Banque de sujets de baccalauréat - philosophie

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AnnéeSérieLieuSession SujetAuteur
1996 S Bordeaux Y a-t-il des vérités définitives ?
1996 S Bordeaux Y a-t-il nécessairement des imperfections dans le langage?
1996 ES Etranger Qui est artiste ?
1996 ES Etranger Peut-on traiter des faits humains comme des choses sans pour autant considérer l'homme comme une chose ?
1996 L Etranger L'histoire est-elle le règne du hasard ?
1996 L Etranger L'usage de la parole doit-il être soumis à des règles ?
1996 ES ÉTRANGER GROUPE 1 NORMALE Peut-on ne pas être soi-même ?
notions : {PERSONNE} SUJET
1996 ES ÉTRANGER GROUPE 1 NORMALE L'étude de l'histoire nous conduit-elle à désespérer de l'homme ?
notions : {HOMME} HISTOIRE
1996 ES ÉTRANGER GROUPE 1 NORMALE On peut alors demander : pourquoi la religion ne met-elle pas un terme à ce combat sans espoir pour elle en déclarant franchement : "c'est exact que je ne peux pas vous donner ce qu'on appelle d'une façon générale la vérité ; pour cela, il faut vous en tenir à la science. Mais ce que j'ai à donner est incomparableme…
lire la suite On peut alors demander : pourquoi la religion ne met-elle pas un terme à ce combat sans espoir pour elle en déclarant franchement : "c'est exact que je ne peux pas vous donner ce qu'on appelle d'une façon générale la vérité ; pour cela, il faut vous en tenir à la science.
Mais ce que j'ai à donner est incomparablement plus beau, plus consolant et plus exaltant que tout ce que vous pouvez recevoir de la science. Et c'est pour cela que je vous dis que c'est vrai, dans un autre sens plus élevé".
La réponse est facile à trouver.
La religion ne peut pas faire cet aveu, car elle perdrait ainsi toute influence sur la masse. L'homme commun ne connaît qu'une vérité, au sens commun du mot. Ce que serait une vérité plus élevée ou suprême, il ne peut se le représenter. La vérité lui semble aussi peu susceptible de gradation que la mort, et il ne peut suivre le saut du beau au vrai. Peut-être pensez-vous avec moi qu'il fait bien ainsi.

FREUD
notions : RELIGION VÉRITÉ
FREUD
1996 L ÉTRANGER GROUPE 1 NORMALE Le droit peut-il garantir la liberté ?
notions : DROIT LIBERTÉ
1996 L ÉTRANGER GROUPE 1 REMPLACEMENT L\'usage de la parole doit-il être soumis à des règles ?
notions : LANGAGE
1996 L ÉTRANGER GROUPE 1 NORMALE Accomplir tous ses désirs, est-ce une bonne règle de vie ?
notions : DÉSIR
1996 L ÉTRANGER GROUPE 1 REMPLACEMENT L'histoire est-elle le règne du hasard ?
notions : HISTOIRE
1996 L ÉTRANGER GROUPE 1 NORMALE Une énorme tuile, arrachée par le vent, tombe et assomme un passant. Nous disons que c'est un hasard. Le dirions-nous, si la tuile s'était simplement brisée sur le sol ? Peut-être, mais c'est que nous penserions vaguement alors à un homme qui aurait pu se trouver là, ou parce que, pour une raison ou pour une autre, ce…
lire la suite Une énorme tuile, arrachée par le vent, tombe et assomme un passant. Nous disons que c'est un hasard. Le dirions-nous, si la tuile s'était simplement brisée sur le sol ? Peut-être, mais c'est que nous penserions vaguement alors à un homme qui aurait pu se trouver là, ou parce que, pour une raison ou pour une autre, ce point spécial du trottoir nous intéressait particulièrement, de telle sorte que la tuile semble l'avoir choisi pour y tomber. Dans les deux cas, il n'y a de hasard que parce qu'un intérêt humain est en jeu et parce que les choses se sont passées comme si l'homme avait été pris en considération, soit en vue de lui rendre service, soit plutôt avec l'intention de lui nuire. Ne pensez qu'au vent arrachant la tuile, à la tuile tombant sur le trottoir, au choc de la tuile contre le sol : vous ne voyez plus que du mécanisme, le hasard s'évanouit. Pour qu'il intervienne, il faut que, l'effet ayant une signification humaine, cette signification rejaillisse sur la cause et la colore, pour ainsi dire, d'humanité. Le hasard est donc le mécanisme se comportant comme s'il avait une intention.

