne reconnaître d'autre droit que celui établi par les proclamations de la souveraine Puissance (1). Peut-être va-t-on prétendre qu'ainsi nous faisons des sujets des esclaves, car une opinion vulgairement répandue nomme esclave celui qui agit sur l'ordre d'un autre, et homme libre celui qui se conduit comme il le veut. Cette manière de voir n'est pas tout à fait conforme à la vérité. En fait, l'individu entraîné par une concupiscence (2) personnelle au point de ne plus rien voir ni faire de ce qu'exige son intérêt authentique, est soumis au pire des esclavages.Au contraire, on devra proclamer libre l'individu qui choisit volontairement de guider sa vie sur la raison. Quant à la conduite déclenchée par un commandement, il faut considérer avant tout, à cet égard, la signification particulière de l'action. A supposer que la fin de l'action serve l'intérêt non de l'agent, mais de celui qui commande l'action, celui qui l'accomplit n'est en effet qu'un esclave, hors d'état de réaliser son intérêt propre. Toutefois dans toute libre République et dans tout État où n'est point pris pour loi suprême le salut de la personne qui donne les ordres, mais celui du peuple entier, l'individu docile à la souveraine Puissance ne doit pas être qualifié d'esclave hors d'état de réaliser son intérêt propre. SPINOZA (1) L'autorité politique (2) Le désir notions : ÉTAT LIBERTÉ POLITIQUE RAISON
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SPINOZA |
| 1996 | L | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Pour juger, faut-il seulement apprendre à raisonner ?
notions : {JUGEMENT} RAISON
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| 1996 | L | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Sans métaphysique, l'homme peut-il comprendre son existence ?
notions : {HOMME} {MÉTAPHYSIQUE} EXISTENCE
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| 1996 | L | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Il n'y a de pensée que dans un homme libre, dans un homme qui n'a rien promis, qui se retire, qui se fait solitaire, qui ne s'occupe point de plaire ni de déplaire. L'exécutant n'est point libre ; le chef n'est point libre. Cette folle entreprise de l'union les occupe tous deux. Laisser ce qui divise, choisir ce qui r…
lire la suiteIl n'y a de pensée que dans un homme libre, dans un homme qui n'a rien promis, qui se retire, qui se fait solitaire, qui ne s'occupe point de plaire ni de déplaire. L'exécutant n'est point libre ; le chef n'est point libre. Cette folle entreprise de l'union les occupe tous deux. Laisser ce qui divise, choisir ce qui rassemble, ce n'est point penser. Ou plutôt c'est penser à s'unir et à rester unis ; ce n'est rien penser d'autre. La loi de la puissance est une loi de fer. Toute délibération de puissance est sur la puissance, non sur ce qu'on fera. Ce qu'on en fera ? Cela est ajourné, parce que cela diviserait. La puissance, sur le seul pressentiment d'une pensée, frémit toute et se sent défaite. Les pensées des autres, quelles qu'elles soient, voilà les ennemis du chef, mais ses propres pensées ne lui sont pas moins ennemies. Dès qu'il pense, il se divise ; il se fait juge de lui même. Penser, même tout seul, c'est donner audience, et c'est même donner force aux idées de n'importe qui. Lèse-majesté. Toute vie politique va à devenir une vie militaire, si on la laisse aller.Petit ou grand parti, petit journal ou grand journal, ligne ou nation, église ou association, tous ces êtres collectifs perdent l'esprit pour chercher l'union ; un corps fait d'une multitude d'hommes n'a jamais qu'une toute petite tête, assez occupée d'être la tête. Un orateur quelquefois s'offre aux contradicteurs ; mais c'est qu'alors il croit qu'il triomphera. L'idée qu'il pourrait être battu, et, encore mieux, content d'être battu, ne lui viendra jamais. ALAIN notions : ESPRIT LIBERTÉ POLITIQUE
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ALAIN |
| 1996 | S | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Faire son devoir sans être heureux, est-ce toute la morale ?
notions : BONHEUR DEVOIR MORALE
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| 1996 | S | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
L'esprit reste-t-il libre quand il se soumet au vrai ?
notions : LIBERTÉ VÉRITÉ
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| 1996 | S | AMÉRIQUE DU SUD | NORMALE |
Comment l'avenir diminue-t-il ? Comment s'épuise-t-il, lui qui n'est pas encore ? Et comment le passé s'accroît-il, lui qui n'est plus, si ce n'est parce que dans l'esprit qui a opéré ainsi, il y a ces trois actions : l'attente, l'attention, le souvenir. Le contenu de l'attente passe par l'attention et devient souveni…
lire la suiteComment l'avenir diminue-t-il ? Comment s'épuise-t-il, lui qui n'est pas encore ? Et comment le passé s'accroît-il, lui qui n'est plus, si ce n'est parce que dans l'esprit qui a opéré ainsi, il y a ces trois actions : l'attente, l'attention, le souvenir. Le contenu de l'attente passe par l'attention et devient souvenir. L'avenir n'est pas encore, qui le nie ? Mais il y a déjà dans l'esprit l'attente de l'avenir. Et le passé n'est plus rien, qui le nie ? Mais il y a encore dans l'esprit le souvenir du passé. Et le présent, privé d'étendue, n'est qu'un point fugitif, qui le nie ? Mais elle dure pourtant, l'attention à travers laquelle ce qui advient s'achemine à sa disparition. Ce n'est donc pas l'avenir qui est long, lui qui n'existe pas, mais un long avenir, c'est une longue attente de l'avenir, et il n'y a pas plus de long passé, un long passé, c'est un long souvenir du passé.AUGUSTIN notions : {MÉMOIRE} ESPRIT TEMPS
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AUGUSTIN |
| 1996 | ES | Amiens | A quelles conditions une démarche est-elle scientifique ? | ||
| 1996 | ES | Amiens | Peut-on être plus ou moins libre ? | ||
| 1996 | L | Amiens | Qu'admire-t-on dans une oeuvre d'art ? | ||
| 1996 | L | Amiens | L'avenir peut-il être objet de connaissance? | ||
| 1996 | S | Amiens | Le langage permet-il seulement de communiquer? | ||
| 1996 | S | Amiens | Quelle conception de l'homme l'hypothèse de l'inconscient remet-elle en cause? | ||
| 1996 | ES | ANTILLES | NORMALE |
Sommes-nous nécessairement les victimes du temps ?
notions : EXISTENCE TEMPS
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| 1996 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Les passions font-elles vivre ou font-elles mourir ?
notions : {MORT} {PASSIONS} EXISTENCE
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| 1996 | ES | ANTILLES | NORMALE |
A-t-on le droit de se taire quand on connaît la vérité ?
notions : DEVOIR DROIT VÉRITÉ
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