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| 2017 | S | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Peut-on être trop cultivé?
notions : CULTURE
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| 2017 | S | AMÉRIQUE DU NORD | REMPLACEMENT |
Peut-on légitimer une injustice en vue du bien de tous?
notions : JUSTICE
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| 2017 | S | AMÉRIQUE DU NORD | NORMALE |
Les hommes doivent nécessairement établir des lois et vivre selon ces lois,sinon rien ne permet de les distinguer des bêtes les plus sauvages à tous égards. Laraison en est la suivante: aucun être humain ne possède naturellement le don deconnaître ce qui est le plus profitable aux hommes en tant que citoyens ; et même …
lire la suiteLes hommes doivent nécessairement établir des lois et vivre selon ces lois,sinon rien ne permet de les distinguer des bêtes les plus sauvages à tous égards. Laraison en est la suivante: aucun être humain ne possède naturellement le don deconnaître ce qui est le plus profitable aux hommes en tant que citoyens ; et même s’ille connaissait, il ne serait pas toujours en mesure de vouloir et de faire le meilleur.Tout d’abord, il est difficile de reconnaître que le véritable art politique doit se souciernon de l’intérêt particulier, mais de l’intérêt général, car l’intérêt général apporte auxcités une cohésion que l’intérêt particulier fait voler en éclats; difficile aussi dereconnaître que la consolidation de l’intérêt commun au détriment de l’intérêtparticulier profite à la fois à l’intérêt commun et à l’intérêt particulier, à l’un et à l’autreindissociablement. En second lieu, supposons un homme suffisamment avancé danscet art pour savoir qu’il en est ainsi en vertu d’une nécessité naturelle; supposons,en outre, que cet homme règne sur la cité sans avoir à lui rendre de comptes, enmaître absolu; même en ce cas, il ne pourrait jamais demeurer inébranlable dansses convictions, c’est-à-dire continuer, toute sa vie durant, à donner la primauté àl’intérêt général et à subordonner l’intérêt particulier à l’intérêt général. Au contraire,la nature mortelle le poussera toujours à désirer insatiablement et à agirégoïstement.PLATON, Les Lois (348 av. J.-C.) notions : ÉTAT JUSTICE
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PLATON |
| 2017 | S | AMÉRIQUE DU NORD | REMPLACEMENT |
Les hommes peuvent regarder l’astronomie, la chimie, et presque toutes les autres sciences comme des divertissements d’un honnête homme ; mais ils ne doivent pas se laisser surprendre par leur éclat, ni les préférer à la science de l’homme (1) . Car, quoique l’imagination attache une certaine idée de grandeur à l’astro…
lire la suiteLes hommes peuvent regarder l’astronomie, la chimie, et presque toutes les autres sciences comme des divertissements d’un honnête homme ; mais ils ne doivent pas se laisser surprendre par leur éclat, ni les préférer à la science de l’homme (1) . Car, quoique l’imagination attache une certaine idée de grandeur à l’astronomie, parce que cette science considère des objets grands, éclatants, et qui sont infiniment élevés au-dessus de tout ce qui nous environne, il ne faut pas que l’esprit révère aveuglément cette idée : il s’en doit rendre le juge et le maître, et la dépouiller de ce faste sensible qui étonne (2) la raison. Il faut que l’esprit juge de toutes les choses selon ses lumières intérieures, sans écouter le témoign age faux et confus de ses sens, et de son imagination ; et s’il examine, à la lumière pure de la vérité qui l’éclaire, toutes les sciences humaines (3), on ne craint point d’assurer qu’il les méprisera presque toutes ; et qu’il aura plus d’estime pour celle qui nous apprend ce que nous sommes, que pour toutes les autres ensemble.MALEBRANCHE, De la Recherche de la vérité (1674) (1) \"science de l\'homme\": science qui a l\'homme pour objet. (2) \"qui étonne\": qui frappe de stupeur, bouleverse. (3) \"sciences humaines\": toutes les sicences créées par l\'homme. notions : RAISON
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MALEBRANCHE |
| 2017 | ES | ANTILLES | NORMALE |
La technique nous déshumanise-t-elle?
notions : TECHNIQUE
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| 2017 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Peut-on se mettre à la place de l'autre?
notions : AUTRUI
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| 2017 | ES | ANTILLES | NORMALE |
L\'État peut-il assurer à la fois la liberté et la sécurité des individus ?
notions : ÉTAT LIBERTÉ
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| 2017 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Sommes-nous les auteurs de notre histoire?