BERGSON
notions : {SENS}
BERGSON
1996 L ÉTRANGER GROUPE 1 REMPLACEMENT Nous venons de parler de l'hostilité contre la civilisation, engendrée par la pression que celle-ci exerce, par les renonciations aux instincts qu'elle exige. S'imagine-t-on toutes ses interdictions levées, alors on pourrait s'emparer de toute femme qui vous plairait, sans hésiter, tuer son rival ou quiconque vous bar…
lire la suite Nous venons de parler de l'hostilité contre la civilisation, engendrée par la pression que celle-ci exerce, par les renonciations aux instincts qu'elle exige. S'imagine-t-on toutes ses interdictions levées, alors on pourrait s'emparer de toute femme qui vous plairait, sans hésiter, tuer son rival ou quiconque vous barrerait le chemin, ou bien dérober à autrui, sans son assentiment, n'importe lequel de ses biens ; que ce serait donc beau et quelle série de satisfactions nous offrirait alors la vie ! Mais la première difficulté se laisse à la vérité vite découvrir. Mon prochain a exactement les mêmes désirs que moi et il ne me traitera pas avec plus d'égards que je ne le traiterai moi même. Au fond, si les entraves dues à la civilisation étaient brisées, ce n'est qu'un seul homme qui pourrait jouir d'un bonheur illimité, un tyran, un dictateur ayant monopolisé tous les moyens de coercition, et alors lui-même aurait raison de souhaiter que les autres observassent du moins ce commandement culturel : tu ne tueras point.

FREUD
notions : AUTRUI CULTURE LIBERTÉ
FREUD
1996 S ÉTRANGER GROUPE 1 NORMALE Peut-on apprendre à penser ?
notions : {JUGEMENT} {LOGIQUE} ESPRIT RAISON
1996 S ÉTRANGER GROUPE 1 REMPLACEMENT La justice consiste-t-elle à traiter également tous les hommes ?
notions : JUSTICE
1996 S ÉTRANGER GROUPE 1 NORMALE Le bonheur est-il le but de la politique ?
notions : BONHEUR POLITIQUE
1996 S ÉTRANGER GROUPE 1 REMPLACEMENT Sommes-nous entièrement maîtres de nos pensées ?
notions : ESPRIT LIBERTÉ
1996 S ÉTRANGER GROUPE 1 NORMALE Ce ne sont pas les excitations de sa nature qui éveillent en l'homme les passions, ces mouvements désignés par un mot si juste et qui causent de si grands ravages dans ses dispositions primitivement bonnes. Il n'a que de petits besoins, et les soucis qu'ils lui procurent laissent son humeur calme et modérée. Il n'est …
lire la suite Ce ne sont pas les excitations de sa nature qui éveillent en l'homme les passions, ces mouvements désignés par un mot si juste et qui causent de si grands ravages dans ses dispositions primitivement bonnes. Il n'a que de petits besoins, et les soucis qu'ils lui procurent laissent son humeur calme et modérée. Il n'est pauvre (ou ne se croit tel) qu'autant qu'il a peur que les autres hommes puissent le croire pauvre et le mépriser pour cela. L'envie, l'ambition, l'avarice, et les inclinations haineuses qui les suivent, assaillent sa nature, en elle-même modérée, dès qu'il vit au milieu des hommes, et il n'est même pas besoin de supposer ces hommes déjà enfoncés dans le mal, lui donnant de mauvais exemples ; il suffit qu'ils soient là, qu'ils l'entourent dans leurs dispositions morales et qu'ils se rendent mutuellement mauvais.