notions : HISTOIRE
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| 2017 | ES | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Il est important de souligner la différence entre la vérité et la véracité. La vérité est pou r les dieux ; du point de vue humain, elle est un idéal dont nous pouvons nous approcher, mais que nous ne pouvons espérer atteindre. L’éducation devrait nous rendre capables de nous approcher le plus possible de la vérité, et…
lire la suiteIl est important de souligner la différence entre la vérité et la véracité. La vérité est pou r les dieux ; du point de vue humain, elle est un idéal dont nous pouvons nous approcher, mais que nous ne pouvons espérer atteindre. L’éducation devrait nous rendre capables de nous approcher le plus possible de la vérité, et pour y arriver elle devrait nous enseigner la véracité. La véracité, telle que je la comprends, est l’habitude de former nos opinions au moyen de preuves, et de les professer avec le degré de conviction garanti par les preuves. Ce degré ne sera jamais celui de la certitude complète, c’est pourquoi nous devons toujours être prêts à admettre de nouvelles preuves contre des croyances déjà acquises. De plus, si notre action est inspirée par une croyance, nous ne devons agir que d’une manière utile même si notre croyance est plus ou moins inexacte ; nous devrions éviter des actions désastreuses à moins que notre croyance soit absolument vraie. Dans la science, un observateur constate ses résultats en même temps que « l’erreur probable » ; mais qui a jamais entendu parler d’un théologien ou d’un politicien constatant la probabilité d’une erreur dans ses dogmes, ou reconnaissant même qu’une erreur quelconque est simplement concevable ? C’est parce que dans la science, où nous approchons le mieux la vraie connaissance, un homme peut avec sécurité avoir confiance dans la justice de sa cause, tandis que, quand rien n’est connu, l’affirmation beuglante et l’hypnotisme sont les moyens usuels de faire partager ses croyances aux autres.RUSSELL, Essais sceptiques (1928) notions : VÉRITÉ
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RUSSELL |
| 2017 | ES | ANTILLES | NORMALE |
Lorsqu’un homme a si souvent observé les mêmes antécédents suivis des mêmes conséquents, qu’à chaque fois qu’il voit l’antécédent, il prévoit le conséquent, ou qu’à chaque fois qu’il voit le conséquent, il compte qu’il y a eu le même antécédent, alors, il dit de l’antécédent et du conséquent, qu’ils …
lire la suiteLorsqu’un homme a si souvent observé les mêmes antécédents suivis des mêmes conséquents, qu’à chaque fois qu’il voit l’antécédent, il prévoit le conséquent, ou qu’à chaque fois qu’il voit le conséquent, il compte qu’il y a eu le même antécédent, alors, il dit de l’antécédent et du conséquent, qu’ils sont SIGNES l’un de l’autre, comme les nuages sont signes de pluie à venir, et la pluie, signe de nuages passés.Cette collecte de signes à partir de l’expérience est ce en quoi les hommes pensent ordinairement que se situe la différence entre les hommes en matière de sagesse, par quoi ils entendent généralement la complète aptitude, ou pouvoir, de connaître. Mais c’est une erreur, car ces signes ne sont que conjecturaux, et selon qu’ils aient plus ou moins échoué, ils sont plus ou moins sûrs, mais ne sont jamais suffisants et évidents. En effet, quoiqu’on ait toujours vu le jour et la nuit se suivre, jusqu’ici, on ne peut cependant en conclure qu’il en sera ainsi, ou qu’il en a été ainsi, éternellement. L’expérience ne conclut rien universellement. Si les signes tombent juste vingt fois, pour manquer une fois, un homme peut parier à vingt contre un sur l’événement, mais ne pourra conclure à sa vérité. HOBBES, Éléments de loi, 1640. notions : RAISON
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HOBBES |
| 2017 | L | ANTILLES | NORMALE |
Les mots nous éloignent-ils des choses?
notions : LANGAGE
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| 2017 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Mon passé détermine-t-il mon avenir?
notions : HISTOIRE TEMPS
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| 2017 | L | ANTILLES | NORMALE |
Une inégalité peut-elle être juste?
notions : JUSTICE
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| 2017 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Peut-on concevoir une société sans travail?
notions : SOCIÉTÉ TRAVAIL
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| 2017 | L | ANTILLES | REMPLACEMENT |
(...) Le soin des âmes n’appartient pas au magistrat ; je veux parler, si l’on peut ainsi dire, de ce soin autoritaire qui s’exerce en commandant par des lois et en contraignant par des sanctions ; mais on ne peut refuser à personne ce soin charitable qui consiste, au contraire, à aider les autres en les enseignant ou …
lire la suite(...) Le soin des âmes n’appartient pas au magistrat ; je veux parler, si l’on peut ainsi dire, de ce soin autoritaire qui s’exerce en commandant par des lois et en contraignant par des sanctions ; mais on ne peut refuser à personne ce soin charitable qui consiste, au contraire, à aider les autres en les enseignant ou en les avertissant, en les persuadant. Ainsi le soin de sa propre âme est entre les mains de chacun, et il faut le laisser à chacun. Mais, direz-vous, si quelqu’un néglige le soin de son âme ? Je répondrai : et s’il néglige sa santé ? et s’il néglige ses affaires domestiques, qui dépendent cependant plus directement du pouvoir du magistrat ? Faudra-t-il que le magistrat prenne garde, par un édit (1) dûment publié, qu’il ne devienne ni pauvre, ni malade ? Autant que faire se peut, les lois s’efforcent de protéger les biens et la santé des sujets contre la violence étrangère ou la fraude, mais non contre l’incurie (2) ou contre la dissipation de ceux qui en jouissent. Nul ne peut être forcé contre sa volonté à se bien porter ou à s’enrichir.LOCKE, Lettre sur la tolérance (1689) (1) \"édit\": règlement (2) \"incurie\": négligence, incompétence. notions : MORALE
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LOCKE |
| 2017 | L | ANTILLES | NORMALE |
Il suffit par exemple qu’un malheureux nous aborde pour que nous ressentions de la compassion pour lui et lui venions en aide, ce qui toutefois ne se serait pas produit s’il nous avait implorés par écrit. De même un voyageur de passage qui aperçoit des miséreux étendus sur son chemin et leur porte secours, n’est …
lire la suiteIl suffit par exemple qu’un malheureux nous aborde pour que nous ressentions de la compassion pour lui et lui venions en aide, ce qui toutefois ne se serait pas produit s’il nous avait implorés par écrit. De même un voyageur de passage qui aperçoit des miséreux étendus sur son chemin et leur porte secours, n’est pas poussé à agir ainsi pour en retirer des honneurs ou un avantage personnel, car bientôt il aura quitté ces lieux, mais parce que cette action est bonne en elle-même. Il y a donc dans notre cœur quelque chose de moralement pur, bien que sa force d’impulsion ne suffise pas complètement pour faire contrepoids à nos impulsions sensibles. Mais le jugement sur la pureté morale attire à lui, par association, de nombreux motifs de pureté, aiguillonnant ainsi nos actions, jusqu’au point où cela devient chez nous une habitude. On ne doit donc pas persister à chercher les taches et les faiblesses chez les hommes, ou dans la vie d’un Socrate par exemple, car cela n’est d’aucune utilité, plus encore, c’est là une pratique nuisible. En accumulant ainsi les exemples d’imperfection morale, on finit par se flatter soi-même de sa propre imperfection. Cette avidité à trouver des défauts chez les autres trahit une forme de méchanceté, mais aussi d’envie devant la moralité que l’on voit briller chez autrui, et dont on est soi-même dépourvu. Le principe que nous tirons de la faiblesse de la nature humaine est le suivant : les lois morales ne doivent jamais s’ajuster aux faiblesses de l’homme, mais doivent être présentées dans leur sainteté et dans leur pureté parfaites, quelle que soit la constitution de la nature humaine.KANT, Leçons d’éthique, 1780. notions : MORALE
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KANT |
| 2017 | S | ANTILLES | NORMALE |
La morale suppose-t-elle des valeurs universelles?
notions : MORALE
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| 2017 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
En quoi le vivant résiste-t-il à la connaissance scientifique?
notions : VIVANT
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| 2017 | S | ANTILLES | NORMALE |
Tout travail est-il un travail sur soi?
notions : TRAVAIL
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| 2017 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Ma liberté n'est-elle que l'ensemble de mes droits?