KANT
notions : {NATURE} {PASSIONS} MORALE
KANT
1996 S ÉTRANGER GROUPE 1 REMPLACEMENT Quant aux divers sons du langage, c'est la nature qui poussa les hommes à les émettre, et c'est le besoin qui fit naître les noms des choses : à peu près comme nous voyons l'enfant amené, par son incapacité même de s'exprimer avec la langue, à recourir au geste qui lui fait désigner du doigt les objets présents. Chaqu…
lire la suite Quant aux divers sons du langage, c'est la nature qui poussa les hommes à les émettre, et c'est le besoin qui fit naître les noms des choses : à peu près comme nous voyons l'enfant amené, par son incapacité même de s'exprimer avec la langue, à recourir au geste qui lui fait désigner du doigt les objets présents. Chaque être en effet a le sentiment de l'usage qu'il peut faire de ses facultés (...). Ainsi penser qu'alors un homme ait pu donner à chaque chose son nom, et que les autres aient appris de lui les premiers éléments du langage, est vraiment folie. Si celui-ci a pu désigner chaque objet par son nom, émettre les divers sons du langage, pourquoi supposer que d'autres n'auraient pu le faire en même temps que lui ? En outre, si les autres n'avaient pas également usé entre eux la parole, d'où la notion de son utilité lui est-elle venue ? (...).. Enfin qu'y a-t-il de si étrange que le genre humain en possession de la voix et de la langue ait désigné suivant ses impressions diverses les objets par des noms divers ? Les troupeaux privés de la parole et même les espèces sauvages poussent bien des cris différents suivants que la crainte, la douleur ou la joie les pénètrent.

LUCRÈCE
notions : LANGAGE
LUCRÈCE
1996 TECHN. ÉTRANGER GROUPE 1 NORMALE Avoir bonne conscience, est-ce un signe suffisant de moralité ?
notions : CONSCIENCE MORALE
1996 TECHN. ÉTRANGER GROUPE 1 REMPLACEMENT La connaissance de l'histoire permet-elle de préparer un avenir meilleur ?
notions : HISTOIRE
1996 TECHN. ÉTRANGER GROUPE 1 NORMALE L'homme peut-il toujours être raisonnable ?
notions : RAISON
1996 TECHN. ÉTRANGER GROUPE 1 REMPLACEMENT Respecter la nature, est-ce renoncer à la travailler ?
notions : {NATURE} TRAVAIL
1996 TECHN. ÉTRANGER GROUPE 1 NORMALE C'est la faiblesse de l'homme qui le rend sociable, ce sont nos misères communes qui portent nos coeurs à l'humanité : nous ne lui devrions rien si nous n'étions pas hommes. Tout attachement est un signe d'insuffisance : si chacun de nous n'avait nul besoin des autres, il ne songerait guère à s'unir à eux. Ainsi de no…
lire la suite C'est la faiblesse de l'homme qui le rend sociable, ce sont nos misères communes qui portent nos coeurs à l'humanité : nous ne lui devrions rien si nous n'étions pas hommes. Tout attachement est un signe d'insuffisance : si chacun de nous n'avait nul besoin des autres, il ne songerait guère à s'unir à eux. Ainsi de notre infirmité même naît notre frêle bonheur. Un être vraiment heureux est un être solitaire. (...).
Il suit de là que nous nous attachons à nos semblables moins par le sentiment de leurs plaisirs que par celui de leurs peines ; car nous y voyons bien mieux l'identité de notre nature et les garants de leur attachement pour nous. Si nos besoins communs nous unissent par intérêt, nos misères communes nous unissent par affection. (...).
L'imagination nous met à la place du misérable plutôt qu'à celle de l'homme heureux, on sent que l'un de ces états nous touche de plus près que l'autre. La pitié est douce, parce qu'en se mettant à la place de celui qui souffre, on sent pourtant le plaisir de ne pas souffrir comme lui.

ROUSSEAU

QUESTIONS :

1° Expliquez quelles sont, pour Rousseau, les causes qui unissent les hommes.

2° Expliquez les expressions :
a) "Tout attachement est un signe d'insuffisance" ;
b) "nos misères communes nous unissent par affection".