notions : LIBERTÉ
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| 2017 | S | ANTILLES | REMPLACEMENT |
L\'homme ordinaire, ce produit industriel que la nature fabrique à raison de plusieurs milliers par jour, est (...) incapable, tout au moins d’une manière continue, de cette aperception (1) complètement désintéressée à tous égards qui constitue à proprement parler la contemplation : il ne peut porter son attention sur …
lire la suiteL\'homme ordinaire, ce produit industriel que la nature fabrique à raison de plusieurs milliers par jour, est (...) incapable, tout au moins d’une manière continue, de cette aperception (1) complètement désintéressée à tous égards qui constitue à proprement parler la contemplation : il ne peut porter son attention sur les choses que dans la mesure où elles ont un certain rapport avec sa propre volonté, quelque lointain que soit ce rapport.. Comme, à ce point de vue, où la connaissance des relations est seule nécessaire, le concept abstrait de la chose est suffisant et le plus souvent préférable, l’homme ordinaire ne s’attarde point longtemps à la contemplation pure ; par suite, il n’attache point longtemps ses regards sur un objet ; mais, dès qu’une chose s’offre à lui, il cherche bien vite le concept sous lequel il la pourra ranger (comme le paresseux cherche une chaise), puis il ne s’y intéresse pas davantage. C’est pourquoi il en a si vite fini avec toutes choses, avec les œuvres d’art, avec les beautés de la nature, avec le spectacle vraiment intéressant de la vie universelle, considérée dans les scènes multiples. Il ne s’attarde pas; il ne cherche que son chemin dans la vie, ou tout au plus encore ce qui pourrait par hasard le devenir.SCHOPENHAUER, Le Monde comme volonté et comme représentation (1818) (1) \"aperception\": pleine perception de quelque chose. notions : RAISON
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SCHOPENHAUER |
| 2017 | S | ANTILLES | NORMALE |
Parmi les savoir-faire, vous n'en trouverez aucun qui soit capable de se prendre lui- même pour objet d'étude ; aucun, par conséquent, qui soit apte à porter sur soi un jugement d'approbation ou de désapprobation. La grammaire, jusqu'où s'étend sa capacité théorique ? Jusqu'à la connaissance des lettres. Et l…
lire la suiteParmi les savoir-faire, vous n'en trouverez aucun qui soit capable de se prendre lui- même pour objet d'étude ; aucun, par conséquent, qui soit apte à porter sur soi un jugement d'approbation ou de désapprobation. La grammaire, jusqu'où s'étend sa capacité théorique ? Jusqu'à la connaissance des lettres. Et la musique ? Jusqu'à la connaissance de la mélodie. L'une ou l'autre se prend-elle elle-même pour objet d'étude ? Nullement. Mais si tu écris à un ami, le fait que tu dois choisir ces lettres-ci, la grammaire te le dira. Quant à savoir s'il faut écrire ou non à cet ami, la grammaire ne te le dira pas. Ainsi pour les mélodies, la musique. Mais faut-il chanter maintenant et jouer de la cithare, ou ne faut- il ni chanter, ni jouer de la cithare, la musique ne te le dira pas. Qui donc le dira ? L’activité qui se prend elle-même aussi bien que tout le reste pour objet d'étude. Quelle est-elle ? L’activité de la raison. Seule en effet, de celles que nous avons reçues, elle est capable de prendre conscience d'elle-même, de sa nature, de son pouvoir, de la valeur qu'elle apporte en venant en nous – et de prendre conscience également des autres activités.ÉPICTÈTE, Entretiens (Ier siècle) notions : CONSCIENCE
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ÉPICTÈTE |
| 2017 | TECHN. | ANTILLES | NORMALE |
Serions-nous plus libres sans les lois?
notions : JUSTICE LIBERTÉ
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| 2017 | TECHN. | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Faut-il toujour sdéfendre la liberté?
notions : LIBERTÉ
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| 2017 | TECHN. | ANTILLES | NORMALE |
A-t-on besoin des autres pour trouver la vérité?
notions : VÉRITÉ
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| 2017 | TECHN. | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Croire sans savoir, est-ce raisonnable?
notions : RAISON
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| 2017 | TECHN. | ANTILLES | REMPLACEMENT |
Dans des milliers d'années, quand le recul du passé n'en laissera plus apercevoir que les grandes lignes, nos guerres et nos révolutions compteront pour peu de chose, à supposer qu'on s'en souvienne encore ; mais de la machine à vapeur, avec les inventions de tout genre qui lui font cortège, on parlera peut-être…
lire la suiteDans des milliers d'années, quand le recul du passé n'en laissera plus apercevoir que les grandes lignes, nos guerres et nos révolutions compteront pour peu de chose, à supposer qu'on s'en souvienne encore ; mais de la machine à vapeur, avec les inventions de tout genre qui lui font cortège, on parlera peut-être comme nous parlons du bronze ou de la pierre taillée ; elle servira à définir un âge. Si nous pouvions nous dépouiller de tout orgueil, si, pour définir notre espèce, nous nous en tenions strictement à ce que l'histoire et la préhistoire nous présentent comme la caractéristique constante de l'homme et de l'intelligence, nous ne dirions peut-être pas Homo sapiens (1), mais Homo faber (2). En définitive, l'intelligence, envisagée dans ce qui en paraît être la démarche originelle, est la faculté de fabriquer des objets artificiels, en particulier des outils à faire des outils et d'en varier indéfiniment la fabrication.BERGSON, L’Évolution créatrice (1907) (1) Homo sapiens : l'homme comme être capable de science. (2) Homo faber : l'homme comme être capable de technique. Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble. 1. Dégagez l'idée principale et l'argumentation du texte. 2. Expliquez : a) pourquoi la machine à vapeur « servira à définir un âge » ; b) de quel « orgueil » il faut se dépouiller et pourquoi ; c) ce que veut dire l’expression : « outils à faire des outils ». 3. L'homme se définit-il par ses capacités techniques? notions : TECHNIQUE
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BERGSON |
| 2017 | TECHN. | ANTILLES | NORMALE |
On accuse le machinisme (1) d’abord de réduire l’ouvrier à l’état de machine, ensuite d’aboutir à une uniformité de production qui choque le sens artistique. Mais si la machine procure à l’ouvrier un plus grand nombre d’heures de repos, et si l’ouvrier emploie ce supplément de loisir à autre chose qu’aux préte…
lire la suiteOn accuse le machinisme (1) d’abord de réduire l’ouvrier à l’état de machine, ensuite d’aboutir à une uniformité de production qui choque le sens artistique. Mais si la machine procure à l’ouvrier un plus grand nombre d’heures de repos, et si l’ouvrier emploie ce supplément de loisir à autre chose qu’aux prétendus amusements, qu’un industrialisme (2) mal dirigé a mis à la portée de tous, il donnera à son intelligence le développement qu’il aura choisi, au lieu de s’en tenir à celui que lui imposerait, dans des limites toujours restreintes, le retour (d’ailleurs impossible) à l’outil, après suppression de la machine. Pour ce qui est de l’uniformité du produit, l’inconvénient en serait négligeable si l’économie de temps et de travail, réalisée ainsi par l’ensemble de la nation, permettait de pousser plus loin la culture intellectuelle et de développer les vraies originalités.BERGSON, Les Deux sources de la morale et de la religion (1932) (1) machinisme : système de production fondé sur l’utilisation des machines (2) industrialisme : système de production fondé sur l’industrie Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble. 1. Dégager l'idée principale du texte et les étapes de sa construction. 2. a) Expliquer : « réduire l’ouvrier à l’état de machine » ; b) Expliquer et illustrer : « prétendus amusements » et « les vraies originalités ». 3. Le progrès technique limite-t-il le développement de l’individu? notions : TECHNIQUE
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BERGSON |
| 2017 | ES | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Faut-il vouloir la vérité plus que tout?
notions : VÉRITÉ
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| 2017 | ES | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Accomplir son devoir, est-ce agir librement?
notions : DEVOIR LIBERTÉ
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| 2017 | ES | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Quand on ne s’attache à rien, ni dans la vie publique, ni dans la vie privée, les attraits que peut offrir l’existence sont bien diminués ; en tout cas, ils perdent peu à peu de leur valeur quand approche le moment où tous les intérêts égoïstes doivent disparaître avec la mort ; au contraire, lorsqu’on laisse…
lire la suiteQuand on ne s’attache à rien, ni dans la vie publique, ni dans la vie privée, les attraits que peut offrir l’existence sont bien diminués ; en tout cas, ils perdent peu à peu de leur valeur quand approche le moment où tous les intérêts égoïstes doivent disparaître avec la mort ; au contraire, lorsqu’on laisse après soi des êtres qui sont l’objet d’un attachement personnel et surtout lorsqu’on a en même temps entretenu en soi une sympathie fraternelle pour les intérêts collectifs de l’humanité, la vie intéresse aussi vivement à la veille de la mort que dans la pleine vigueur de la jeunesse et de la santé. Quand la vie ne donne pas satisfaction, c’est, immédiatement après l’égoïsme, à l’absence de culture qu’il faut l’attribuer. Un esprit cultivé – et je n’entends pas par là celui du philosophe, mais tout esprit qui a pu puiser aux sources de la connaissance et qu’on a suffisamment habitué à exercer ses facultés – trouve des sources inépuisables d’intérêt dans tout ce qui l’entoure : dans les choses de la nature, les œuvres d’art, les créations de la poésie, les événements de l’histoire, les voies suivies par l’humanité dans le passé et dans le présent et les perspectives ainsi ouvertes sur l’avenir.MILL, L’Utilitarisme (1861) notions : CULTURE
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MILL |
| 2017 | L | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Autrui m'est-il toujours étranger?