3° Dans une discussion argumentée et progressive, vous vous demanderez si l'on peut trouver d'autres causes que la faiblesse des hommes à la nécessité de leur union.
notions : BONHEUR SOCIÉTÉ
ROUSSEAU
1996 TECHN. ÉTRANGER GROUPE 1 REMPLACEMENT Penser est une aventure. Nul ne peut dire où il débarquera, ou bien ce n'est plus penser (...). La condition préalable de n'importe quelle idée, en n'importe qui, c'est un doute radical (...). Non pas seulement à l'égard de ce qui est douteux, car c'est trop facile, mais, à l'égard de ce qui ressemble le plus au vrai,…
lire la suite Penser est une aventure. Nul ne peut dire où il débarquera, ou bien ce n'est plus penser (...). La condition préalable de n'importe quelle idée, en n'importe qui, c'est un doute radical (...). Non pas seulement à l'égard de ce qui est douteux, car c'est trop facile, mais, à l'égard de ce qui ressemble le plus au vrai, car, même le vrai, la pensée le doit défaire et refaire. Si vous voulez savoir, vous devez commencer par ne plus croire, entendez ne plus donner aux coutumes le visa de l'esprit. Une pensée c'est un doute, mais à l'égard de la coutume, il y a plus que doute, car, quelque force qu'ait la coutume, et même si le penseur s'y conforme, la coutume ne sera jamais preuve.

ALAIN

QUESTIONS :

1° Dégagez l'idée principale du texte en précisant la structure de son argumentation.

2° Expliquez :
a) "même le vrai, la pensée le doit défaire et refaire" ;
b) "la coutume ne sera jamais preuve".

3° Dans une discussion progressive et argumentée, vous vous demanderez si la croyance s'oppose toujours à la pensée.
notions : CROYANCE ESPRIT VÉRITÉ
ALAIN
1996 France Métropolitaine La croyance religieuse est-elle une consolation pour les faibles ?
1996 ES France Métropolitaine Est-ce parce qu'ils sont ignorants que les hommes ont des croyances ?
1996 ES France Métropolitaine Y a-t-il une servitude volontaire ?
1996 L France Métropolitaine Suis-je dans le même temps qu'autrui ?
1996 L France Métropolitaine Est-ce par amour de la vérité que l'homme recherche le savoir ?
1996 S France Métropolitaine La science nous livre-t-elle le réel tel qu'il est ?
1996 S France Métropolitaine Qu'ai-je le droit d'exiger des autres ?
1996 STT France Métropolitaine Pourquoi l'homme transforme-t-il la nature ?
1996 STT France Métropolitaine Peut-on aimer la vérité ?
1996 STT France Métropolitaine Des lois justes suffisent-elles à assurer la justice ?
1996 STT France Métropolitaine En art, tout s'apprend-tl ?
1996 STT France Métropolitaine Faut-il aimer la vérité ?
1996 STT Groupe I L'art nous détourne-t-il de la réalité ?
1996 STT Groupe I L'homme est-il raisonnable par nature ?
1996 STT Groupe II La conviction d'avoir raison fait--elle obstacle au dialogue ?
1996 STT Groupe II Tous les problèmes peuvent-ils avoir une solution technique ?
1996 STT Groupe III L'homme a-t-il besoin de l'art ?
1996 STT Groupe III Le droit ne fait-il que traduire un rapport de forces ?
1996 STT Groupe IV Le droit a-t-il pour seul but de pacifier les relations humaines ?
1996 STT Groupe IV Peut-on échapper aux exigences de la conscience ?
1996 ES GROUPEMENTS I-IV NORMALE Peut-on être plus ou moins libre ?
notions : LIBERTÉ
1996 ES GROUPEMENTS I-IV NORMALE Le travail n'est-il qu'une contrainte ?
notions : LIBERTÉ TRAVAIL
1996 ES GROUPEMENTS I-IV NORMALE À quelles conditions une démarche est-elle scientifique ?
notions : {CONCEPTS_SCIENTIFIQUES} EXPÉRIENCE THÉORIE

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