notions : AUTRUI
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| 2017 | L | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
La politique doit-elle viser le bonheur du peuple?
notions : BONHEUR POLITIQUE
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| 2017 | L | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
L’œuvre d’art vient donc de l’esprit et existe pour l’esprit, et sa supériorité consiste en ce que si le produit naturel est un produit doué de vie, il est périssable, tandis qu’une œuvre d’art est une œuvre qui dure. La durée présente un intérêt plus grand. Les événements arrivent, mais, aussitôt arrivés, …
lire la suiteL’œuvre d’art vient donc de l’esprit et existe pour l’esprit, et sa supériorité consiste en ce que si le produit naturel est un produit doué de vie, il est périssable, tandis qu’une œuvre d’art est une œuvre qui dure. La durée présente un intérêt plus grand. Les événements arrivent, mais, aussitôt arrivés, ils s’évanouissent ; l’œuvre d’art leur confère de la durée, les représente dans leur vérité impérissable. L’intérêt humain, la valeur spirituelle d’un événement, d’un caractère individuel, d’une action, dans leur évolution et leurs aboutissements, sont saisis par l’œuvre d’art qui les fait ressortir d’une façon plus pure et transparente que dans la réalité ordinaire, non artistique. C’est pourquoi l’œuvre d’art est supérieure à tout produit de la nature qui n’a pas effectué ce passage par l’esprit. C’est ainsi que le sentiment et l’idée qui, en peinture, ont inspiré un paysage confèrent à cette œuvre de l’esprit un rang plus élevé que celui du paysage tel qu’il existe dans la nature. Tout ce qui est de l’esprit est supérieur à ce qui existe à l’état naturel.HEGEL, Cours d’esthétique, 1835. notions : ART
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HEGEL |
| 2017 | S | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Désirer, est-ce refuser le monde tel qu'il est?
notions : DÉSIR
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| 2017 | S | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Le progrès technique génère-t-il de nouveaux devoirs moraux?
notions : MORALE TECHNIQUE
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| 2017 | S | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Celui qui pourrait regarder à l'intérieur d'un cerveau en pleine activité, suivre le va-et-vient des atomes et interpréter tout ce qu'ils font, celui-là saurait sans doute quelque chose. Il en connaîtrait tout juste ce qui est exprimable en gestes, attitudes et mouvements du corps, ce que l'état d'âme contient …
lire la suiteCelui qui pourrait regarder à l'intérieur d'un cerveau en pleine activité, suivre le va-et-vient des atomes et interpréter tout ce qu'ils font, celui-là saurait sans doute quelque chose. Il en connaîtrait tout juste ce qui est exprimable en gestes, attitudes et mouvements du corps, ce que l'état d'âme contient d'action en voie d'accomplissement, ou simplement naissante : le reste lui échapperait. Il serait, vis-à- vis des pensées et des sentiments qui se déroulent à l'intérieur de la conscience, dans la situation du spectateur qui voit distinctement tout ce que les acteurs font sur la scène, mais n'entend pas un mot de ce qu'ils disent. Sans doute, le va-et-vient des acteurs, leurs gestes et leurs attitudes, ont leur raison d'être dans la pièce qu'ils jouent ; et si nous connaissons le texte, nous pouvons prévoir à peu près le geste ; mais la réciproque n'est pas vraie, et la connaissance des gestes ne nous renseigne que fort peu sur la pièce, parce qu'il y a beaucoup plus dans une fine comédie que les mouvements par lesquels on la scande. Ainsi, je crois que si notre science du mécanisme cérébral était parfaite, et parfaite aussi notre psychologie, nous pourrions deviner ce qui se passe dans le cerveau pour un état d'âme déterminé ; mais l'opération inverse serait impossible, parce que nous aurions le choix, pour un même état du cerveau, entre une foule d'états d'âme différents, également appropriés.BERGSON, L’Énergie spirituelle (1912) notions : CONSCIENCE
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BERGSON |
| 2017 | TECHN. | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Toute vérité est-elle bonne à dire?
notions : VÉRITÉ
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| 2017 | TECHN. | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Les échanges nous rapprochent-ils toujours les uns des autres?
notions : AUTRUI ÉCHANGES
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| 2017 | TECHN. | ÉTRANGER GROUPE 1 | NORMALE |
Il est ordinaire que l’on ait plus de bonheur par l’imagination que par les biens réels. Cela vient de ce que, lorsque l’on a les biens réels, on croit que tout est dit, et l’on s’assied au lieu de courir. Il y a deux richesses ; celle qui laisse assis ennuie ; celle qui plaît est celle qui veut des projets encore e…
lire la suiteIl est ordinaire que l’on ait plus de bonheur par l’imagination que par les biens réels. Cela vient de ce que, lorsque l’on a les biens réels, on croit que tout est dit, et l’on s’assied au lieu de courir. Il y a deux richesses ; celle qui laisse assis ennuie ; celle qui plaît est celle qui veut des projets encore et des travaux, comme est pour le paysan un champ qu’il convoitait, et dont il est enfin le maître ; car c’est la puissance qui plaît, non point la puissance au repos, mais la puissance en action. L’homme qui ne fait rien n’aime rien. Apportez-lui des bonheurs tout faits, il détourne la tête comme un malade. Au reste qui n’aime mieux faire la musique que l’entendre ? Le difficile est ce qui plaît. Aussi toutes les fois qu’il y a quelque obstacle sur la route, cela fouette le sang et ravive le feu. Qui voudrait d’une couronne olympique si on la gagnait sans peine ? Personne n’en voudrait.ALAIN, Propos sur le bonheur (1928) Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble. 1. Dégager l’idée directrice du texte et les étapes de son argumentation. 2. Expliquer : a) "Il est ordinaire que l’on ait plus de bonheur par l’imagination que par les biens réels." ; b) "(...) c’est la puissance qui plaît, non point la puissance au repos, mais la puissance en action.". 3. Pour être heureux, suffit-il d’obtenir ce que l’on désire ? notions : BONHEUR DÉSIR
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ALAIN |
| 2017 | ES | INDE | NORMALE |
Une société peut-elle se passer d'art?
notions : ART SOCIÉTÉ
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| 2017 | ES | INDE | NORMALE |
La loi suffit-elle à définir le juste?
notions : JUSTICE
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| 2017 | ES | INDE | NORMALE |
(...) Souvent la passion nous fait croire certaines choses beaucoup meilleures et plus désirables qu’elles ne sont ; puis, quand nous avons pris bien de la peine à les acquérir, et perdu cependant (1) l’occasion de posséder d’autres biens plus véritables, la jouissance nous en fait connaître les défauts, et de l…
lire la suite(...) Souvent la passion nous fait croire certaines choses beaucoup meilleures et plus désirables qu’elles ne sont ; puis, quand nous avons pris bien de la peine à les acquérir, et perdu cependant (1) l’occasion de posséder d’autres biens plus véritables, la jouissance nous en fait connaître les défauts, et de là viennent les dédains, les regrets et les repentirs. C’est pourquoi le vrai office (2) de la raison est d’examiner la juste valeur de tous les biens dont l’acquisition semble dépendre en quelque façon de notre conduite, afin que nous ne manquions jamais d’employer tous nos soins à tâcher de nous procurer ceux qui sont, en effet, les plus désirables ; en quoi, si la fortune (3) s’oppose à nos desseins, et les empêche de réussir, nous aurons au moins la satisfaction de n’avoir rien perdu par notre faute, et ne laisserons pas de (4) jouir de toute la béatitude naturelle dont l’acquisition aura été en notre pouvoir.DESCARTES, Lettre à Élisabeth, 1er septembre 1645. La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question. (1) Cependant : pendant ce temps. (2) Office : fonction. (3) Fortune : hasard. (4) Laisser de : manquer de. notions : RAISON
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DESCARTES |
| 2017 | L | INDE | NORMALE |
Suis-je le sujet de mon désir?
notions : DÉSIR SUJET
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| 2017 | L | INDE | NORMALE |
Toute vérité est-elle bonne à dire?
notions : VÉRITÉ
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| 2017 | L | INDE | NORMALE |
Voter, ce n’est pas précisément un des droits de l’Homme ; on vivrait très bien sans voter, si l’on avait la sûreté, l’égalité, la liberté. Le vote n’est qu’un moyen de conserver tous ces biens. L’expérience a fait voir cent fois qu’une élite gouvernante, qu’elle gouverne d’après l’hérédité, ou par la sci…
lire la suiteVoter, ce n’est pas précisément un des droits de l’Homme ; on vivrait très bien sans voter, si l’on avait la sûreté, l’égalité, la liberté. Le vote n’est qu’un moyen de conserver tous ces biens. L’expérience a fait voir cent fois qu’une élite gouvernante, qu’elle gouverne d’après l’hérédité, ou par la science acquise, arrive très vite à priver les citoyens de toute liberté, si le peuple n’exerce pas un pouvoir de contrôle, de blâme et enfin de renvoi. Quand je vote, je n’exerce pas un droit, je défends tous mes droits. Il ne s’agit donc pas de savoir si mon vote est perdu ou non, mais bien de savoir si le résultat cherché est atteint, c’est-à-dire si les pouvoirs sont contrôlés, blâmés et enfin détrônés dès qu’ils méconnaissent les droits des citoyens.On conçoit très bien un système politique, par exemple le plébiscite (1), où chaque citoyen votera une fois librement, sans que ses droits soient pour cela bien gardés. Aussi je ne tiens pas tant à choisir effectivement, et pour ma part, tel ou tel maître, qu’à être assuré que le maître n’est pas le maître, mais seulement le serviteur du peuple. C’est dire que je ne changerai pas mes droits réels pour un droit fictif. ALAIN, Propos sur les pouvoirs, 1925. (1) Plébiscite: vote par lequel un peuple abandonne le pouvoir à un homme. notions : POLITIQUE
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ALAIN |
| 2017 | S | INDE | NORMALE |
Vit-on en société pour satisfaire ses désirs?
notions : DÉSIR SOCIÉTÉ
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| 2017 | S | INDE | NORMALE |
La connaissance des êtres vivanst implique-t-elle de les hiérarchiser?
notions : VIVANT
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| 2017 | S | INDE | NORMALE |
Parce que nous avons tous éprouvé, dès notre enfance, que plusieurs de ses mouvements (1) obéissaient à la volonté, qui est une des puissances de l’âme, cela nous a disposés à croire que l’âme est le principe de tous. A quoi aussi a beaucoup contribué l’ignorance de l’Anatomie et des Mécaniques (2) : car, n…
lire la suiteParce que nous avons tous éprouvé, dès notre enfance, que plusieurs de ses mouvements (1) obéissaient à la volonté, qui est une des puissances de l’âme, cela nous a disposés à croire que l’âme est le principe de tous. A quoi aussi a beaucoup contribué l’ignorance de l’Anatomie et des Mécaniques (2) : car, ne considérant rien que l’extérieur du corps humain, nous n’avons point imaginé qu’il eut en soi assez d’organes, ou de ressorts, pour se mouvoir de soi-même, en autant de diverses façons que nous voyons qu’il se meut. Et cette erreur a été confirmée, de ce que nous avons jugé que les corps morts avaient les mêmes organes que les vivants, sans qu’il leur manquât autre chose que l’âme, et que toutefois il n’y avait en eux aucun mouvement.Au lieu que lorsque nous tâchons à connaître plus distinctement notre nature, nous pouvons voir que notre âme, en tant qu’elle est une substance distincte du corps, ne nous est connue que par cela seul qu’elle pense, c’est-à-dire qu’elle entend (3), qu’elle veut, qu’elle imagine, qu’elle se ressouvient, et qu’elle sent, parce que toutes ces fonctions sont des espèces de pensée. Et que, puisque les autres fonctions que quelques-uns lui attribuent, comme de mouvoir le cœur et les artères, de digérer les viandes dans l’estomac, et semblables, qui ne contiennent en elles aucune pensée, ne sont que des mouvements corporels, et qu’il est plus ordinaire qu’un corps soit mû par un autre corps, que non pas qu’il soit mû par une âme, nous avons moins de raison de les attribuer à elle qu’à lui. DESCARTES, La Description du corps humain et de toutes ses fonctions. (1) Ses mouvements: les mouvements du corps (2) Mécaniques: sciences du mouvement (3) Entend: comprend notions : CONSCIENCE ESPRIT MATIÈRE
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DESCARTES |
| 2017 | TECHN. | INDE | NORMALE |
Y a-t-il des techniques pour être heureux?
notions : BONHEUR TECHNIQUE
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